Chiffre clé
Le pôle Rhône-Alpes de l’orientation (Prao) publie une étude sur les candidats postulant à une validation des acquis de l’expérience dans la région. Conclusion : les femmes et les actifs utilisent majoritairement l’outil pour décrocher un diplôme.
Certes, c’est une étude partielle qui ne couvre que la région Rhône-Alpes. Mais le travail mené par le Pôle Rhône-Alpes de l'orientation (Prao) montre que de plus en plus de Français et de Françaises se sont emparés de l’outil innovant que constitue la VAE. Ainsi, de 2003 à 2008, le nombre de validation totale est passé de 901 à 2458, soit une augmentation de près de 272 %.C’est dire le succès de cette méthode qui permet aux personnes de valider des acquis et les transformer en diplôme.
L’étude du Prao indique que ce sont les femmes et les actifs qui utilisent le plus la VAE. Ainsi, le taux féminin est passé en 5 ans de 58 à 74 % du public. Rien d’étonnant donc si les certifications en lien avec les métiers des services à la personne ainsi qu’avec les métiers du secrétariat/comptabilité constiteant en effet la majorité de la demande de VAE, des métiers où les femmes sont relativement plus présentes que les hommes.
Autre chiffre intéressant : celui des actifs suivant une validation. Ils représentaient, en 2008, 74 % des personnes ayant décroché un diplôme via la VAE. A contrario, elle est beaucoup moins utilisée par les personnes sans emploi. La raison est vraisemblablement à chercher dans l’information. Un salarié, qui a un emploi, peut être aidé dans ses démarches, quand le chômeur peut être dissuadé par les tâches administratives à accomplir. Résultat : seulement un « validé » sur cinq est un demandeur d’emploi. De plus, le pourcentage « autres » (de l’ordre de 1% en 2008) montrent que les autres publics, pourtant particulièrement concernés vu leur temps libre, n’utilisent pas la VAE. Il s’agit des retraités ou hommes et femmes au foyer.
Une démarche utile
L’étude du Prao confirme aussi que la VAE donne des résultats. Les statistiques rhônalpines montrent que 56 % des dossiers se concluent par une validation totale et 34 % par une validation partielle. Seuls 10 % des demandes font l’objet d’un refus. Sur 5 ans, le taux de réussite avec validation totale est même en augmentation, passant de 2003 à 2008 de 45 % à 56 %. C’est dire aussi que les candidats sont de mieux en mieux préparés. Reste à améliorer l’accès à la Vae. En effet, de nombreux Français continuent de penser qu’elle est compliquée et difficile d’accès.
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