

Focus Réduire le turn-over et fidéliser ses salariés, tel est l’objectif affiché des dirigeants des TPE et des PME, selon la dernière enquête menée par Novalto. Pas facile, quand, il faut en même temps réduire les coûts.
Le départ d’un collaborateur coûte cher. « Selon sa fonction, il coûte en moyenne entre une et deux années de salaire », estime Novalto, cabinet de conseil auprès des PME, dans sa dernière enquête. Fuite des compétences, perte de productivité, impact sur la motivation des autres salariés, difficulté et temps passé au recrutement et à l’intégration d’un nouveau collaborateur, l’addition est salée. Et dans un contexte plutôt incertain, où la récession semble pointer son nez, les PME et TPE ne peuvent se permettre le luxe d’un départ. 73 % des 500 TPE et PME interrogées en septembre dernier par Novalto estiment qu’ils devront être particulièrement vigilants sur cette question de fidélisation et de turn-over. C’est la priorité des priorités. Surtout que si un départ coûte, la fidélité, à l’inverse, rapporte.
76 % des PME prêtes à changer leur politique RH
« L’implication de la totalité des collaborateurs est d’autant plus cruciale dans une TPE ou PME qu’ils sont peu nombreux. Il y va parfois même de la survie de l’entreprise. Par ailleurs, les salariés fidèles sont les plus motivés et les plus impliqués dans le devenir de l’entreprise », analyse le cabinet de conseil. On ne badine donc pas avec la fidélisation des salariés. L’affaire est donc sérieuse. Si bien que selon le dernier baromètre Agefos-PME, 76 % des dirigeants se déclarent même prêts à transformer leur politique RH pour conserver leurs talents.
Fidéliser tout en réduisant les coûts
Mais comment faire ? C’est là le vrai dilemme. En théorie, tous s’accordent sur les principaux moyens d’y arriver. La rémunération en premier, mais aussi les conditions de travail, ou encore la qualité des relations au sein de l’entreprise et la politique de formation séduisent le salarié et attisent sa loyauté. En pratique, la chose devrait s’avérer plus ardue. Car la fidélité des salariés se double d’un autre objectif : réduire les coûts. Interrogés par Novalto, 73 % des patrons de PME ou TPE estiment que la réduction des coûts est essentielle pour améliorer la performance de leur entreprise. Et pour cela, il faudra tailler dans les frais généraux selon 73 % d’entre eux ou dans les charges sociales (76 %).
Dans le dernier baromètre TPE Ipsos – Fiducial, 33 % des dirigeants avaient déjà annoncé qu’ils allaient geler ou limiter les augmentations. Pas facile dans ce cas-là de garder des salariés motivés. Les primes pourront peut-être affaiblir les rancœurs. 40 % des patrons envisagent de les maintenir.
Lucile Chevalier
Ces articles devraient également vous intéresser :
Les solutions pour financer sa formation continue à moindre coût, via des subventions mais aussi en choisissant l’Université. Enfin, nous revenons sur la question du retour sur investissement de la formation. Un moyen qui permet de maximaliser ses études.