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Savoir repérer une entreprise qui promeut les femmes

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Savoir repérer une entreprise qui promeut les femmes
Business meeting in a modern office. In the foreground a beautiful girl smiling.
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Le phénomène s’appelle « plafond de verre ». Il décrit le fait que les femmes peinent encore à atteindre les plus hauts postes dans une entreprise. Pourtant, ce fameux plafond est plus ou moins épais selon les sociétés. Voici les conseils du dernier rapport de l’Observation de la féminisation des entreprises pour repérer les employeurs promouvant les femmes.

 

Il y a eu du progrès. Le marché de l’emploi et les entreprises en France sont en effet de moins en moins machistes. Les femmes plus diplômées en moyenne que les hommes rencontrent ainsi moins de difficultés qu’hier à progresser au sein de leur société. En 1962, 16 % des cadres étaient des femmes. Aujourd’hui, elles comptent pour 39,4 % des managers. « Une certaine prise de conscience s’est effectuée avec la montée des enjeux de la responsabilité sociale des entreprises, explique Michel Ferrary, président de l’Observatoire de la féminisation des entreprises. L’entreprise devient un acteur de la société et se doit d’être responsable. Les pouvoirs publics comme les médias ne manquent pas d’ailleurs de les rappeler à l’ordre sur ces sujets. A cela s’ajoute une guerre des talents. Il devient de plus en plus difficile de se passer du vivier des femmes, en général plus diplômées que les hommes ».

 

Plus une entreprise est féminisée, plus il y a de femmes cadres

Enfin, pour être juste, la prise de conscience n’a pas eu lieu partout. Certaines entreprises en dépit de leur beau discours, maintiennent en réalité un « plafond de verre » très épais. C’est, d’ailleurs, ce que montre le dernier rapport de l’Observatoire. Il s’est penché sur les 60 plus grandes entreprises françaises, soit les entreprises du Cac 40 et les 20 suivantes. Néanmoins, il n’a pu récolté des données suffisantes que pour 45 d’entre elles. Dans ces entreprises, les femmes comptent en moyenne pour 34,36 % des effectifs. Cela va de Vallourec, entreprise la moins féminisée avec 11 % de femmes dans ses effectifs à LVMH avec 74 % de femmes. En moyenne ensuite, les femmes pèsent pour 29,58 % des effectifs cadres. Airbus est bonne dernière en la matière avec seulement 9,6 % de femmes parmi ces cadres. Et le groupe LVMH une fois de plus se montre très féminisé, avec 62 % de femmes parmi ces cadres. D’ailleurs, il existe une certaine règle en la matière comme le souligne le rapport, « plus une entreprise a un nombre important de femmes dans ses effectifs, plus son encadrement est féminisé ». Il existe deux exceptions à cette règle. Il y a Danone, entreprise « amazone » comme la décrit l’étude. Elle compte en effet que 30 % de femmes dans ses effectifs, un chiffre en dessous de la moyenne, et 47 % de femmes parmi ses cadres, chiffre supérieur à la moyenne. Et il y a Legrand, entreprise « machiste », où c’est l’inverse : les femmes pèsent pour 36 % de ses effectifs et pour seulement 21 % de sa population cadre. Ainsi, on peut déjà en tirer un premier enseignement : mesdames et mesdemoiselles, si vous voulez accéder plus facilement au statut de cadre, visez les entreprises féminines, soit celles du secteur du luxe (LVMH, L’Oréal, Kering), celles des services financiers (BNP Paribas, Société générale, Crédit Agricole, Natixis, Axa), celle de la communication (Lagardère), celles de la grande distribution (Carrefour et Casino) ou encore celles des services (Sodexo, Accord, Endered). L’industrie automobile (Renault, PSA, Michelin, Valéo), de l’énergie (Total, GDF Suez, EDF, Vallourec, Alstom, Technip), le secteur de la construction (Bouygues, Vinci, Lafarge, Saint Gobain), de la chimie (Arkema, Solvay), des hautes technologies (Airbus, Atos, Dassault Systemes, Cap Gemini, Safran) ou encore des services aux collectivités (Suez Environnement, Veolia Environnement) sont encore des milieux très masculins.

 

L’industrie facilite la promotion des femmes aux Codir

Néanmoins, il ne faut pas jeter trop vite le bébé avec l’eau du bain. Car les entreprises machistes ne sont pas réellement là où on le pense. Chez LVMH, par exemple, le plafond de verre est en réalité très épais. L’entreprise va en effet peu puiser dans son vivier de femmes cadres pour établir son comité de direction. Une seule femme siège au comité de direction du groupe. Alors qu’en moyenne sur les entreprises étudiées, les femmes comptent pour 10,14 % des membres de ces comités. Autrement dit LVMH a plus de femmes dans ses rangs que la moyenne, plus de femmes cadres aussi, mais moins de femmes en haut de la hiérarchie. Bref, ça bloque. Et cela est le cas pour 8 autres entreprises : Accor, BNP Paribas, Crédit Agricole, Natixis, Casino, Danone, Lagardère et Vivendi. A l’inverse, les entreprises plus masculines au départ semblent favoriser la promotion des femmes au plus hauts postes. Chez Orange, Renault, Dassault, GDF Suez, EDF, Lafarge, Schneider, Vallourec et Suez Environnement, « le pourcentage de femmes dans le comité de direction est supérieur au pourcentage de femmes dans l’encadrement » indique l’étude. « C’est en effet assez paradoxal, mais les entreprises les plus masculines semblent avoir des meilleures politique de promotion des femmes que les entreprises féminines. On peut expliquer ce phénomène par le fait que l’industrie pendant longtemps est restée un milieu masculin. Dans la guerre des talents en jeu actuellement, les entreprises du secteur ne veulent plus se passer du vivier des femmes, peu enclines à se diriger vers ce secteur. Pour les attirer, elles doivent leur offrir de bonnes perspectives de carrière », conclut Michel Ferrary.

 

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