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C’est une interview comme tant d’autre avec un responsable de la marque employeur pas plus bête, ni plus méchant qu’un autre. Notre homme explique qu’il va « recruter 60 % de personnes issus d’une école de commerce, 20 % d’une école d’ingénieur et 20 % d’universitaire et profils atypiques ». A cela trois remarques : les universitaires ne devraient pas se retrouver dans le même panier que les profils « atypiques ». Ils sont d’ailleurs tellement peu atypiques qu’ils représentent la majorité des diplômés Bac +5 de ce pays. Cette pensée – les universitaires sont des extraterrestres – explique en bonne partie le blocage de la société française. En effet, les Mastériens de la fac cumulent les handicaps : des études avec un couperet chaque année, des amphis surchargés et, pour remerciement, un salaire 30 % moins élevé que ceux des grandes écoles. Dans une méritocratie, ce double système est délétère. On promeut les jeunes gens qui ont su s’orienter avant 18 ans et parfois avant 14 ans. Bref, leurs parents jouent un rôle essentiel dans leur parcours. Pas leur mérite. Ce sont des maux qui gangrènent la société française en général et les entreprises en particulier.
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« Comment la France divise sa jeunesse ». Tel est le surtitre d’un petit livre écrit par MM Cahuc, Carcillo, Galland et Zylberberg. A lire de toute urgence.
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0,1 % représente l’augmentation du nombre de chômeurs entre juillet et août 2011. |
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Coup de froid sur les salaires en 2012
En juillet, les très grandes entreprises françaises envisageaient des hausses de salaires de 3 %. Mais c’était avant les turbulences boursières. Depuis, les ambitions ont été revues à la baisse.
La crise allait être conjugué au passé. L’économie redémarrait, et l’optimisme semblait pointer son nez. Interrogées par le cabinet Mercer, entre mars et juillet, 329 multinationales françaises semblaient voir l’avenir en rose pour le plus grand bonheur de leurs salariés. Elles anticipaient des hausses de salaires de l’ordre de 3 %. La moitié des entreprises envisageaient, en effet, une augmentation des enveloppes salariales un peu au-dessus des 3 %, et l’autre moitié, un peu en-dessous. Mais, il n’y avait pas que cela, côté embauches, 2012 devait être prometteur. Seulement 7 % des entreprises interrogées prévoyaient de réduire leurs effectifs en 2012, soit le même niveau qu’en 2008 avant la crise. Et 28 % anticipaient une croissance de leurs effectifs.
Des prévisions revues à la baisse
Mais tout cela, c’était avant. A la rentrée, les estimations sont beaucoup plus prudentes et les mines moins réjouies. L’intérêt principal de l’étude du cabinet Mercer réside dans le fait qu’elle s’est déroulée en deux temps. Un premier temps, entre mars et juillet, avec son lot de bonnes nouvelles. Et le second temps, à la rentrée, « au vu de la crise des marchés en août, Mercer a réinterrogé son panel d’entreprises », note le rapport. Les bonnes nouvelles pourraient bien s’éloigner. Huit entreprises sur dix indiquent désormais que poussées par les tendances économiques incertaines, elles pourraient bien revoir leurs plans à la baisse. Les directions générales et les directions des ressources humaines « pourraient être amenées à réduire leurs budgets de révision salariale de l’ordre de 0,5 point durant l’automne ».
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