| Langue de VIP |
Une (nouvelle) pierre vient d’être jetée dans le jardin du « Travailler plus pour gagner plus ». Une étude (re) montre qu’il ne faut pas bosser plus. Mais turbiner mieux. Et souvent moins. Ainsi le « Flash économie n° 401 du très peu gauchiste Natixis montre que les Allemands triment 1 390 heures par an. Contre 2 119 heures pour la Grèce en pleine récession. 1 654 heures en Espagne et sa crise économique majeure et 1 554 heures en France dont le taux de chômage dépasse les 9 %. Bref, le meilleur élève de l’économie européenne, celui qui se développe le plus, est celui où l’on besogne le moins. A croire que, aujourd’hui, il faille bucher peu mais mieux. Qu’il faille disposer de salariés qui innovent et soient concernés par leur taf plutôt que des désengagés qui attendent tous les jours la fin du labeur. En France, c’est souvent après 19 heures que l’on reprend du plaisir. Il faudrait, c’est le pari germanique, que cela se déroule avant. |
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| Tendances |
Selon l’organisation internationale du travail, 115 millions d’enfants font des travaux dangereux. Une masse de personnes suffisamment importante pour rendre « improbable » l’abolition d’ici à 2016 des pires formes de travail pour les moins de 18 ans. |
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| 19,9 % |
19,9 % des professeurs d’universités françaises sont des femmes. Le taux est de 41, 5 % quand il s’agit des maitres de conférences. |
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Une paternité assumée pour une meilleure parité
Et si papa s’occupait plus de bébé pour que maman ne mette pas sa carrière entre parenthèses. L’Igas, dans son rapport remis hier à Roselyne Bachelot, ministre de la Cohésion sociale, propose d’allonger le congé paternité.
Le congé de maternité : pourquoi pas faire moitié-moitié ? L’Igas, dans son rapport sur « L’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités familiales et professionnelles », remis hier à la ministre de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot, propose en effet la création d’un « congé d’accueil de l’enfant » à partager entre les deux parents. Un mois pour la mère qui profite en outre de ces 12 autres semaines de congés de maternité. Un mois pour le père, s’il le souhaite. S’il refuse, le mois est perdu. S’il accepte et utilise la totalité de son temps accordé à s’occuper de bébé, alors il gagne une rallonge d’une semaine. Une petite carotte incitative pour que les pères assument plus amplement leur rôle au sein de la cellule familiale. Tel est en effet l’objectif énoncé dans le rapport : passer d’une paternité discrète à une paternité assumée et décharger un peu les mères.
Jusque-là, l’égalité des sexes, né dans les années 1970, a surtout progressé « en sens unique » note Brigitte Grésy, co-auteur du rapport. Les femmes sont entrées en masse sur le marché du travail, mais les hommes ne se sont investis que moyennement dans la vie familiale. 80 % des tâches parentales et domestiques sont encore assumées par les femmes. « Les pères en couple consacrent 1h20 par jour aux activités parentales quand ils ont un enfant de moins de 3 ans contre 3 heures pour les mères » pointe le rapport. Et du coup, bien souvent, les carrières des mères en pâtissent. 2/ 3 des temps partiels sont trustés par les femmes. Les écarts de salaires et les opportunités de progression de carrière entre hommes et femmes se creusent au moment de la construction d’une vie familiale, autour de 30-35 ans.
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