

Focus Le secrétaire d’Etat à la fonction publique, Georges Tron, veut instaurer 40 % de femmes chez les hauts fonctionnaires. Elles ne sont aujourd’hui que 20 % aux postes de direction.
La parité hommes-femmes est aussi en marche dans les fonctions publiques. Un rapport de la députée UMP Françoise Guégot – il sera rendu public dans les prochains jours - recommande un quota de femmes pour les postes de direction des trois fonctions publiques. Le secrétaire d’Etat à la fonction publique, Georges Tron, évoque, lui, un objectif de 40 % de femmes dans la haute fonction publique alors que leur taux n’est que de 20 % aujourd’hui. L’idée serait alors de mettre en place des quotas de femmes pour les postes de direction de la fonction publique (directeur d’hôpitaux où elles ne sont que 2, 6%), de préfets et d’ambassadeurs (elles ne sont que 14 %) ou de directrices des conseils départementaux et régionaux (elles n’en représentent que 18, 4 %). Pourtant, les femmes sont majoritaires chez les cadres fonctionnaires (de l’ordre de 55 %) mais minoritaires pour les postes les plus élevées.
Avancement automatique
Pour faire aboutir sa volonté politique, le secrétaire d’Etat envisage des sanctions financières (gel de crédits pour les récalcitrants par exemple) pour convaincre les dirigeants de laisser une place aux dirigeantes. Aujourd’hui, les cadres de la fonction publique d'Etat sont des femmes à 60 % mais elles ne sont plus que 20 % pour les emplois de direction. Pour améliorer les choses, le gouvernement envisage aussi de féminiser les jurys d’admission, de faciliter la carrière des mères de famille comme l’avancement automatique pendant le congé parental.
Gwenole Guiomard
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