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3/ Les meilleurs cursus pour travailler dans l’aéronautique

3/ Les meilleurs cursus pour travailler dans l’aéronautique
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La fac ou une école ? Une école généraliste ou spécialisée ? Il n’est pas aisé, sous l’amoncellement d’informations, de trouver chaussure à son pied. Voici quelques conseils pour bien choisir.

Il est difficile d’y couper. Pour travailler dans l’aéronautique, il vaut mieux un solide bagage dans l’ingénierie. Les ingénieurs et les cadres représentent en effet, plus d’un tiers des effectifs du secteur industriel de l’aéronautique. Et 80 % des cadres ont une formation d’ingénieur leur permettant d’appréhender la face technique de leur entreprise. La seconde règle est plus générale, elle relève du prestige de certains établissements auprès des recruteurs. Et cela n’a pas peu d’importance. L’endroit où le jeune diplômé a fait ses études définit bien souvent son salaire d’embauche, son statut et ses responsabilités. Pour résumer, selon où vous avez obtenu votre diplôme, vous êtes plus ou moins en position de force face à votre futur employeur. Et dans le domaine, les choses évoluent peu.

Cela est valable dans tous les domaines, y compris dans l’aéronautique, les polytechniciens, centraliens ou diplômés des autres très grandes écoles, comme Mines ou Supelec sont très recherchés. Ils tiennent le haut du pavé avec les écoles spécialisées dans le secteur. Les diplômés de ces écoles peuvent toucher en moyenne un salaire compris entre 35 000 et 40 000 euros brut annuels. Viennent ensuite les écoles d’ingénieurs généralistes avec un salaire d’embauche moyen situé entre 30 000 et 33 000 euros brut par an. Dans ce cas présent, il vaut mieux pouvoir justifier un stage dans l’aéronautique pour montrer l’attrait pour le secteur. Et enfin les cursus universitaires avec un salaire débutant oscillant entre 28 000 et 31 000 brut par an. C’est dans ce domaine que les choses bougent. Les universités s’ouvrent plus sur le monde de l’industrie, avec notamment l’obligation de faire un stage. Et du coup les formations universitaires, en matière de prestige, rattrapent peu à peu les écoles généralistes. Même s’il est vrai que l’école reste une meilleure carte de visite.

 

Les écoles spécialisées « forment la crème des futurs ingénieurs »

Olivier Fourure, directeur général de l’Isae, le décrète : « nos écoles forment la crème des futurs ingénieurs de l’aéronautique. » Et les entreprises ne se trompent pas, « plus de la moitié de nos étudiants ont un contrat avant même l’obtention de leurs diplômes », avance-t-il comme preuve. Les plaquettes des deux écoles assemblées au sein de l’Isae poursuivent l’éloge. 98 % des diplômés en 2008 et en 2009 ont trouvé   leur emploi en moins de 4 mois et 89 % sont en CDI. Il faut dire que l’Isae a plusieurs atouts. Le privilège de l’âge tout d’abord : l’ex-Supaéro a plus de 100 ans. Et au fil du temps, elle a formé des jeunes étudiants qui sont devenus des personnalités dans le secteur : Serge et Marcel Dassault, le spationaute Jean-François Clervoy, Jean-Paul Herteman, président-directeur général du groupe Safran et président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), ou encore Pierre-Henri   Gourgeon, directeur général du Groupe Air France-KLM. Du beau monde, et un réseau des anciens particulièrement dense.

 

L’université des métiers de l’aéronautique

A côté du mastodonte, il y a aussi l’Ecole national de l’aviation civile, qui a élu domicile également à Toulouse. C’est un peu « l’université des métiers de l’aéronautique », comme elle se définit elle-même. Depuis plus de 30 ans, elle forme des ingénieurs, mais aussi des techniciens, des pilotes et des contrôleurs aériens. En tout, ce sont 2000 élèves qui suivent une des 25 formations proposées. D’après la dernière enquête de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, 90 % des étudiants de cette école travaillent par la suite dans l’aéronautique.

