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2010-2020 : Et Naval Group imagina la maintenance prédictive des navires

 | par Marjorie Corcier

2010-2020 : Et Naval Group imagina la maintenance prédictive des navires
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En une décennie, le leader européen du naval de défense a fait le pari du numérique et de la digitalisation pour la maintenance des sous-marins et navires de surface. Les bateaux ultraperformants sont aujourd’hui équipés de systèmes permettant d’anticiper de futures défaillances.
 
Des navires de combat amarrés au port durant trop longtemps pour des opérations de maintenance. Cette image pourrait désormais appartenir au passé. En quelques années, Naval group, qui conçoit, réalise et maintient en service les navires de l’armée française, s’est attaché à bousculer la donne dans ce domaine en mettant le numérique et la digitalisation au service des vaisseaux de la Marine.
 
La révolution, entamée en 2015, n’en est qu’à ses prémisses mais déjà les navires ultraperformants sont équipés de systèmes permettant d’anticiper de futures pannes ou défaillances, une prouesse rendue possible grâce à une armée d’ingénieurs et autres datascientists, basée notamment sur les sites de Brest (Finistère), Toulon et d’Ollioules (Var) de Naval Group. 
 
Alain Beltrando, directeur de la K-Team, pilote la digitalisation de la maintenance chez Naval Group. « Jusqu’à maintenant, nous faisions de la maintenance préventive qui consiste à dire qu’il faut remplacer telle ou telle pièces toutes les 1000 heures par exemple. Ces recommandations sont gourmandes en pièces détachées, c’est coûteux. Notre question, c’est : Avons-nous besoin de cette maintenance systématique ? Ne peut-on pas retarder ce remplacement ou au contraire l’anticiper si l’on pressent un dysfonctionnement ? », explique humblement l’ingénieur, qui cite l’exemple d’une voiture pour illustrer son propos.  « Si vous conduisez tranquillement, la boite de vitesse ou les freins s‘useront moins vite que si vous avez une conduite sportive ou saccadée ».
 

Toutes les données du navires enregistrées par des capteurs

 
Pour y parvenir, les navires sont équipés de capteurs « un peu partout pour récupérer les informations et sentir palpiter le navire ». Il y a quelques années encore, ces capteurs moins nombreux ne servaient qu’à suivre les installations. Aujourd’hui, ils mesurent la température, les vibrations, les consommations, enregistrent compulsivement. « C’est une sorte de scanner permanent », compare Alain Beltrando. « Quand le bateau revient avec ses données, avec la volonté de notre client, on els analyse, on les scrute et on développe des algorithmes qui nous permettent de prédire des dysfonctionnements», poursuit-il.
 
Pour compiler toutes ces informations, Naval Group a créé un centre opérationnel de soutien intégré numérique (COSIN), avec un datacenter de 300m2, d’une capacité pouvant aller jusqu’à 120 pétaoctets qui a vu le jour en octobre 2017. Là se trouvent 7 à 10 ans d’enregistrement de données de conception, de construction et de vie des navires.
 
« De ces informations, on va tirer des enseignements et proposer des recommandations pour aider les marins », détaille l’ingénieur. La priorité, c’est la durée à la mer de façon autonome : permettre aux marins de rester le plus longtemps possible en mission ; sans être obligés de de revenir au port à cause d’une défaillance. « On est, par exemple, en mesure de dire aux marins quelles pièces de rechanges, en plus des stocks usuels, ils doivent embarquer au départ », confie Alain Beltrando, qui souligne que les navires ont aussi des installations en double pour continuer leur mission. Générateurs électriques, circuits de refroidissement d’eau, calculateurs, réseaux, sont en plusieurs exemplaires, pour assurer les fonctions vitales en cas d’attaque.
 

Soutenir les marins et faire des économies

 
La maintenance prédictive doit permettre aux marins de durer à la mer et d’être encore plus concentrés sur leurs objectifs opérationnels. Elle permet aussi de faire des économies. « Grâce à elle, nous serons capables notamment de réaliser la maintenance au juste besoin avec les pièces détachées en quantité suffisante », explique Alain Beltrando.
 
A terre aussi, sur les chantiers ou dans les ateliers, on enregistre, on mesure. La maintenance qui en 2010 se faisait sur papier où l’on cochait avec un stylo, se fait aujourd’hui sur des tablettes. On transfert l’expertise humaine sur des outils digitaux que nous mettons au services de nos collaborateurs », confie le spécialiste.
 
L’anticipation peut-elle encore aller plus loin dans ce domaine ? Les ingénieurs de Naval Group élaborent des possibilités comme un « chatbot », un assistant numérique vocal que l’on pourrait imaginer à la ceinture du marin. « L’idée c’est de pouvoir accompagner et intervenir au plus près du marin », imagine l’ingénieur de Naval Group, en souriant.
 

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