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Où rêvent de travailler les jeunes étudiants des grandes écoles ?

Dernière modification le 13/04/2011, publié par emploi-pro.fr.
formation jeunes diplomes
© Artemis Gordon - Fotolia.com

Focus  La responsabilité sociale, l’engagement dans le développement durable des entreprises ne font plus recette. Les jeunes étudiants des grandes écoles françaises sont avant tout attirés par les produits que fabriquent et vendent les entreprises.

 


Quel serait votre employeur idéal ? Comme chaque année, depuis 12 ans, Universum, la société d’études spécialisée dans le milieu étudiant, a posé la question à près de 27 000 étudiants de grande école de commerce et d’ingénieurs.

Principal enseignement : la crise n’a que faiblement rebattu les cartes. Comme toujours, LVMH et l’Oréal font rêver les jeunes étudiants d’école de commerce. Et dans la tête des futurs ingénieurs, EADS est pour la 7 e année consécutive porté aux nues.

 

Regain d’attractivité pour les banques

Non, décidément, la crise a laissé peu de traces, à peine une égratignure. Ou du moins elle n’a pas eu l’impact imaginé. Les jeunes sont, en 2011, plus réalistes que stimulés par un fort sentiment d’éthique. Le désastre du subprimes, les bonus scandaleux des traders ou l’irresponsabilités des banques révélés par la crise en 2008, ont fait pschitt. « Les progressions les plus notables par rapport à 2010 sont à l’actif des banques : BNP Paribas passe du 9 e au 6 e rang tandis que Goldmans Sachs (de la 22 e place en 2010 à la 12 e place cette année), JP Morgan (de la 24 e à la 14 e place) et même la Société Générale (21 e à la 17 e place) gagnent plusieurs place » souligne l’étude. A l’inverse, l’audit et la comptabilité perdent en attractivité cette année. S’applique ici le principe des vases communicants entre les deux secteurs. « Ce désamour des futurs managers français pour l’audit, s’explique par leur regain d’intérêt pour le secteur bancaire, qui délaissé pendant quelque temps, avait fortement contribué à rendre attractif l’audit et la comptabilité », note Universum.

 

Le produit d’appel

Le développement durable, à l’inverse, les jeunes n’en ont cure, du moins quand ils doivent faire un choix pour leur carrière. Les icônes vertes ont reculé cette année. Veolia perd sa place au podium, passant de la 2 e place à la 4 e. Ikéa dégringole du 13 e au 31 e rang. Areva perd une place (7 e), GDF Suez en perd deux (13 e).

La « responsabilité sociale », les « hauts standards d’éthique », « l’esprit entrepreneurial », ou encore le « dynamisme des dirigeants » jouent très peu. La véritable flèche de Cupidon c’est « un produit ou un service attractif » ou encore « des produits et services innovants ». Tels sont les thèmes qui apparaissent auprès de ces jeunes étudiants comme les plus ensorcelants.

Apple, marque « bobo » pour les futurs managers ou commerciaux, ou concepteur de fabuleux joujoux technologiques pour les ingénieurs, apparaît ainsi pour la première fois dans le palmarès et attrape la 3 e place.  

Et chacun, futur ingénieur ou managers, se recentre sur ses produits de prédilection. Les étudiants en école de commerce retournent vers les banques, et les ingénieurs se recentrent sur les métiers de l'ingénierie. Chez les ingénieurs, la Société générale perd ainsi 7 places au classement (36e à 43e), et JP Morgan six (62e à 68e).

 

Miser la sécurité

Après, la qualité du produit, la « solidité financière » est la 2 e caractéristique considérée comme la plus importante pour le choix d’un employeur. La crise a, semble-t-il, eu raison du goût du risque ou de l’aventure. L’on n’ose plus rêver de start-up. Les jeunes diplômés aspirent à travailler dans une grande entreprise, plus sûre. Ainsi, les entreprises de plus de 1000 salariés ont gagné 4 points cette année, quand les sociétés employant entre 10 et 1000 salariés en ont perdu 4.

 

Lucile Chevalier

 

 

 




		


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