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Nos conseils pour devenir cadre

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Nos conseils pour devenir cadre
Joëlle Planche-Ryan, Arts et métiers ParisTech.
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Pour « passer cadre », il faut montrer à son supérieur que l’on est capable de prendre de nouvelles responsabilités, pour son bien comme pour celui de l’entreprise. Restera ensuite à monter un argumentaire et à faire du lobbying.

 

C’est une histoire que Joëlle Planche-Ryan adore raconter. Cette femme, responsable développement du pôle carrières à l’école des arts et métiers ParisTech, s’occupe de 30 000 anciens ingénieurs, les fameux « Gadzarts ». Elle est aussi coach en gestion de carrière. « La PDG d’IBM est une femme, débute-t-elle. La première fois qu’une promotion lui est passée sous le nez, elle s’est demandée : pourquoi pas moi ? On lui a répondu : “ Tu ne l’as pas demandée. ” Il ne suffit donc pas d’avoir les capacités d’une promotion. Encore faut-il que les autres le sachent. Conclusion : il faut demander à se faire promouvoir. À son N+1, c’est mieux pour ne pas contourner la chaîne de commandement. Mais l’on peux faire beaucoup de choses pour être remarqué par ton N+2 ou N+3. »

C’est ce que cette spécialiste des carrières nomme le « paradoxe de la permission ». C’est-à-dire la propension du salarié à connaître ses compétences sans que l’entreprise lui donne la permission de les employer. C’est cela qu’il faut dépasser en utilisant tous ses atouts pour montrer aux autres que l’on doit être promu.

Pour être nommé cadre, il faut aussi être convaincu que les promotions sont plus faciles à acquérir en interne qu’en externe. Dans son entreprise, le salarié grimpera socialement du fait de son potentiel. Alors qu’en externe, le recruteur s’appuiera sur les compétences du candidat.

 

Une campagne de lobbying

Ensuite, il faut se différencier en augmentant son périmètre professionnel habituel. L’idée est de se faire remarquer en accroissant sa visibilité. La bonne méthode est alors d’intégrer de nouveaux projets. Ce ne sont pas toujours des questions très « glamour ». Mais les nouveaux dossiers doivent mettre le candidat en contact avec le maximum de personnes. Ce peut être des harmonisations de process qui donnent des informations sur tous les salariés de sa société ou un projet de déménagement.

S’en suivra toute une campagne de lobbying. Les réseaux sociaux et Internet sont de bons appuis pour se faire connaître en externe et en externe. Pour Cyril Bladier, directeur associé de Business-on-Line, agence de conseil pour les cadres et les entreprises, en visibilité professionnelle sur Internet, « ce n’est plus forcément la compétence technique qui fait l’évolution. Le savoir-être, le comportement, les relations en interne et la capacité à être visible constituent de puissants leviers pour se faire promouvoir. Internet et les réseaux sociaux ont comme intérêt de faire sortir du lot celui qui est connecté à l’extérieur, qui a un réseau, qui amène du business via son expertise sur ses blogs personnels et professionnels. »

 

Une relation gagnant-gagnant

Ensuite, il faudra utiliser les outils mis à disposition du personnel par son employeur. « Il existe une débauche d’énergie des entreprises pour informer des développements de carrière que les salariés ne connaissent pas, affirme Claude Bodeau, associé à la practice ressources humaines du cabinet de conseil Kurt Salmon. Après, il faut analyser le type de promotion que l’on souhaite : développement dans son propre service ou opportunités en dehors de sa ligne hiérarchique. Il est, en général, plus facile d’être promu en dehors du champ dans lequel on travaille. Restera enfin à faire sa demande en expliquant à son supérieur que l’on est prêt à saisir telle ou telle occasion. On peut coupler cela avec une demande de formation en précisant que l’on souhaite suivre un cursus en gestion de projets pour encadrer ».

Pour mettre toutes les chances de son côté, il faudra convaincre son supérieur et son employeur que cette promotion sera l’occasion de faire avancer la carrière de l’un et d’augmenter les bénéfices de l’autre. Cette relation gagnant-gagnant est la clé de voûte de toute promotion accordée.

Une méthode pour se faire promouvoir

Diane Berthet est associée, consultante en ressources humaines chez RSM France et DRH de son cabinet de conseil.

« Pour décrocher une promotion professionnelle, je préconise d’adopter une méthode en 5 points. Tout d’abord, il faut s’assurer de son éligibilité à la promotion. Cela signifie maîtriser sa fiche de poste et mesurer les compétences nécessaires pour le poste visé. Si les différences entre les deux postes ne sont pas trop importantes, vous êtes éligible à une promotion. Ensuite, il faut anticiper son projet en sachant comment son entreprise gère les mobilités. On mesure l’écart entre son poste et le poste visé et l’on essaye de réduire cet écart pour exprimer sa volonté d’évolution. Le 3e point consiste à se rendre visible et lisible. Le salarié doit utiliser des échanges informels pour élargir son périmètre de compétences, expliquer ce que l’on a déjà réalisé et ses motivations. Il faudra aussi saisir des opportunités pour s’inscrire dans des projets transversaux permettant d’avoir plus de lisibilité et de visibilité. Ensuite, avant-dernier point, il faut communiquer sur son projet de mobilité interne. La hiérarchie actuelle doit être partie prenante. Plus elle l’est, plus elle vous appuiera. Enfin, il faut peaufiner son argumentaire pour préparer ses entretiens permettant la promotion avec des réponses obligatoires aux questions types du style “ pourquoi je vise ce poste, quelle est ma plus-value, comment se passent ma prise de fonction et mon intégration dans la nouvelle équipe, comment j’envisage de me légitimer comme responsable avec mes anciens collègues ? ”. En tout état de cause, il faut proscrire les arguments liés à l’affect “ comme cela fait dix ans que je travaille ici, vous me devez bien cela ” et proscrire le Je. Vous devez mettre en avant un travail d’équipe. »

 

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