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Nos conseils pour digitaliser votre fonction

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Nos conseils pour digitaliser votre fonction
Digitaliser sa fonction est avant tout un "état d'esprit".
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La digitalisation va bientôt être une obligation pour tous. Autant alors prendre les devants. Pour cela, il faut analyser son environnement professionnel, mener des enquêtes, être en veille interne et externe. Ces informations recueillies, il faudra proposer des solutions technologiques pour améliorer son système. C’est surtout une question d’état d’esprit.

 

La digitalisation des entreprises est d’ores et déjà en marche. Elle est aussi inéluctable tant sa mise en place optimise et développe l’agilité des organisations. Les salariés sont évidemment partie prenante de ces modifications. Ils ont la capacité de digitaliser leur poste et de digitaliser leur environnement professionnel. « La digitalisation arrive. Il faut y participer », s’enthousiasme Guillaume de Villèle, fondateur et directeur associé de On trust, un cabinet de conseils spécialisé dans l’intégration du digital au sein des entreprises. Il propose alors une méthode. « Tout d’abord, le salarié doit se demander pourquoi il faut digitaliser son service et donc comprendre les besoins de son environnement professionnel. Ensuite, il faudra trouver une solution et définir ce que chacun gagne dans ces changements. Enfin, les solutions technologiques seront définies pour résoudre les problèmes soulevées en début de processus ».

 

« Digitaliser son poste est un état d’esprit »

Pour cela, l’employé devra donc, tout d’abord, analyser puis utiliser ce que son employeur a mis en place pour digitaliser son poste. Ce peut être des réseaux sociaux, une communication avec ses pairs, des journées d’innovation, des mesures pour innover en progrès continu. Ensuite, internet, le réseau des réseaux, est un monde d’expérimentation. Il est essentiel d’y trouver de nouvelles mesures pour faciliter son travail, de le proposer à son manager et de le tester de concert avec ses collègues. Il faut aussi identifier des formations permettant de digitaliser son environnement professionnel et de les suivre… Quoi qu’il en soit, il faudra être moteur de son propre développement personnel avec l’aval de son supérieur hiérarchique. Cela nécessite aussi d’être à l’écoute de son client et de ses collègues pour analyser ce qui ne va pas. Il faut donc discuter et être en veille sur ce qui ce fait de mieux ailleurs chez ses concurrents mais aussi dans sa propre société. « Digitaliser son poste est donc avant tout un état d’esprit, explique David Fayon, consultant web pour des entreprises françaises depuis la Silicon Valley, directeur général de PuzlIn, un outil de gestion de listes 2.0 et co-auteur de Transformation digitale : 5 leviers pour l’entreprise, Pearson, 2014. Au quotidien, par son esprit d’innovation, le salarié peut numériser certaines procédures, en suggérant des expérimentations via des boîtes à idées ou directement depuis les outils collaboratifs de l’entreprise. Mais il peut être aussi à l’initiative d’ateliers de créativité, de POC (proofs of concept). Tout dépend de sa position dans l’entreprise, de son organisation, son agilité et de la culture de la société ».

Ce cheminement nécessite aussi de bien connaître son métier, son environnement, les concurrents et les éventuels nouveaux entrants, les procédures, la chaîne de valeur et les relations et canaux existant avec les clients. « Ensuite, il devra analyser comment la stratégie pourrait être optimisée ou revue avec de nouvelles méthodes et de nouveaux outils, poursuit David Fayon. Enfin, dans l’exercice au quotidien, il doit tirer profit de cela pour télétravailler ou collaborer via les réseaux sociaux d’entreprise. Par ailleurs, il est impératif de ne pas être le nez dans le guidon. Google propose 20 % de temps libre à ses salariés pour mener des projets personnels. Cela permet d’utiliser de nouvelles idées pouvant rejaillir sur son entreprise. Le salarié sort du cadre et facilite l’évolution de son organisation ».

 

« C’est le sens de l’histoire »

 Mais cela n’est pas sans risque. Sur le fond, la digitalisation ne peut être remise en question. Si une société de veut pas se faire « ubériser » ou s’étioler, elle devra s’y mettre. Et comme les salariés sont les chevilles ouvrières de ces changements, tout le monde doit les soutenir. Reste la hiérarchie pouvant être pesante. « Pour digitaliser son poste, je conseille au salarié de mesurer la maturité digitale de son employeur, décrypte Caroline Faillet, co-dirigeante de Bolero, un cabinet de conseil en stratégies digitales. Les entreprises en silo peuvent voir d’un mauvais oeil un élément qui tweete sur son employeur, qui met en place des pratiques collaboratives dans sa société. La peur du changement chez le salarié et son organisation est un autre frein important. Une hiérarchie rigide également. Il est parfois difficile à un dirigeant d’accepter que son spécialiste en assistance technique soit aussi un bloggeur. Cette multiplication des tâches et des compétences peut autant déplaire au salarié qu’à son dirigeant.  Mais je suis optimiste car c’est le sens de l’histoire. L’organisation changera plus vite que le personnel de cette même organisation ».

 

« La digitalisation rend son métier plus intéressant »

Stéphanie Mingardon est directrice associée du Boston Consulting Group. Elle est experte en organisation et ressources humaines. Son cabinet de conseils en management travaille à la digitalisation des plus grandes entreprises françaises.

« La digitalisation rend son métier plus intéressant. C’est son principal intérêt. Un salarié, dans une digitalisation réussie, travaillera dans une entreprise plus agile, permettant au collaborateur d’améliorer la performance globale de son employeur. Un job digitalisé engendre moins de bureaucratie, développe le travail en mode projet. Le salarié collabore également avec d’autres départements, d’autres métiers. Cela le repositionne et lui permet de développer la valeur ajoutée de sa fonction. C’est aussi plus épanouissant pour un salarié ayant moins de tâches répétitives à exercer. Il est aussi plus autonome, a accès à plus d’informations. Son employeur sollicite davantage sa créativité. Enfin, cette digitalisation du travail permet au salarié d’améliorer ces compétences dans le digital, qui va devenir de plus en plus important. Cet apprentissage améliore donc l’employabilité du salarié ».

 

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