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Le BTP recherche activement peintres, chiffreurs de prix ou commerciaux

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Le BTP recherche activement peintres, chiffreurs de prix ou commerciaux
Cédric Duquenne, Hays.
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Cet été, les nouvelles n’ont pas été fameuses pour le BTP : baisse des mises en chantier, recul de l’intérim, destruction de l’emploi. Pourtant, en cette fin d’année 2014, les employeurs vont s’arracher les cheveux pour trouver des peintres, des ingénieurs d’études de prix, des commerciaux…

 

Il ne faut pas se voiler la face. Le bâtiment va mal. « Les mises en chantier de logements neufs se sont détériorées de mai à juillet, avec un recul de 13,3 % sur un an », a annoncé, à la fin août 2014, le ministère du Logement. A la fin juillet, Prism’emploi s’était déjà lamenté. « L’intérim s’est effondré dans le BTP en juin : -15,9 % par rapport à juin 2013. » L’année 2013 n’avait pas été fameuse avec 25 000 destructions d’emplois. L’année 2014 se présente aussi mal. Pourtant, en cette fin d’année, les entreprises vont encore connaître des difficultés à trouver chaussure à leur pied. « Les départs à la retraite, le déficit d’attractivité auprès des jeunes, le manque de visibilité de certains métiers et le turn-over créent une vive tension sur certains postes », explique Véronique Chauvin, responsable de l’Observatoire des métiers du BTP.

 

Le métier de peintre

Le phénomène n’est pas nouveau, du moins pour les postes techniques. « Les filières courtes sont moins prisées. Il y a un manque de candidats pour les Bacs pro et les CAP. Les BTS disparaissent au profit des licences et beaucoup de jeunes poursuivent jusqu’au bac +5 », constate Florence Darmon, directrice de l’ESTP. Résultat, pour le métier de peintre, accessible avec un CAP ou un Bac pro,  et un des 3 métiers les plus importants en termes d’effectifs (71 564 personnes selon les dernières données de l’Observatoire des métiers du BTP), la moyenne d’âge atteint les 40,8 ans. La part des moins de 25 ans y est de 13,4 % contre 21,1 % pour les 50 ans et plus. Le taux de rotation annuel atteint les 25,6 %.

 

Des ingénieurs d’études de prix

D’autres métiers connaissent les mêmes tensions. Pour Adecco, il est aujourd’hui difficile de recruter un technicien en maintenance du génie climatique. En accord avec le client, ce dernier planifie les opérations d’entretien d’équipements assurant la climatisation, le chauffage ou la ventilation des locaux. Le secteur du génie climatique en pleine expansion a certes contribué aux tensions, mais il y a autre chose. « Les entreprises manquant de visibilité exigent des candidats qualifiés avec 4 à 5 années d’expérience, un profil très pénurique », rend compte Mickaël Voirin, responsable BTP chez Adecco. La crise a aussi conduit les entreprises à grossir leurs effectifs pour les fonctions commerciales. « Elles cherchent des commerciaux avec de l’expérience et un réseau et des ingénieurs d’études de prix, chargés de chiffrer le coût d’un projet », déclare Cédric Duquenne, regional manager Hays bâtiment et travaux public. Au sein de ce cabinet de recrutement, ces métiers, ils comptaient il y a 2 ans pour 1/3 des demandes, en représentent aujourd’hui la moitié.

Les métiers les mieux rémunérés

Pour Nicolas Martheli, manager executif sur le secteur de la construction chez Michael Page, les salaires du BTP stagnent depuis 2 ans. Néanmoins, les directeurs de travaux ou les chiffreurs de projets tirent leur épingle du jeu.

« Depuis 2 ans, les salaires stagnent dans le BTP. Les augmentations connectées au taux d’inflation sont de 1,5 % à  2 % par an en moyenne. Nous ne sommes plus sur les mêmes niveaux qu’avant crise. Sur la période 2004-2008, elles atteignaient les 3 %. Il n’était pas non plus rare à cette époque de voir des bonds salariaux importants de l’ordre de 10-15 %, voire 20 %, quand un salarié changeait d’entreprise. Aujourd’hui, ces bonds sont plus raisonnés et atteignent les 5 % à 10 %. Néanmoins, certains métiers restent très bien rémunérés. C’est le cas notamment d’un directeur de travaux avec au moins 10 ans d’expériences qui peut espérer un salaire brut annuel oscillant entre 70 000 et 80 000 euros brut par an. C’est le cas aussi des métiers liés au chiffrage d’un projet, comme ingénieur d’étude des prix. Le salaire d’un jeune diplômé pour ce type de poste se situera dans la fourchette haute des 30 000 à 35 000 euros pratiqués pour les jeunes diplômés. Les métiers liés au génie climatique s’en tirent aussi plutôt bien. Un ingénieur d’étude climatique et énergétique avec 5 ans d’expérience gagne entre 45 000 et 60 000 euros brut annuel. »

 

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