

Focus Pour près de deux tiers des femmes, leur situation en entreprise n’évolue pas. De plus, elles réclament avant tout des temps de transport moins longs.
Il y a une sorte de lassitude chez les salariées françaises. C’est l’une des conclusions de l’étude de la société de service en ingénierie informatique (SSII) Stéria menée auprès de 1 000 femmes. Elles estiment tout d’abord que les choses n ‘évoluent pas en matière d’emploi et de parité. Ainsi, 57 % des sondées reconnaissent que leur condition ne s’améliore pas. 10 % considèrent même qu’elle régresse. C’est sans doute pourquoi elles estiment à 85 % que la défense de la parité homme-femme est importante.
Pour choisir un emploi, les salariées regardent avant tout (c’est le premier ou le second critère de choix pour 90 % des sondées) le temps de transport entre le domicile et le lieu de travail. Cela marque la tension importante dans la vie de ses salariées qui doivent, plus que les hommes, jonglées entre différentes tâches (ménage, enfants) après leur journée de travail. Viennent ensuite comme critères le profil du poste (pour 75 % des sondées) puis le salaire (pour 71 %). Les conditions de travail ne représentent un critère important que pour une femme sur deux et les perspectives d’avenir pour 41 % d’entre elles.
Gwenole Guiomard
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