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Comment utiliser l’apprentissage pour s’insérer sur le marché de l’emploi

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Comment utiliser l’apprentissage pour s’insérer sur le marché de l’emploi
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Pour réduire le chômage des jeunes, le président François Hollande a une solution : développer l’apprentissage. Pas sûr que le lien soit aussi évident. Les deux économistes Pierre Cahuc et Marc Ferracci, dans une étude, montre comment faire un bon usage de l’apprentissage pour s’insérer durablement sur le marché de l’emploi.

 

Plus d’un jeune sur cinq pointe à Pôle Emploi. Mais, heureusement, tout cela devrait s’arranger d’ici 2017. Car le président François Hollande aurait un plan. Pour faciliter l’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi, il faut développer l’apprentissage. Son objectif : atteindre les 500 000 apprentis en 2017. C’est ambitieux, mais, en 20 ans, le nombre d’apprentis a déjà été multiplié par deux. Ils étaient, en 1992, 211 000 apprentis. Ils sont aujourd’hui 405 000. Cet objectif de 500 000 est donc atteignable.

Mais est-ce que cela signifie pour autant que ces 405 000 apprentis ont pu facilement s’insérer sur le marché de l’emploi ? Et s’ils ont trouvé un job, est-ce qu’il faut en remercier uniquement l’apprentissage ? Pour résumer, la question est la suivante : l’apprentissage fonctionne-t-il pour tout le monde ? Les deux économistes Pierre Cahuc et Marc Ferracci, dans une note remise au Centre d’analyse économique et présentée ce matin, dressent un bilan mitigé de l’efficacité de ce système.

 

Un impact plus fort sur les bas niveaux de qualification

« L’impact de l’apprentissage sur l’insertion de l’emploi n’est pas le même selon le niveau de diplôme. Il est plus élevé pour les faibles niveaux de qualification » a déclaré ainsi ce matin Marc Ferracci, professeur à l’université de Nantes. Une étude de 1997 menée par Liliane Bonnal, Denis Fougère et Anne Serandon * a en effet montré que les programmes destinés aux jeunes alliant formation et emploi marchand sont plus efficaces sur l’insertion à court terme. En outre, cet impact est plus fort chez les individus peu ou pas diplômés et peu significativement diplômés. Pour les très diplômés, ce type de cursus jouerait donc plus à la marge. Hors en France, ce sont surtout les jeunes étudiants du supérieur qui sont venus gonfler les rangs des effectifs des apprentis. « 2 jeunes sur 3 entrant en apprentissage en 2011 avaient déjà un diplôme, contre 1 sur 2 en 1992 ». « Plus du quart des apprentis sont aujourd’hui des étudiants du supérieur » ,pointe la note remise au CAE. Bref, si vous êtes bien diplômés, pas sûr que l’apprentissage soit très efficace pour votre insertion sur le marché de l’emploi.

 

Nécessité d’un bon socle d’enseignement général

Pour les autres, il faudra choisir entre deux formules : le contrat d’apprentissage ou le contrat de professionnalisation. Le premier est destiné à des jeunes âgés entre 16 et 26 ans. Le second s’adresse à ces mêmes jeunes, mais aussi à des demandeurs d’emploi plus âgés, et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats. Le premier est piloté par les régions, l’Etat et les entreprises, tandis que les seconds le sont par les partenaires sociaux. Mais, dans la réalité, souligne le rapport des deux économistes, « la frontière est floue. Un même diplôme peut être préparé en alternance avec un contrat d’apprentissage ou un contrat de professionnalisation » avant d’ajouter « 80 % des entrées en contrat de professionnalisation concernent des jeunes de moins de 26 ans, qui pourraient aussi bien entrer en apprentissage ». Bref, entre les deux contrats point de différence. Pas si sûr. Une étude d’Eric Hanushek * portant sur 18 pays de l’OCDE a montré que certes l’apprentissage favorise l’entrée dans la vie active. Néanmoins, « cet effet favorable est contrebalancé par de plus grandes difficultés en fin de carrière. Un enseignement excessivement basé sur l’apprentissage peut donc réduire les capacités d’adaptation aux nouvelles technologies », rapportent Pierre Cahuc et Marc Ferracci dans la note. Pour eux, « l’enseignement général permet d’être mieux outillé pour se réorienter ».

 

 

 

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