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Acquérir un management interculturel pour booster sa carrière

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Acquérir un management interculturel pour booster sa carrière
Laurent Goulvestre est, de face comme de profil, auteur des « Clefs du savoir être interculturel », Afnor Editions. Cet ouvrage a reçu le prix des dirigeants commerciaux de France, catégorie commerce international.
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Pour devenir interculturel, il faut être curieux, humble et résistant à la frustration. Cela permet de mieux comprendre les autres cultures. Et de s’en servir pour développer son employabilité et ses affaires.

 

L’interculturel n’est pas à prendre à la légère. Pour certains, c’est une question de vie ou de mort. Etre interculturel permettrait de bénéficer de la richesse des autres et, ainsi, de se développer – voire survivre - dans notre époque mondialisée. « L’interculturalité permet, mieux que la multiculturalité qui est concentrée sur un pays, de bénéficier des richesses des autres, explique le formateur et consultant Laurent Goulvestre. Il est aussi directeur grand compte chez Publicis pour des projets internationaux, facilitateur interculturel et auteur des “ Clefs du savoir être interculturel ”. Sans cette interculturalité, difficile de se développer à l’international. Tout est interdépendent de nos jours. Sans compréhension des autres, le business s’étiole ».

 

« C’est une question de savoir-être »

Pour développer son interculturalité, il faut alors développer trois compétences clés. La première est la curiosité à l’autre et l’acceptation de ses différences. La seconde est l’humilité. Il faut développer l’écoute pour mieux comprendre. Enfin, 3e compétence essentielle, la tolérance à la frustration. Certains travaillent en Inde et ne comprennent pas que leurs « ordres » ne soient pas suivis d’effet. Si c’est le cas, c’est que la méthode de passation des « messages » n’est pas la bonne. Au lieu d’être frustré, il faut trouver d’autres façons de travailler ensemble. L’interculturel le permet. Reste à forger ce « soft skill » cher aux Britanniques. Pour développer cette compétence, il est, tout d’abord, essentiel d’améliorer son niveau linguistique et de passer du temps à l’étranger. Le plus tôt est le mieux. Les linguistes précisent que le bilinguisme précoce s’acquièrent, ou pas, jusqu’à 7-8 ans. Après, le cerveau et l’appareil linguistique se spécialisent et se concentrent sur la langue maternelle. Le virus de l’interculturalité s’attrape également très tôt en voyageant dès son plus jeune âge. Mais pas dans n’importe quelle conditions. Le séjour dans un autre pays doit être l’occasion de multiplier les échanges. « C’est une question de savoir-être, commente Damien Augier, directeur France de Boa Lingua, une agence spécialisée en formation linguistique pour professionnels qui dispensent des cours d’interculturalité dénommés « cultural training ». Car maîtriser une langue est bien mais ce n’est pas suffisant. Il faut apprendre comment se comporter avec un Saoudien, comment agir avec un Chinois ou réagir avec des membres de sa nouvelle filiale péruvienne ». Ces « subtilités » sont importantes. Car beaucoup trop de Français restent, à l’étranger, entre eux, passant leur week-end (ou même leur repas) ensemble à critiquer les mœurs locales. Au contraire, il faut multiplier les échanges et aller vers les autres. C’est également possible de le faire en France en accueillant des étrangers, en allant manger avec eux en entreprise.

 

« C’est un apprentissage à l’apprentissage » 

« Dans notre établissement, précise Thomas Ea, directeur du service international de l’Isep, l’école d’ingénieurs classée comme l’une des plus internationalisées par le classement 2015 d’Usine nouvelle (près de 100 % de leurs élèves effectuent un séjour à l’étranger) (http://www.usinenouvelle.com/comparatif-des-ecoles-d-ingenieurs-2015), nous poussons nos jeunes à parler trois langues et nous leur demandons de côtoyer le plus possibles les élèves étrangers étudiants au sein de nos campus. Ainsi, dans notre cycle préparatoire, nous formons des binômes franco-étrangers pour qu’ils puissent échanger et que chacun prenne conscience des ressentis différents, des façons de travailler, d’enseigner que l’on soit de Paris, New-York, Shanghai ou Delhi. C’est un apprentissage à l’apprentissage qui leur servira toute leur vie ».

Car l’internationalisation a gagné toute l’économie. Dans l’hôtellerie, par exemple, le manager doit travailler avec des équipes de 15 à 20 nationalités. « C’est pourquoi nous leur enseignons la négociation, le recrutement, le management interculturels, conclut Benjamin Garcia, directeur académique du groupe de formation Vatel spécialisé dans l’enseignement du management hôtelier (30 écoles dans le monde dont 4 en France). Ne pas disposer de cette compétence interculturelle est handicapant dans notre secteur ». Il va l’être pour l’ensemble de l’économie très rapidement.

Comment démontrer à un recruteur son interculturalité ?

Alain Delzongle est professeur de management muticulturel à l’école d’ingénieurs Isep. Il dispense ses cours en anglais à partir d’études de cas.

« Pour montrer et démontrer son interculturalité à un éventuel employeur, le candidat doit tout d’abord disposer d’un profil multiculturel. Cela signifie avant tout parler l’anglais et au moins une autre langue. S’il postule dans l’automobile, cette 3e langue pourra être l’allemand puisque les poids-lourds du secteur s’appellent Volkswagen ou Mercedes. S’il souhaite travailler dans le pétrole, mieux vaudra parler l’arabe. Le candidat devra aussi avoir fait l’effort de passer des tests de niveaux pour prouver son niveau linguistique. Le 2e   élément, pour moi essentiel, est d’avoir réalisé des stages à l’étranger. Sa durée minimum doit être de 3 mois. Il est excellent d’avoir passé du temps dans les nouveaux continents émergents et en particulier en Chine et en Inde dans un cadre professionnalisant. L’idéal est de disposer d’une lettre de reconnaissance de stage de son entreprise de Shanghaï ou de New-York. Enfin, on peut aussi mettre en valeur une année de césure en Australie ou un tour du monde. C’est moins valorisé en France qu’en Irlande ou aux USA. Mais les recruteurs évoluent. Ils sont de plus en plus intéressés par le caractère hors-norme d’un CV. Un séjour à l’étranger, une alternance dans un autre pays ou le montage d’une succursale dans un pays émergent peut les attirer ».

 

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