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Les trois « malaises » des cadres français

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Les trois « malaises » des cadres français
Denis Monneuse.
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Denis Monneuse est sociologue à l’IAE de Paris, directeur de la société de conseils « Poil à gratter » et auteur du « Silence des cadres - Enquête sur un malaise ».

« Il y a, selon moi, trois malaises des cadres en France. Le premier est identitaire. A l’origine, le statut cadre représentait une élite des salariés autonomes, proche de la direction et influant sur les stratégies d’entreprise. Avec, comme aujourd’hui, entre 15 et 20 % de cadres, ces salariés ont moins de pouvoir, moins d’autonomie. Ce statut est devenu trompeur et peut être considéré comme un cadeau empoisonné. Le 2e malaise tient à un sentiment d’iniquité qu’ils rencontrent. Ils sont tiraillés entre leur contribution (forte) et leur rétribution (qu’ils estiment faibles). En résumé, l’entreprise leur demande beaucoup et de plus en plus alors qu’ils sont de moins en moins choyés.  Enfin, le 3e malaise est plus personnel avec le sentiment de ne plus être à leur place, de réaliser un travail ne correspondant plus avec leurs valeurs. Ces malaises concernent près de 2 cadres sur 3 avec seulement un gros tiers de cadres contents de venir travailler tous les jours et 15 % en rupture avec des difficultés relationnelles. La majorité préfère, elle, rester silencieuse. Ce mutisme peut avoir un coût : celui de l’augmentation des arrêts de travail. Alors que les cadres avaient l’habitude de travailler quoi qu’il arrive, ils sont de plus en plus prêts à se faire arrêter. Les managers, et surtout ceux de proximité, ne se sentent pas mieux considérés que l’ensemble des autres collaborateurs. Ils s’arrêtent plus facilement pour montrer leur mécontentement. Les disfonctionnements liés à ces arrêts sont l’occasion, pour eux, de montrer leur importance dans l’entreprise ».

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