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Tutorat en entreprise : une nouvelle façon d'être promu

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Tutorat en entreprise : une nouvelle façon d'être promu
Un bon tuteur doit consacrer, au départ, près de 1 jour par semaine à la "gestion" de son stagiaire.
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Même si ce n’est pas sa fonction première, devenir tuteur en entreprise permet de montrer des compétences managériales et donc de se promouvoir. Il a également pour but de transmettre son savoir et de faire le point sur ses compétences professionnelles. Tout cela est utilisable pour développer son employabilité.

 

Certes, ce n’est pas sa fonction première mais le tutorat peut (doit ?) aussi servir à promouvoir le tuteur. Ainsi, prosaïquement, il existe des primes (de l’ordre de 500 euros) dans certaines enterprises. Quelques secteurs, comme la construction, ont mis en place un titre de tuteur. Ce dernier doit aussi mettre en avant cette expérience. Il faut faire comprendre à son employeur que ce travail exige de savoir gérer son temps, de bien manager une équipe, d’être à l’écoute, avoir de l’autorité, être optimiste et de savoir reformuler. Bref, toute une palette de compétences qui fait du tuteur un excellent manager. Il doit donc être promu. Le tuteur devra donc tout faire pour faire savoir tout cela. Il doit prétendre, si des places se libèrent, à de plus hautes fonctions.

Ceci précisé, il ne faut accepter « cette charge de travail si l’on est motivé, prévient Jean-Paul Léon, tuteur, enseignant et coauteur avec Véronique Favard-Bellanger de l’ouvrage « Missions et fonctions du tuteur dans les métiers de la construction » (Editions Eyrolles). Car les contraintes du tuteur sont nombreuses. Il faut dégager du temps – un jour par semaine au début - pour ses élèves, savoir expliquer son métier, gérer une relation avec des jeunes qui ont 20 à 30 ans de moins que vous. Ce n’est pas toujours évident… ». A celà, il faudra ajouter très souvent le peu de moyen offert au tuteur et le manque de considération de l’entreprise pour cette tâche…

 

Gérer son temps

Pour devenir tuteur, il faut donc avant tout être motivé pour transmettre, former et vouloir faire perdurer son métier. Il s’agit donc d’un intérêt avant tout personnel procédant d’une démarche altruiste. Cela n’empêche pas de bien s’y préparer et d’exiger, pour bien le faire, une formation ad hoc. Elle peut durer 3 à 4 jours. Cela permettra de détenir un vernis permettant de bien entamer son tutorat. Il sera aussi essentiel de bien connaître son métier et tout particulièrement la partie de son travail que l’on va transmettre aux stagiaires. Il faut également être capable de gérer son temps pour y consacrer entre 10 et 20 % de sa journée.

 

En quoi consiste la fonction de tuteur ?

Stéphane Becker est manager technique et tuteur au sein du Groupe Assystem. Il pilote une équipe d’ingénieurs.

« Ma fonction du tuteur consiste à préparer, au sein d’Assystem, la future génération d’ingénieurs sortant des écoles. J’encadre ces jeunes. Cela nous permet de « débroussailler » le terrain des nouveautés technologiques. Ces élèves ingénieurs nous apportent leurs connaissances. Nous les faisons travailler sur des sujets innovants. De notre côté, nous les formons en vue d’une embauche au sein du groupe. Je peux ainsi repérer les meilleurs éléments. Pour un stage, je rencontre, par exemple, 3 à 4 personnes. Je discute de leurs motivations. Je me projette aussi, à moyen terme, pour analyser leurs objectifs et voir comment cela peut convenir à mon entreprise. Nous leur apportons ensuite notre technique, notre savoir-faire, notre technique et notre façon de travailler. Cela permet à nos stagiaires d’être prêts à intégrer nos équipes. Pour nous, il est donc important d’échanger entre ingénieurs plus ou moins jeunes. Nos spécialistes ont 15 à 20 d’expériences. Ils ont une façon de travailler que l’on confronte avec celles des stagiaires. Cela nous permet de voir les choses autrement, de connaitre de nouvelles perspectives. C’est bénéfique pour le stagiaire tout comme pour le tuteur ».

 

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