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2010-2020 : ce qui a changé dans les métiers de l'aéronautique

 | par Laure Martin

2010-2020 : ce qui a changé dans les métiers de l'aéronautique
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Le secteur de l’aéronautique n’est pas en reste concernant l’impact du numérique sur la transformation des métiers. Outre l’adaptation des salariés à l’évolution du secteur, les formations doivent elles aussi se mettre en ordre de marche. 
 
« Ces dix dernières années ont été particulièrement marquées par le développement du carnet de commandes dans le secteur de l’aéronautique et du spatial, ce qui a eu des répercussions directes  sur l’emploi, témoigne Philippe Dujaric, directeur des affaires sociales et de la formation au sein du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS). Il y a dix ans, le GIFAS rassemblait un peu plus de 200 adhérents, représentant 160 000 emplois. Aujourd’hui, nous en sommes à 400 membres et près de 200 000 emplois. »
 
Si le secteur a longtemps été dans une phase de conception des nouveaux avions, depuis quelques années, les entreprises sont dans la phase de production, ce qui explique la hausse du volume d’emplois. 
 

L’impact du numérique 

 
La croissance des emplois et des recrutements doit être mis en parallèle avec la transformation numérique du secteur, « qui a un impact important sur nos métiers », souligne Bertrand Delahaye, adjoint au DRH chez Safran. Ce changement se produit à plusieurs niveaux avec tout d’abord une transformation des métiers. C’est le cas par exemple de la maintenance industrielle. « Nous nous orientons vers de la maintenance prédictive permettant de prévoir la défaillance des machines de production », explique Bertrand Delahaye.
 
Cela génère une vraie transformation en termes de positionnement des professionnels de la maintenance. Et d’expliquer : « Ils vont devoir comprendre le traitement des données et se positionner dans l’anticipation d’une défaillance. » Les changements sont donc notables au niveau des soft skills puisque le professionnel va devoir davantage surveiller les indicateurs et négocier les délais de production. Les relations entre les acteurs vont se modifier et faire place à davantage de travail en équipe. 
 
En parallèle, le secteur fait face à de vraies disruptions comme par exemple la fabrication additive. Si jusqu’à présent la matière était « retirée » pour parvenir à la fabrication d’une pièce, avec la fabrication additive, elle est construite à travers des couches de matériaux qui s’ajoutent successivement, « ce qui permet d’accéder à des architectures et à des fonctions qui n’étaient pas accessibles auparavant », rapporte Bertrand Delahaye. Cette introduction a généré des changements au niveau des bureaux d’étude et dans le monde de la production car les ingénieurs doivent être en capacité de produire avec cette nouvelle technique. 
 

La formation des acteurs

 
Les salariés acceptent-ils ces changements liés au numérique ? « Les ingénieurs, les techniciens et les compagnons sont des passionnés de technologie, souligne Bertrand Delahaye. De fait, lorsqu’ils sont amenés à travailler avec des robots ou des cobots, ils sont massivement intéressés par cet investissement sur l’avenir. » Il insiste néanmoins sur la nécessité de former les acteurs à l’évolution du secteur.
 
Le GIFAS a d’ailleurs participé à la création de Campus Fab, « qui accueille des apprentis, du bac pro à Bac+3 ainsi que des salariés en formation continue pour acquérir les pratiques et les compétences de l’industrie moderne ». Ils travaillent avec les dernières technologies telles que la réalité virtuelle ou augmentée, des objets connectés, des robots collaboratifs. Dans cet environnement où le numérique est omniprésent, le centre de formation vise avant tout à conforter la place de l’Homme au centre du processus de production. 
 
Le GIFAS a également lancé cette année le programme « Industrie du Futur » qui vise à accompagner les entreprises dans cette démarche sur trois ans. 300 ETI, PME et TPE sur l’ensemble du territoire sont accompagnées, au travers d’un diagnostic et d’un plan d’action individuel.
 
En complément, le GIFAS met en œuvre un plan de soutien à la formation des techniciens de production aéronautique pour favoriser la mise à niveau technologique des établissements d’enseignement aéronautique. « Ce plan vise à aider les centres de formation à s’équiper pour que les enseignants et les élèves soient formés aux changements qu’implique l’introduction du digital dans le secteur », conclut Philippe Dujaric. Un investissement qui devrait participer à l’attractivité de la filière.
 
 

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