emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa L'echo tourisique Neo restauration Le Moniteur

Comment financer une formation diplômante de longue durée

 | par 

Comment financer une formation diplômante de longue durée
Le nouveau conseil en évolution professionnelle (CEP) est une prestation gratuite permettant aux salariés de définir leur plan de formation avec le concours d’organisme comme l’Apec, Pôle emploi, les missions locales…
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • imprimer

Les cursus de plus de 400 heures, de niveau Bac +5/6, coûtent plus de 8 000 euros et peuvent dépasser les 40 000 euros pour un à 2 ans de formation. Nos conseils pour financer ces formations onéreuses.

 

C’est le principal sésame. En matière de financement de formation longue et diplômante de niveau Bac+5/6, il faut, avant tout, se rapprocher de son supérieur hiérarchique et de son employeur. Il est, en effet, très compliqué de suivre un cursus au long cours sans l’aval de son entreprise. Ce premier conseil se trouve renforcé par les mesures des lois sur la formation continue mis en place au 1er janvier 2015.

« Le guichet essentiel est celui de son supérieur, commente Olivier Gérard, directeur d'Agefos PME Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes. Le salarié est le principal acteur de son parcours de développement professionnel et est coresponsable de son niveau de qualification ». Voilà pour les principes généraux. Au niveau de la mise en place de nouvelles mesures, le CPF (compte personnel de formation) a remplacé le Dif (Droit individuel à la formation). Il est transposable d’une entreprise à l’autre au gré des changements professionnels.

« La formation ne doit pas être un projet personnel »

Raphaël Triomphe, 38 ans, est chef de produits chez le fabricant d’enceintes acccoustiques Focal. Il vient d’être diplômé de l’executive MBA de l’EM lyon. Coût du cursus : 43 000 euros.

« Chef de projet Recherche et développement chez Focal, je souhaitais poursuivre mes études et disposer d’une vision plus globale de l’entreprise. L’idée est, ensuite, de pouvoir évoluer avec ces nouvelles compétences. J’ai opté pour le executive MBA de l’EM Lyon à 43 000 euros. Le financement n’a jamais été un soucis pour moi. Cela s’est décidé avec mon supérieur direct. Focal devait payer l’ensemble du cursus. J’ai tout de même envoyé un dossier au Fongecif. A ma surprise, ce fonds a financé la moitié du coût. J’ai participé, par ailleurs, aux faux frais de mon cursus en payant les ouvrages, le trajet St-Etienne (mon dimicile) à l’EM Lyon. Mon entreprise a, elle, payé 22 000 euros sur son plan de formaton. J’avais 120 heures de Dif. Je les ai mis. Mon principal conseil est de faire valoir la formation auprès de son entreprise. La formation ne doit pas être un projet personnel mais un projet d’entreprise ».

Ce compte est constitué d’un crédit d’heure de formation de 150 heures. Autre fait marquant : l’entretien professionnel devient obligatoire et a pour fonction de permettre à l’employeur et l’employé de mettre en place une formation longue et qualifiante. L’utilisation du CPF convient donc parfaitement à des cursus long de type MBA. Mais il faudra que cette formation soit en adéquation avec les attentes de l’entreprise.

 

Le dispositif hors temps de travail

Le salarié doit alors utiliser ce compte personnel de formation mais devra utiliser d’autres ressources dans le cadre de formation longue. Si son cursus relève du champ de l’entreprise, il faudra additionner les sources de financement en demandant à son employeur d’intégrer sa formation dans le plan de formation, via une période de professionnalisation ou un congé individuel de formation.

Par contre, si le cursus ne relève pas du champ de son employeur, si l’idée est de se former pour changer de voie et d’employeur, le Fongecif sera le bon interlocuteur. Même si cet organisme est réticent à aider un salarié déjà diplômé. « Cela ne nous empêche pas de financer des cursus de 400 à 600 heures, précise Annie Cerbelle, conseillère en parcours professionnel au Fongecif Ile-de-France. Mais les cadres - ils ne représentaient que 7 % des bénéficiaires en 2013 -, les diplômés Bac +2 et plus, les moins de 40 ans et les salariés voulant continuer à évoluer dans leur fonction ne sont pas notre public prioritaire ». Mais cela ne veut pas dire que toute aide sera impossible. Il faut tenter sa chance en proposant un projet sérieux et en s’orientant vers le dispositif hors temps de travail. Le fongecif prend alors en charge le seul coût de formation. Cela demande de se former le samedi-dimanche, sur ses RTT ou après son travail.

 

« Inciter l’employeur à payer une partie des coûts »

Il est, enfin, possible de financer soi-même son cursus. C’est le cas de la plupart des étudiants de l’Executive MBA part time de l’ENIM (école nationale d’ingénieurs de Metz) coréalisé avec l’université d’Ottawa (38 000 dollars canadiens/25 000 euros de frais de scolarité). « La moyenne d’âge de nos étudiants est de 39 ans, conclut Rémi Renauld, directeur du développement. Ils payent leur cursus en 4 fois. Ils peuvent déduire cette somme de leurs impôts. L’on peut aussi convaincre son employeur et lui faire comprendre qu’il profitera de ce cursus de haut niveau. Cela pourra l’inciter à payer une partie des coûts ».

 

« Il faut oser »

Jean-Louis Allard est directeur de l’école d’ingénieurs du Cesi et correspondant « formation continue » à la CDEFI (conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs).

« Mon conseil à un jeune technicien supérieur souhaitant décrocher un diplôme d’ingénieur par la formation continue ? Oser. Il faut oser. Un technicien supérieur réussissant bien en entreprise dispose de toutes les chances de réussir une formation d’ingénieur. Il pourra ainsi dépasser le plafond de verre existant et séparant le technicien supérieur de l’ingénieur. Enfin, ce type de cursus rapporte directement aux formés. Le retour sur investissement est rapide. Au Cesi, nos ingénieurs perçoivent 39 000 euros brut par an en début de carrière alors qu’ils percevaient 30 000 en intégrant le cursus. Cela fait un gain annuel de 9 000 euros par an. De plus, au lieu d’être en fin de carrière d’un technicien supérieur, ils sont en début de cycle d’ingénieur. L’avenir s’ouvre à eux car quand nos diplômés se vendent comme jeunes ingénieurs, ce sont des jeunes ingénieurs avec une connaissance terrain importante. C’est l’idéal pour manager des techniciens supérieurs. »

 

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

Les meilleures pratiques plébiscitées à l’étranger

Les meilleures pratiques plébiscitées à l’étranger

Comment se former quand on est en situation de handicap ?

Comment se former quand on est en situation de handicap ?

Comment financer un bilan de compétences

Comment financer un bilan de compétences

Les 4 stratégies pour intégrer un Top MBA

Les 4 stratégies pour intégrer un Top MBA

GRATUITMBA ou MS : Nos conseils pour faire le bon choix

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

12208 offres d’emploi en ligne

Les entreprises qui recrutent

Voir tous les recruteurs

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X