 

Un tronc commun et un cycle d’expertise

L’Institut polytechnique des sciences avancées (Ipsa) a deux adresses, une à Paris et l’autre à Toulouse. Elle affiche comme objectif de former des ingénieurs et des cadres supérieurs experts en ingénierie des systèmes aéronautiques et spatiaux. Ses étudiants, diplômes en poche, doivent être aussi à l’aise dans la recherche et le développement, dans des bureaux d’études, qu’à la production ou à l’exploitation des systèmes opérationnels. Le cursus est divisé en deux parties. Tout d’abord, l’étudiant apprend les fondamentaux et les consolide pendant 3 ans. Le temps de trouver sa voie. Ensuite, les choses sérieuses débutent avec le « cycle expert ». L’étudiant choisit alors de se spécialiser en « énergétique, propulsion et moteurs innovants » ou en « mécanique et structures des aéronefs », en « systèmes de télécommunication », « systèmes embarqués et commandes numériques » ou encore en « systèmes de commandes mécatroniques ».

 

A l’université, des master pro très spécialisés

Pour les alternatives universitaires, tout se joue dans le Sud, à Toulouse en particulier, capitale de l’aérospatiale. Dans la ville rose, deux masters professionnels, tous deux dispensés à l’université Toulouse III. Le master professionnel génie mécanique en aéronautique, ouverts au titulaires d’une licence en sciences pour l’ingénieur ou en génie mécanique. Le cursus dure deux années, avec un stage de 3 mois en première année, et un de 6 mois en dernière année. Il y aussi le master professionnel conception et fabrication aéronautique qui dure aussi deux ans. Ensuite il faut aller plus au sud, à Marseille. L’université Aix-Marseille 2 propose un master pro en mécanique et ingénierie mécanique avec spécialité aéronautique et espace. Ou il faut remonter vers la Gironde. L’université Bordeaux 1 propose un master « Génie des systèmes pour l’aéronautique et les transports » avec une spécialité « ingénierie et maintenance aéronautique ». La formation dure deux ans, et l’étudiant peut choisir soit de suivre un parcours en « structures aéronautiques et spatiales » soit de se diriger vers « l’avionique et les systèmes aéroportés ».

Lucile Chevalier

 

Et la formation continue ?

Dans le domaine de laformation professionnelle continue, il y a la voie classique. Les écoles, commel’Enac propose en effet un panel de formations sur la gestion du trafic aérien,les systèmes électroniques, l’ingénierie systèmes, la sécurité ou encore les techniques aéronautiques. Il y a aussi les organismes de formationreconnue, comme l’Eurosae, ou l’European consortium for advanced training inaerospace (Ecata) - un consortium d’universités et d’industries du secteur aérospatial de 7pays européen proposant chaque année des programmes de formation - ou encore l’International training center for space applications (Itsa), unestructure de formation professionnelle spécialisée dans le domaine spatiale. Mais les salariés de Thalès ou de Safran ont une 3 e voie qui s’offre à eux : se former à la maison auprès de Thalès University ou Safran Corporate University. Cette dernière, destinée aux 55 000 collaborateursdu groupe, s’articule autour de 3 programmes phares : « les programmes de « leadership » pour aider les managers à relever les défis stratégiques majeurs de la croissance et l’innovation ; les programmes « business » permettant pour les 14 grands métiers du groupe de renforcer les compétences clefs des collaborateurs et les « programmes passerelles » destinés à ceux dont le métier décline ou évoluefortement. A Thalès, même articulation avec des formations générales ouparticulières. Thalès aurait ainsi formé par ce biais, plus de 20 000 salariés en 2007.Safran affirme, pour sa part, consacrer 4 % de sa masse salariale à laformation et plus de 70 % de ses collaborateurs bénéficient d’une formation au moinsune fois par an. L. C.

 

 

 

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