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Le Big data embauchent peu mais cela ne va pas durer

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Le Big data embauchent peu mais cela ne va pas durer
Guy Mamou-Mani, président de Syntec Numérique et co-président de la SSII Open
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La révolution Big data est en marche. Pour l’instant, les recrutements sont encore faibles. Mais toutes les branches de l’économie vont être touchées y compris l’industrie. Les salariés qui tireront leur épingle du jeu seront polyvalents.

 

Le Big data ? Le terme n’a pas 5 ans et ses contours sont encore flous. Mais la plupart des spécialistes s’entende pour désigner un nouveau métier compilant et analysant rapidement les données faramineuses générées par les nouvelles technologies de l’information. Un exemple : l’aéronautique et l’entreprise Safety Line créée en 2010 par l’ingénieur et pilote Pierre Jouniaux. Cet homme de 44 ans propose aux compagnies d’aviation d’analyser les milliards d’informations contenues dans les boites noires des avions. Ces données sous-utilisées lui servent pour mesurer les signaux faibles, les petits désordres d’un vol qui, mis bout à bout, peuvent occasionner une catastrophe. « Notre société analyse et compare les vols entre eux pour mesurer les différences entre un parcours avec ou sans incidents mêmes mineurs. En détectant ces micro-problèmes, on arrive à définir les risques, les pièces qui pourraient s’avérer défectueuses. Nous sommes les premiers à faire cela. Si on détecte ces signaux faibles, on arrivera à éviter les accidents. Cela peut servir dans toute l’industrie : le nucléaire, le transport ferroviaire, le maritime, le terrestre ou l’énergie éolienne… ». Les applications de ces technologies sont donc innombrables. Cela va-t-il pour autant créer de l’emploi ?

 

« Ces données constituent des mines d’or »

Guy Mamou-Mani, président de Syntec numérique et coprésident de l’entreprise du service numérique (ESN) groupe Open en est persuadé. « Cela va transformer toute notre économie et la moderniser, précise-t-il. Ces données constituent des mines d’or à analyser pour sortir des statistiques et faire du business. D’autant que la qualité de l’école mathématique française place notre pays en excellente situation dans cette révolution ».

Du côté des jeunes, l’engouement est déjà fort. L’école Telecom Paristech vient de lancer le premier Mastère spécialisé en données massives selon le terme français. « Un MS accueille en général des promotions de 10-12 personnes, commente Jean-Pascal Jullien, responsable de la formation initiale de l’école Telecom Paristech. Celui en données massives (coût de 12 000 € pour 18 mois de formation), alors que c’est la première promotion, sans véritable publicité, en a accueilli déjà 30. C’est exceptionnel ».

Côté embauche, le big data recherche donc actuellement des milliers de nouvelles compétences. « Le secteur devrait créer 10 000 emplois en France d’ici 2018 principalement dans les SSII et un peu chez les clients finaux », précise Sophie Daviaud, responsable des conférences pour le congrès Big data Paris. Il a eu lieu les 1er et 2 avril  2014 au Cnit La Défense. 70 exposants étaient présents en 2014 contre 25 en 2012. Certes, cela fait peu pour une révolution. Mais nous n’en sommes qu’au début. Les entreprises recherchent timidement des data analysts, data scientists, chief data officers ou administrateurs de réseau. On les retrouve dans les services informatiques comme responsables d’exploitations de données, administrateur système, administrateur réseau, architecte de base de données, administrateurs de bases de données. Ces métiers évoluent avec l’arrivée du Big data. On retrouve aussi des métiers comme celui de RSSI (responsable de la sécurité du système d’information) qui sécurise les données de l’entreprise. Toutes les entreprises sont concernées. Mais, pour l’instant, il s’agit en fait de sécuriser les informations de l’entreprise et de les traiter au mieux. C’est un balbutiement. Mais quand on sait que ces données bien analysés peuvent développer du chiffre d’affaires, éviter des accidents majeurs ou capter une nouvelle clientèle, on peut parier sur le fait que les métiers du Big data ont de très beaux jours devant eux.

 

« On recherche des gens polyvalents »

 Au plus haut niveau, le secteur a besoin d’analystes à la formation très élevées en mathématiques et en statistiques type Normale supérieure, Ensae (Ecole nationale de la statistique et de l'administration), Ensai (Ecole nationale de la statistique et de l'analyse de l'information) ou Polytechnique. Mais le secteur va aussi avoir besoin de spécialistes du secteur analysé. Un sociologue sera nécessaire pour analyser les données sur une population, un historien de l’art pour celles sur les monuments historiques. D’où l’importance de disposer de double voire de triple compétence informatique-connaissance du secteur analysé et talents pour bien les communiquer. Le secteur bancaire exigera alors un informaticien expérimenté en administration et stockage de données connaissant le monde financier et sachant traduire tout cela à un non spécialiste…

« Le big data va impacter tous les secteurs, conclut Andrea Zerial, fondateur de Mind 7 Consulting, un cabinet se servant des données massives pour améliorer la performance de ses clients. Il n’y a pas d’entreprises sans systèmes d’informations. On recherche aujourd’hui des gens polyvalents de très haut niveau. Avec l’amélioration des outils, ces besoins en data scientists, experts en statistiques, développement, maîtrise d’ouvrage vont être remplacés par de multiples profils comprenant qui la stratégie d’une entreprise, qui les besoins du client et qui la façon de mettre en forme pour que des néophytes puissent avoir accès aux résultats généré par l’analyse des données massives ».

Les compétences comportementales à mettre en avant

Karine Guével est dirigeante du cabinet de recrutement Palladium Ressources à Nice-Sophia-Antipolis. Cette structure est spécialisée dans la recherche de cadres informaticiens et commerciaux de l’Information technology principalement en Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’azur et Aquitaine.

« En matière de recrutement en général et dans le Big data en particulier, la personnalité du candidat est importante. Nos clients recherchent des spécialistes experts à la fois en données massives et de leur secteur. Le bon candidat doit aussi posséder un esprit de synthèse, des qualités d’adaptation et relationnelles. Ce doit être aussi un bon communiquant. Il doit être posé et disposer d’un temperament de commercial. Il a, en effet, pour mission de vulgariser des nombreuses données complexes, les mettre à disposition de néophytes, savoir organiser une réunion auprès des directions opérationnelles et générales et savoir « vendre » son projet ».

 

 

 

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