emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa L'echo tourisique Neo restauration Le Moniteur

Demander une augmentation dans l'industrie

 | par 

Demander une augmentation dans l'industrie
Stéphanie Brouard, consultante en management et en efficacité professionnelle, directrice de la collection de “Et si ». Elle a supervisé l’ouvrage « Et si je gagnais plus de thunes ! Enrichir sa vie mode d'emploi » de Fabrice Daverio.
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • imprimer

En 2015, la hausse des salaires prévue sera de 2 % par rapport à 2014 selon le cabinet de conseils Deloitte. Pour espérer percevoir plus, il faudra demander une augmentation. Au bon moment avec de bons arguments. Nos conseils.

 

C’est une rengaine que les salariés français entendent depuis 2008 et le début de la crise : les augmentations salariales seront faibles cette année. « Hausse des salaires 2015 : une année de régime », titrait le quotidien des affaires « Les échos » fin 2014. Pour l’Apec, cette hausse, pour les cadres, ne dépassera pas 1,5 % cette année. Comment faire alors pour toucher plus, toucher à l’aune de ce que l’on pense mériter ? Daniel Porot, éminent spécialiste en négociation salariale – il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « 101 secrets pour bien négocier son salaire ou une augmentation » –, propose une méthode. « Lorsque l’on négocie son salaire, précise-t-il, il faut éviter de le faire avec les autres en décembre mais profiter, dans la semaine qui suit ou les 3 semaines qui suivent, d’un événement dont vous avez été l'auteur et qui n'est pas dans votre cahier des charges. C’est le meilleur moment. Il vous faut alors chiffrer cette contribution inattendue en termes d'augmentation de gains, de diminution de coûts et/ou d'évitement d'erreurs. Une fois cette contribution évaluée, demandez-en une part : votre augmentation ».

 

« Ouvrir le champ des possibles »

Pour ce faire, il faut, c’est le conseil majeur, demander cette… augmentation. La plupart des salariés pense qu’une hausse de salaires est la conséquence d’un bon travail. Cela ne reflète pas la réalité. Pour obtenir, il faut demander… Cela doit se faire auprès de son supérieur hiérarchique. On pourra inclure dans la boucle un autre dirigeant si sa contribution concerne aussi son département. La demande se fera verbalement sans mentionner son objet. Il s’agira d’une rencontre à caractère stratégique. « Il est aussi important de ne pas penser salaire mais rémunération, commente Stéphanie Brouard, consultante en management et en efficacité professionnelle, directrice de la collection de “Et si ». Elle a supervisé l’ouvrage « Et si je gagnais plus de thunes ! Enrichir sa vie mode d'emploi » de Fabrice Daverio. Il faut ouvrir le champ des possibles : la prime, la compensation, un changement de fonction en travaillant sur un autre domaine plus stratégique ».

 

« J’ai fait gagner à l’entreprise 100 000 euros »

Le rendez-vous pris, il est impératif de prévoir un argumentaire et donc d’avoir de la matière. Cela favorise les salariés avec de l’ancienneté. « Car plus on a d’expérience, plus on a un pouvoir de négociation élevé », poursuit Pierre Lamblin, directeur du département études et recherche à l’Apec. Le meeting débute par l’annonce de l’objectif. J’ai développé telle opération. J’ai obtenu tel marché. Il faut ensuite demandé si le manager est content de vos services. Puis il faudra présenter son calcul concernant la contribution de votre prestation. « J’ai fait gagner à l’entreprise 100 000 euros ». Il faut ensuite demander à votre manager comment cette contribution va se traduire en termes financiers (augmentation et/ou prime). Il faudra demander un pourcentage de votre contribution de l’ordre de 5 à 10 % (c’est un minimum) avec un maximum de 50 %.

 

« Le candidat doit se convaincre qu’il vaut tant »

Si le salarié essuie un refus, il faudra avoir préparé une alternative, le fameux plan B. Ce peut être de revoir sa description de poste en supprimant les tâches inintéressantes et en développant le travail qui vous satisfait. C’est une façon de se placer à un poste avec de plus hautes responsabilités que précédemment avec, donc la possibilité, de demander une augmentation ultérieurement. Ce peut être aussi un jour off dans la semaine, une formation… « Il faut être convaincu que l’on mérite cette augmentation, conclut Nathalie Olivier, consultante, formatrice et auteure du « Guide du super candidat : 33 fiches outils pour réussir ses entretiens d'embauche » avec les dessins de François Samson. Le candidat doit se convaincre qu’il vaut tant du fait des compétences énoncées ».

Nos conseils pour réussir une négociation

Alexis Kyprianou est formateur en négociation en entreprise. Il est l’auteur de « La bible de la négociation ».

« Pour réussir une négociation, il faut se préparer et comprendre les intérêts de son interlocuteur. En général, on peut penser que l’intérêt est simple. En réalité, c’est plus complexe. Il faut analyser les motivations de son supérieur hiérarchique. Son service est-il en sous-effectif ? A-t-il des objectifs précis pour son département ? Il faut alors caler la négociation sur les vrais intérêts de “l’adversaire”. Ensuite, il faut toujours être la première personne à énoncer le premier chiffre dans la mesure où il est raisonnable. Je veux 3 % d’augmentation par exemple. Car votre interlocuteur va alors négocier sur votre proposition. Il devra justifier en quoi ce n’est pas une bonne demande. C’est plus difficile de discuter sur la proposition d’un tiers. On connait moins ses arguments. Il faut également arriver en négociation avec un raisonnement. J’appelle cela une position. C’est-à-dire un argumentaire logique qui explique le pourquoi de sa proposition chiffrée. Je demande x % car l’inflation est de y %, etc. Cela permet de faire raisonner son interlocuteur sur un sujet que l’on a préparé. Et à chaque fois que l’interlocuteur essayera de vous contrer, vous lui demanderez comment il est arrivé à ce raisonnement. La plupart des interlocuteurs ne prépare pas leur rendez-vous. Alors, avec l’expérience, je me suis apercu qu’une position non raisonnée est plus flexible. Enfin, si l’interlocuteur refuse, il ne faut pas lâcher et accepter n’importe quelle excuse. Il faut revenir vers les intérêts de son manager. Il a besoin, par exemple, d’une équipe motivée pour réussir ses objectifs. Cela passe par des salariés contents de venir travailler le matin. Cela passe aussi par votre augmentation. Si le non perdure, sans justification, il faudra chercher un autre emploi. Car quelqu’un qui dit non systématiquement, sans coconstruction, colore la gestion d’un service. Cela augure mal de l’avenir. L’environnement est malsain. Par contre, un refus bien raisonné est acceptable ».


 

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

Nos conseils pour conjuguer handicap et évolution professionnelle

Nos conseils pour conjuguer handicap et évolution professionnelle

« Les hommes ont intérêt à travailler pour un employeur favorisant le travail des femmes »

« Les hommes ont intérêt à travailler pour un employeur favorisant le travail des femmes »

Développer au mieux une carrière au féminin

Développer au mieux une carrière au féminin

Nos conseils pour motiver ses quinquagénaires

Nos conseils pour motiver ses quinquagénaires

GRATUITMBA ou MS : Nos conseils pour faire le bon choix

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

11594 offres d’emploi en ligne

Les entreprises qui recrutent

Voir tous les recruteurs

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X