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Comment faire un CV en anglais

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Comment faire un CV en anglais
Catherine Chassanite.
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Vous rêvez d’ailleurs, de partir travailler à l’étranger ? Pour que ce vœu se concrétise, la 1e étape est celle du CV en anglais. Il doit être pragmatique et fourmiller de chiffres précis étayant vos compétences. Voici comment faire.

 

Les cadres français ont une âme de baroudeur. C’est du moins ce que nous apprend une étude internationale du Boston Consulting Group. En effet, 94 % des cadres français sondés déclarent être prêts à partir à l’étranger ou ont déjà franchi le pas. Mais pour concrétiser ce vœu, la 1e étape est celle de la rédaction d’un CV en anglais. Et ici, ce n’est pas la langue qui pose le plus de soucis. Il faut bien comprendre la culture anglo-saxonne pour savoir ce que les recruteurs américains ou anglais attendent d’un CV. Ne pas faire même l’effort de s’être renseigner sur ce sujet laisse le recruteur s’interroger sur la réelle motivation et curiosité du candidat. Pire, vous pourriez même le froisser ou le mettre mal à l’aise.

 

« Les recruteurs se méfient »

« Dans la culture américaine et anglaise, on a peu l’habitude des CV avec beaucoup d’informations personnelles, explique Catherine Chassanite, consultante carrières internationales auprès de l’école Audencia de Nantes. Les recruteurs se méfient. Ils ont peur que le candidat, s’il n’est pas reçu, se retourne contre eux en invoquant la discrimination. C’est l’une des différences. Ils ont aussi une culture du résultat et sont séduits par les candidats impliqués dans leur communauté. Ces éléments-là devront ressortir sur le CV ». Pour commencer donc, surtout dites-en le moins possible sur votre situation personnelle. Pas de photo, ni de dates qui pourraient donner des indices sur votre âge, ni de mot sur votre situation familiale. Le recruteur n’en a que faire que vous soyez marié avec deux enfants. Dites ici le minimum : votre prénom, votre nom, votre mail, votre téléphone sans oublier votre identifiant Skype, voire un lien vers votre compte LinkedIn.

Ensuite, il est d’usage, dans la culture anglo-saxonne, de commencer par le « Statement ». Il s’agit d’une ou deux phrases où vous explicitez votre projet professionnel. Dans ce cadre-là, vous pouvez vous permettre de vous dévoiler un peu. Cela peut être par exemple « Je suis passionné par la viticulture. Durant mes congés d’étudiants, j’allais chaque année faire les vendanges. Cela m’a conduit à choisir tel métier, tel secteur. Cela me conduit vers vous aujourd’hui ».

 

« Privilégiez les verbes d’action »

Puis, comme dans un CV français, le candidat parle de ses expériences professionnelles pour rassurer le recruteur en montrant qu’il a les épaules pour le poste. Ici, il faut aller droit à l’essentiel. Pour un poste donné, faites ressortir de 3 à 5 compétences acquises et qui sont attendues pour bien faire le « job ». Apportez des preuves en étant concret, en chiffrant vos réussites. « Il y a une vraie culture du résultat dans les pays anglo-saxons et elle s’exprime en chiffres, souligne-t-on à Audencia Nantes. Ainsi certains recruteurs sont toujours étonnés de recevoir des CV français, où les candidats mettent un sobre ‘conduite d’entretiens’ à propos de leurs missions. Pour eux cela ne veut rien dire. ‘Conduite de 4 à 5 entretiens par semaine’ cela leur parle beaucoup plus ». Privilégiez ici les verbes d’action et les réussites personnelles. Les réussites d’une équipe ou d’une entreprise, ils s’en moquent, ce n’est pas l’équipe ni l’entreprise qu’ils comptent recruter.

 

Des compétences comportementales

Après, on en vient à la partie formation ou « Education » comme on dit en anglais. Il faut bien avoir conscience que le recruteur n’a pas nécessairement vécu en France. Il n’est pas au fait de la distinction française entre universités et grandes écoles, ou même sur la réputation de chaque établissement. Il ne faut pas hésiter à expliciter ces points. Mettez en avant les savoir-faire appris, un lien éventuel vers le site internet de l’établissement où vous avez fait les études. Si votre école est réputée, une phrase comme « la 6e meilleure business school française selon le classement du Financial Times » est du meilleur effet.

Enfin, pour terminer, le dernier bloc « Loisirs/ Activités » est loin d’être superflue. Pour les loisirs, évitez les réflexes français en mettant par exemple « Lecture ». Choisissez plutôt des hobbys qui mettront en avant des compétences comportementales mettant en avant vos qualités. Mettre que l’on a fait du piano pendant 15 ans, qu’on a fait le conservatoire et qu’on donne des concerts prouvera au recruteur que le candidat est persévérant. Les bénévolats dans des associations sont aussi très appréciés. Dans la culture anglo-saxonne, il est de coutume de rendre à la communauté. Retravaillé ainsi, votre CV montrera au recruteur que vous parlez la même langue que lui.

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