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12,4 % de la population active télétravaillent

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La France, comparée aux pays scandinaves et anglo-saxons, est en retard en matière de télétravail. La cause : une réticence des managers. Pourtant, d’après une étude du cabinet Greenworking sur le sujet, remise vendredi dernier à Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, le télétravail permet un gain de productivité important.

 

Il a rarement moins de 30 ans. Logique, en général, le télétravailleur a au moins 8 ans d’expériences dans l’entreprise. Ce sont plutôt des hommes (63 % des télétravailleurs sont de sexe masculin). Tous les niveaux de salaires et d’études sont représentés. A l’inverse la fonction commerciale est plutôt surreprésentée (36 % des télétravailleurs). Et enfin pour terminer, un peu moins de la moitié d’entre eux (45 %) n’ont pas été sensibilisés au télétravail. Voici le portrait robot du télétravailleur français que dresse le cabinet Greenworking, spécialisé dans le développement des nouvelles organisations de travail, dans une étude*, remise vendredi dernier à Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique.

 

Des managers réticents

Mais surtout, l’étude nous apprend que les télétravailleurs ne sont pas très nombreux en France.   Ils comptent pour 12,4 % de la population active. Malgré l’essor des technologies, les problèmes de logements en France avec la hausse des prix immobiliers, les temps de transports qui s’allongent, et la forte aspiration des salariés au télétravail (72 % des salariés franciliens se déclarent intéressés), la France est plutôt en retard dans le domaine par rapport aux pays scandinaves ou anglo-saxons. Pourquoi ? La faute à la « culture managériale française, et plus particulièrement les réticences de certains managers intermédiaires » explique le cabinet Greenworking.

 

+ 22 % de gain de productivité

Et pourtant, l’entreprise peut y gagner. Toujours d’après l’étude, le gain de productivité en télétravail est en moyenne de 22 %. Plus généralement, il oscille entre 5 % et 30 % selon les postes et les profils. La meilleure formule reste le télétravail 2 jours par semaine. Cette forme d’organisation offre aux « travailleurs du savoir des conditions de travail qui permettent un niveau de concentration élevée » observe l’étude. Adieu open-space bruyant, adieu les interruptions incessantes des collègues de travail. « Le télétravail permet de recréer un espace-temps où le travailleur de la connaissance peut s’extraire du brouhaha professionnel, du flot incessant de perturbations et donc d’éviter la surcharge cognitive » résume l’étude.

Sans compter, que cette forme d’organisation du travail permet de réduire le stress. Un télétravailleur économise du temps sur les transports qu’il peut allouer à autre chose : 37 minutes en moyenne par jour en plus pour la vie familiale et 45 minutes de gagner sur le temps de sommeil. Du coup, il ne faut pas s’étonner, que 96 % des télétravailleurs, managers et employeurs français soient satisfaits de cette forme d’organisation du travail.

 

Réinventer le management

Bien sûr, il faut que certaines conditions soient respectées pour que le télétravail marche. Déjà, tout le monde ne peut y prétendre. Il faut avoir une capacité à séparer vie personnelle et vie professionnelle, quand on travaille chez soi, et être autonome. Mais, il faut aussi que l’entreprise adopte un mode managérial approprié, fondé sur la confiance et l’autonomie. « Le télétravail rend caduc l’ancien modèle managérial français directement issu de la vision tayloriste de l’entreprise dans lequel le manageur est un contremaître qui contrôle et distribue le travail, avance le cabinet Greenworking. Le manageur de télétravailleurs doit au contraire animer, assurer le partage de la connaissance, fédérer son équipe, libérer les énergies et catalyser la création de valeur ».

 

Lucile Chevalier

 

 

* Etude réalisée auprès de 20 grands groupes français de tout secteur représentant plus de 6 200 télétravailleurs.

 

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