
Chiffre clé La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'emploi (Halde) recense toujours plus de réclamations.
Faut-il, comme le clame Nicolas Sarkozy, en passer par la « discrimination positive à la française » ? Ou bien obliger les entreprises à tester, annuellement, leur politique de recrutement pour que l'origine ne soit plus un critère d'exclusion ? 42,8 % des plaintes reçues par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'emploi (Halde) en 2006 concernent des discriminations liées à l'emploi, selon le rapport annuel présenté le 11 avril. Preuve de sa notoriété grandissante, l'institution, créée voilà deux ans, a enregistré trois fois plus de réclamations en 2006 qu'en 2005 (4 058 contre 1 410). Et le flux n'est pas près de se tarir puisque depuis le début de l'année, elle traite près de 500 dossiers par mois, contre 338 un an plus tôt. « Cela traduit à la fois une prise de conscience de l'enjeu des discriminations, un recul de la résignation de la part des victimes et un changement du regard de la société sur les discriminations », estime Louis Schweitzer, son président. Sur 344 dossiers instruits, 151 ont fait l'objet de recommandations et 90 de poursuites devant les tribunaux. Mais la simple saisine de la Halde permet de résoudre de plus en plus de plaintes. Chez les employeurs, la peur du gendarme fait son effet... .
Emmanuelle SouffiCes articles devraient également vous intéresser :
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