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5/ L’université, l’autre solution pour décrocher un cursus diplômant en formation continue

5/ L’université, l’autre solution pour décrocher un cursus diplômant en formation continue
Karine Doukhan de Robert Half.
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Les universités n’ont pas le budget en communication des écoles, mais elles disposent de solides atouts sur le marché de la formation continue : le diplôme, le coût, mais aussi leurs chercheurs et les laboratoires de recherche.

 Chaque année, 90 000 adultes retournent sur les bancs de la faculté pour obtenir un diplôme qu’ils n’ont pas eu dans leur jeunesse. Pourquoi optent-ils pour l’université ? Pour le prix ? Certes, une année de Master à la fac coûte aux alentours de 7 000 euros contre le double dans les grandes écoles. Mais, seul, l’argument ne vaut pas grand-chose.

Pour le diplôme alors ? C’est ce qui a décidé Denis Mellet. Après 7 ans d’expérience dans la biostatistique, il rêvait d’un emploi dans l’environnement. Sans diplôme, sa recherche d’emploi s’est rapidement révélée infructueuse. Alors qu’il effectuait un job alimentaire, il a rencontré une personne au parcours similaire au sien et qui, pour réussir sa réorientation, a poursuivi un Master Environnement et risques à l’Institut Génie de l’environnement écodéveloppement (IG2E) à l’université de Lyon 1. Ce bon retour sur expérience l’a décidé.

 Couacs dans la communication

Lorsqu’il cherchait une formation, cet établissement n’était pas apparu sur son radar. Le grand problème de l’université réside dans la visibilité, comme le pointe le rapport de 2010 de la Mission interministérielle recherche et enseignement supérieur (Mires). « Après avoir régulièrement progressé jusqu’en 2007, les performances des établissements de l’enseignement supérieur dans le domaine de la formation tout au long de la vie marquent le pas. La stagnation observée s’explique par une communication insuffisante des établissements sur leur offre de formation en la matière », pointe-t-elle.

Les IAE en pointe Ils ne datent pas d’hier, mais des années 1950. Et très tôt, les instituts d’administration des entreprises se sont mis sur le créneau de la formation continue. Logique, pour ces établissements créés par Gaston Berger, alors directeur général des enseignements supérieurs au ministère de l’Éducation, à l’image des business school américaines. Leur marque de fabrique, c’est le fameux Master en administration des entreprises (MAE). Historiquement, il visait à enrichir des compétences en management pour des personnes ayant déjà une autre formation, les ingénieurs notamment. La formule en formation continue reste toujours majoritairement pratiquée à l’IAE de Paris ou de Caen, choisie par 75 % des étudiants. Ailleurs, dans tout le réseau des IAE, il faut aussi noter que sur 40 000 étudiants, 10 000 le sont au titre de la formation continue ; 28 diplômes sont proposés en e-learning. L. C.

Liens renforcés avec entreprises

« Nous ne disposons pas des mêmes budgets que les écoles pour la communication », argumente Jean-Marie Filloque, ex-président du Réseau des services de formation continue des universités. Ni des mêmes liens étroits avec les entreprises ? Une note de 2011 de la Depp pointe ainsi que si « entre 2003 et 2008, la part des entreprises dans le financement de la formation continue universitaire est passée de 38 à 46 % », la part relative des salariés suivant une formation continue à la fac s’est amoindrie au fil des ans (32,3 % en 2008 contre 34,5 % en 2003). « L’université comme “ tour d’ivoire ” du savoir relève du mythe, balaie l’ancien stagiaire Denis Mellet. Lors de ma formation, 90 % des profs étaient issus du milieu professionnel. » L’apparition de cursus professionnalisants et la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) – qui impose aux universités une mission d’insertion de ses étudiants –, ont renforcé ces liens. « Il y a de plus en plus de dialogue avec les branches professionnelles, particulièrement les banques », ajoute Jean-Marie Filloque. Comme les écoles, les universités ont d’ailleurs recruté du personnel pour répondre aux exigences de stagiaires et d’entreprises en termes de formation continue. Peu de commerciaux (c’est moins dans la culture) mais des conseillers en formation issus du Greta ou de l’Afpa et des ingénieurs d’étude. Bref, les universités s’adaptent comme les écoles aux exigences du monde de l’entreprise. À l’université, le salarié passe d’abord par la case de validation des acquis. Ensuite, lors du rendez-vous avec un conseiller, il lui est proposé un parcours adapté à ses besoins et à ses contraintes professionnelles ou familiales.

La recherche

La question reste entière, qu’apporte en plus un cursus de formation continue à la fac ? « Les programmes des universités sont rattachés à un labo de recherche ou à un enseignant-chercheur, conclut Karine Doukhan, associate director du cabinet de recrutement Robert Half Managment Resources. On sent d’ailleurs cette patte derrière ces cursus pointus qui offre une vision globale d’une problématique tant en termes de savoir-faire que de savoir-être. Les business school sont plus sur des études de cas, et les intervenants sont en général presque tous issus du monde de l’entreprise. »

Lucile Chevalier

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