emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur
Une marque du réseau Emploipro.fr

Ingénieur de production

3. L’adaptabilité est la compétence essentielle d’un ingénieur

 | par Gwenole Guiomard

3. L’adaptabilité est la compétence essentielle d’un ingénieur
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Outre son diplôme, les entreprises demandent aujourd’hui aux ingénieurs d’être adaptables. Cela passe par les doubles compétences techniques et managériales, expertise et recherche, la transculturalité et un savoir-faire en communication.

« Quel est, selon vous, la définition de l’ingénieur ? C’est la question que pose un chasseur de tête à tous les ingénieurs qu’ils souhaitent embaucher. Les réponses sont nombreuses. Mais pour notre consultant en recrutement, la bonne définition de l’ingénieur est celle qu’il a inscrit, en grosse lettre, derrière son bureau : « Un ingénieur est celui qui invente ».

La définition vaut pour les siècles passés. Mais elle est encore plus valable aujourd’hui. De nos jours, un bon élément doit avant tout innover soit en étant entrepreneur (il créé alors son entreprise), soit en étant intrapreneur (il se comporte dans sa société comme s’il en était le propriétaire). Mais dans tous les cas, il doit inventer.

 

« Des candidats dynamiques »

Dans l’économie moderne, les entreprises attendent donc de l’ingénieur de la créativité et de l’innovation. « Je recherche des candidats dynamiques, explique Michel Pimenta, vice-président marketing et vente d’Airbus Cimpa. Il a recruté 250 ingénieurs en 2011 et souhaite en embaucher autant en 2012. Ils doivent aller de l’avant et constituer une force de proposition pour l’entreprise. Ce doit donc être un créateur que je repère via les stages et les missions effectuées ainsi que par la façon de se présenter ». L’ingénieur doit aussi démontrer son ouverture d’esprit en étant transculturel. Cette façon d’être ouvert aux autres cultures importe aux recruteurs pour les langues acquises ou pour la possibilité de travailler en équipe dont les éléments viennent de plusieurs pays. Mais cela leur permet surtout de mesurer que la personne qu’ils ont en face d’eux accepte la mobilité et fait preuve de dynamisme.

 

« Dans le Lot-et-Garonne »

L’ingénieur est, par conséquent, un être mobile sachant changer d’entreprise ou de métiers aussi souvent que nécessaire. C’est ainsi la trajectoire de Thomas Breuzet. A 34 ans, ce diplômé de l’agro Toulouse Ensat en 2000 est directeur général de Danival, une société de 90 personnes proposant des plats biologiques. « Depuis la fin de mes études, précise-t-il, j’ai saisi une série d’opportunités. J’ai commencé comme responsable d’un site de 20 personnes. Je voulais travailler dans un secteur ayant du sens et qui se développe. En 2000, je sentais que la société française aspirait à plus d’écologie. Je me suis donc positionné sur l’agroalimentaire biologique, un secteur d’avenir, ai accepté de déménager, moi le Parisien, dans le Lot-et-Garonne et me suis inscrit dans la durée avec mon employeur. J’ai ensuite accompagné l’évolution de mon entreprise pour en devenir le DG au bout de 6 ans. On m’a fait confiance. Je renvoie depuis l’ascenseur : ma responsable qualité est âgée de 26 ans, mon responsable produit a 27 ans et mon responsable de site 32 ans ».

 

 

Les signaux faibles

Le parcours idéal d’un jeune ingénieur peut s’avérer compliqué. Mais, pour réussir, le néophyte doit faire attention à plusieurs points. La première idée est de bien comprendre son environnement économique. « Je recrute avant tout des personnalités, précise l’ingénieur Arts et métiers Alexis Coiseur, responsable RH chez Italcementi group, 3 e leader mondial de fabrication du ciment. Chez les ingénieurs, la compétence technique est toujours présente. Par contre, il est plus difficile de trouver des candidats dotés de compétences relationnelles. Je cherche des gens humbles, à l’écoute, sachant communiquer. C’est ce qui permet d’ouvrir toutes les portes du management. Ensuite, les bons ingénieurs savent résister au stress, réfléchir et, in fine, être capable d’aboutir à créer quelque chose ».

Il faut aussi saisir les signaux faibles et analyser la stratégie de son organisation : voir comment s’intégrer à son management, comprendre les produits qui vont se développer, se positionner dans les secteurs en devenir et faire partie des groupes qui ont le vent en poupe. C’est la stratégie qu’a, peu ou prou, suivie Emilia Robakowski, diplômée ingénieure en 2000, en génie des systèmes d’information et de décision de l’Université de Technologie de Troyes. A 33 ans, la jeune femme gère aujourd’hui un département dont le périmètre comprend l’Europe de l’Est, le Moyen-Orient et l’Asie. « En 2000, j’ai trouvé très facilement du travail dans une SSII. C’était une bonne idée. Car ce type de société permet de multiplier les expériences. Puis j’ai souhaité intégrer une entreprise pour y connaître ses fonctionnements et sa culture. J’ai opté pour Europe Assistance. J’y travaille depuis 2002 et ai changé de postes tous les 3-4 ans. Pour être promu, j’estime qu’il faut se faire connaître. Il faut prendre le temps de parler de soi et montrer le travail que l’on a fait. Cela permet de créer des réseaux et d’être choisi quand une place se libère ».

 

« Un vrai manque de compétences »

« Il faut rester curieux en permanence, poursuit Nathalie Rublon, DRH du groupe CITI Technologies. Cette société d’ingénierie a recruté 300 ingénieurs en 2011. Elle va en embaucher 300 en 2012. Cela veut dire se documenter en permanence. Pour embaucher ce personnel, nous éprouvons des difficultés. Ainsi, nous n’avons pas atteint notre objectif 2011. Des ingénieurs spécialisés dans l’engrais sont difficiles à trouver. Il y a là un vrai manque de compétences ».

Les entreprises reprochent aussi aux ingénieurs leur manque de communication. « Ils ne savent pas se vendre, se plaint un recruteur. Ils présentent très mal leurs expériences, la cohérence de leur parcours professionnels ». Or, il est essentiel de savoir se mettre au niveau de ses interlocuteurs de la fonction ressources humaines. « Le niveau linguistique des ingénieurs pose aussi problème, confie un autre recruteur. Ils maîtrisent mal l’anglais. C‘est pire en allemand sans mentionner le chinois ou d’autres langues rares. Nous sommes ainsi mandatés pour recruter des ingénieurs parlant allemand, peu importe leur spécialité. Aujourd’hui, un ingénieur ayant 5 ans d’expérience passe après un ingénieur parlant allemand ».

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

1440 offres d’emploi en ligne

Fermer X