emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa L'echo tourisique Neo restauration Le Moniteur
Une marque du réseau Emploipro.fr

Recrutement dans l'industrie

Les nouveaux métiers de la logistique

 | par 

Les nouveaux métiers de la logistique
Le coordinateur logistique contrôle les stocks de marchandises.
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • imprimer

Le monde de la logistique se transforme et se numérise. Cela donne naissance à des nouveaux métiers. Portraits des trois principales nouvelles fonctions.

 

Avec la mondialisation d’abord, la crise économique ensuite, les innovations technologiques enfin, on ne fait plus de la logistique comme avant. Ses fonctions hier plus simples, jugées comme support « sont désormais au cœur de l’activité des entreprises et constituent un véritable enjeu stratégique », pointent le cabinet Michael Page et l’Association française de la supply-chain et de la logistique (Aslog). Pour preuve, la logistique siège désormais aux comités de direction des entreprises.

 

Le coordinateur logistique 

Cette nouvelle renommée bouleverse les métiers traditionnels. Ils se sont tellement transformés que l’on pourrait même évoquer de nouveaux métiers. C’est le cas du « coordinateur logistique », cité par Julien Ridé, directeur Interim et recrutements spécialisés au sein du la division Achats et Logistique de Page Personnel. Le job : faire l’interface entre l’entrepôt et les achats. Le coordinateur logistique contrôle les stocks de marchandises, assure le suivi, facilite les réceptions et livraisons. « Sauf qu’aujourd’hui ce métier est beaucoup plus transverse, précise-t-il. Il coordonne l’ensemble des acteurs dans la gestion des flux physiques. Avec les équipes de ventes, il anticipe et maîtrise les achats, étudie les offres de nouveaux produits. Il vérifie la cohérence entre les stocks et les besoins des équipes commerciales et marketing. Il étudie avec ces équipes les coûts et la faisabilité des demandes spécifiques des clients. Il encadre les activités des prestataires logistique et transport. Il analyse mensuellement les litiges, audite les fournisseurs et met en place des indicateurs pour mesurer la performance ».

Le métier s’est donc étoffé. En plus des « bonnes connaissances en organisation et en méthodes industrielles, il faut une maîtrise des logiciels de gestion des stocks » observe l’Apec. Il est aussi indispensable « d’être un fin négociateur, savoir écouter, et être pourvu de fortes capacités relationnelles ».

 

Le responsable S&OP

L’autre révolution du secteur, c’est la transformation digitale avec notamment l’arrivée de milliards de données (Big Data), qui, savamment analysées et utilisées, permet d’optimiser la gestion des flux. « La donnée occupe désormais un rôle central dans la performance de la chaîne », déclare Jean-André Lasserre, directeur des études au sein de l’Association pour le développement de la formation professionnelle dans le transport et la logistique. Elle est utilisée par exemple, comme chez Amazon, pour anticiper les demandes clients, mais aussi pour suivre au plus près et en temps réel les ressources, ou pour analyser la satisfaction client. Elle permet d’optimiser le triptyque coût-qualité-délais. « La conséquence est triple, reprend Jean-André Lasserre, non seulement les métiers traditionnels s’ouvrent au numérique mais des compétences digitales sont de plus en plus exigées. En plus, le secteur s’ouvre à des métiers issus de l’IT comme le data-miner ou crée de nouveaux métiers ».

Le responsable Sales & Operations Planning (ou S&OP) fait partie de ces nouveaux métiers, nés avec le Big Data. Sa mission : « établir et mettre à disposition en interne les prévisions des ventes d’une gamme de produits (à court et long terme) pour une ou plusieurs usines et dans un ou plusieurs pays », décrivent Michael Page et Aslog dans leur dernières études sur les fonctions logistique et rémunération avant de poursuivre : « il constitue les prévisions dans le but d’engager les lignes de production nécessaires en usine afin de garantir la disponibilité des produits et d’optimiser les niveaux de stocks ». Pour décrocher le poste, il faut un diplôme d’école de commerce ou d’ingénieurs, suivi d’une année complémentaire en supply chain, une connaissance des statistiques de base et des logiciels informatiques nécessaires.

 

Data-miner

Enfin, il reste le data-miner, métier importé. Issu d’une formation niveau bac+5 en statistiques et Big Data, le data miner a pour mission de traiter en temps réel un flux d’information d’un bout à l’autre de la chaîne logistique (camions chargés, éléments produits, transport) pour améliorer la gestion du risque fournisseur, recalculer le réapprovisionnement ou réduire le taux d’erreur des prévisions commerciales. Ce métier est tout neuf, pas encore bien installé. C’est surtout un métier d’avenir.

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

L’impact du numérique sur les métiers de l’industrie

L’impact du numérique sur les métiers de l’industrie

Une majorité de CDI dans l’industrie technologique

Une majorité de CDI dans l’industrie technologique

Les industries technologiques : 100 000 recrutements d’ici 2020

Les industries technologiques : 100 000 recrutements d’ici 2020

Electriciens du bâtiment : de nombreuses perspectives en 2016

Electriciens du bâtiment : de nombreuses perspectives en 2016

GRATUITMBA ou MS : Nos conseils pour faire le bon choix

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

3168 offres d’emploi en ligne

Les entreprises qui recrutent

Voir tous les recruteurs

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X