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Un cursus double compétence améliore la carrière, pas l’insertion

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Un cursus double compétence améliore la carrière, pas l’insertion
Joelle Planche Ryan
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Décrocher un double diplôme demande une énergie importante. Mais n’améliore pas l’insertion des salariés. Il permet cependant d’obtenir un poste plus important et un salaire légèrement supérieur.

 

Décrocher un double cursus constitue le rêve de tout salarié encalminé dans son entreprise, bloquée par une hiérarchie obtuse. C’est ainsi que bon nombre d’écoles arrivent à convaincre le candidat de dépenser parfois plus de 10 000 euros pour se former. Le jeu en vaut-il alors la chandelle ? « Les employeurs ne considèrent pas le double diplôme comme quelque chose d’important dans une carrière, débute Sylvie Baudrillart, directrice associée en charge de la practice industrie pour le cabinet d’outplacement Oasys. Elle a publié, en 2013, une étude intitulée « Ingénieurs à mi-carrière : les défis d’une profession qui se pose des questions ». A la question, « Lorsque votre entreprise recrute un ingénieur à mi-carrière pour exercer des fonctions de direction générale, quelles sont vos exigences relatives à son parcours antérieur ?, les employeurs s’attachent avant tout à rechercher des candidats ayant un leadership reconnu et disposant de la capacité à communiquer en toutes circonstances. Le fait d’avoir obtenu un MBA est peu souvent cité comme un critère ». L’Apec corrobore cette analyse. Selon son étude sur les jeunes diplômés 2013, le double diplôme ne permet pas de trouver plus facilement un emploi. Mais il améliore légèrement les conditions d’emploi. Ainsi, dans les filières techniques, 45 % des diplômés Bac +4 et plus disposent du statut cadre contre 48 % des double diplômés. De même, la rémunération du double diplômé est sensiblement supérieur (28 300 € brut par an) que celle du simple diplômé (26 900 €). Cela représente une différence de 1400 € par an…  Pas de quoi s’enthousiasmer.

 

« Développer sa valeur ajoutée »

« Les intérêts de décrocher un double cursus sont ailleurs, estime la coach carrière Joëlle Planche-Ryan des anciens d’Arts et métiers ParisTech, auteure avec Stéphanie Vasen, de « Boostez votre parcours professionnel avec le mind-mapping ». Le double diplôme, essentiellement lorsqu’il permet de développer une vision globale de l’entreprise comme les MBA ou les cursus en stratégie ou grands projets, permet d’acquérir une compréhension des départements finance, marketing. Il existe, en fait, deux grands axes de formation. Celui qui accroit l’expertise technique (les hard skills) et celui qui développe les soft skills et les autres domaines de l’entreprise. Je préconise de plutôt faire le second pour développer sa valeur ajoutée. Car plus un salarié monte dans l’échelle hiérarchique de son entreprise, plus la technique est nécessaire mais non suffisantes. Il faut donc se former à la technique toute sa vie pour rester au goût du jour mais c’est le reste, le leadership, les capacités à communiquer qui feront la différence ».

 

« Les problématiques des financiers »

Pour décrocher le cursus idoine, il faut ensuite faire le bon choix. Il faudra alors mesurer ce dont le candidat a besoin. Il faut aussi choisir la bonne marque avec un bon cursus. Il est important de suivre le double cursus dans un autre établissement que celui de la formation initiale. Cela permet de multiplier les réseaux d’anciens. Le 2e conseil est de réaliser un cursus d’un niveau d’étude au moins supérieur à son niveau initial et, si on est ingénieur, de viser une école de management. Cela multiplie les points de vue.

« Mon double cursus ingénieur-MBA m’a servi de passeport pour l’entreprise, conclut Nicolas Bontron, coach et associé du cabinet Transition Plus, spécialisé dans la gestion de la crise de carrière pour cadres supérieurs. J’ai compris les problématiques des financiers, des commerciaux, des logisticiens. J’ai alors pu interagir avec toutes ces fonctions. L’ingénieur pourrait avoir comme tendance de se cantonner à la technique en s’interdisant à aller voir ailleurs. Un double cursus permet aussi de se réorienter ».

« 21% des diplômés ingénieurs possédent un double diplôme »

Pierre Lamblin est directeur du département études et recherche de l’Apec.

« Le double diplôme concerne environ 1 jeune diplômé sur 5. Ainsi, 21 % des diplômés ingénieurs possèdent un double diplôme. Ce n’est pas un viatique pour l’emploi. En 2013, 68 % des simples diplômés étaient en emploi contre 65 % des double-diplômés… 54 % des simples diplômés étaient en CDI contre 53 % des doubles diplômés. Cela peut s’expliquer par le fait que les doubles diplômés soient plus exigeants que les autres. Ils font peut-être plus les difficiles ».

 

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