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Résolution de 2012 : demander une augmentation

Dernière modification le 03/01/2012, publié par Emploi-Pro.
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© Ljupco Smokovski - Fotolia.com

Focus  La conjoncture économique est mauvaise. Et demander dans ce contexte une augmentation peut paraître incongru. « Paraître » seulement car le tout est de savoir tourner les arguments en sa faveur.

Les 12 coups de minuits ont sonné. La nouvelle année a commencé et avec elle, les nouvelles résolutions ont été prises. Objectif en 2012 : demander à son patron une augmentation. Mais déjà, la résolution à peine prise, on recule. Après tout la conjoncture est plutôt mauvaise. Le chômage est en hausse, les entreprises s’inquiètent d’une récession qui pourrait perturber l’activité de 2012. Ce n’est donc peut-être pas le moment de demander à se faire augmenter. Pas nécessairement. Déjà, il faut se rappeler une chose : une augmentation de salaire récompense la performance individuelle.

Donc même si au niveau de la macro économie, les nouvelles sont mauvaises, au niveau de la micro aussi d’ailleurs, cela se joue ailleurs, au niveau de l’individu. La dernière enquête de Cegos sur les augmentations salariales envisagées pour les cadres en 2012, publiée en décembre dernier, a révélé que les DRH et directeurs d’entreprises restaient prudents. L’enveloppe consacrée aux augmentations devrait croître finalement de seulement 2,4 %. Mais même si le temps n’est pas à la dépense, les entreprises veulent garder leurs meilleurs éléments et envisagent donc, au lieu de saupoudrer les augmentations, d’être plus sélectifs et ainsi d’offrir d’importantes augmentations pour ceux qui auront la chance d’en bénéficier.

 

Montrer la valeur ajoutée apportée à l’entreprise

Il faut avoir ce fait en tête avant d’aller voir son patron. Et faire un petit exercice classique de jeu de rôle qui consiste à se mettre dans la tête de son patron. Pourquoi est-ce que je m’augmenterai ? « Il est primordial d’accumuler des arguments et éléments factuels, quantitatifs et qualitatifs donc tangibles, permettant de mesurer la performance : économies réalisées, revenus générés, erreurs évitées, augmentation de la productivité… L’accumulation de ces preuves incontestables montreront la valeur ajoutée apportée à l’entreprise » prêche le cabinet de recrutement Robert Half.

Ensuite, il s’agit aussi de ne pas être extravagant dans sa demande ou trop timoré. Bref, de viser juste en connaissant sa valeur sur le marché. Pour cela, rien de bien compliqué, un simple exercice de recherche. En jetant un œil sur les annonces de recrutement pour le même type de poste que l’on occupe, les articles de presse et les sites Internet spécialisés, il est facile de connaître sa valeur sur le marché. L’argumentaire est ainsi construit. Je sais ce que je veux, il m’est donc plus facile de le demander.

 

Savoir rebondir

Après, il s’agit de se faire un peu psychologue et choisir le bon moment pour faire la demande. Lors du bilan annuel, un succès professionnel ouvre des opportunités. S’adresser à son patron, un vendredi vers 18 heures, avant qu’il parte en week-end, à l’inverse, n’est pas forcément idéal.

Enfin, c’est le jeu, le manager peut vous rétorquer que les arguments sont bons mais qu’hélas, pour l’instant, il a pieds et poings liés et ne peut répondre favorablement à votre demande. Il faut donc savoir rebondir. Si une augmentation de salaire fixe n’est pas envisageable, il faut saisir les autres options. « N’oubliez pas qu’une négociation doit prendre en compte la part variable. Compte tenu du contexte, il peut paraître difficile d’obtenir une augmentation du salaire fixe. Engagez-vous sur des objectifs ambitieux et mesurables, qui seront récompensés par une prime. Du côté de l’entreprise, c’est aussi un moyen de maintenir la motivation » conseille Olivier Gélis, directeur général de Robert Half International France. Et si ce n’est la prime, il y a d’autres éléments comme un véhicule de fonction, des chèques vacances, des chèques cadeaux ou encore un aménagement du temps de travail en 4/5e pour le même salaire ou des congés supplémentaires qui peuvent être négociés.

Lucile Chevalier




		


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