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3/ Nos établissements scolaires sont handi-accueillants. Mais ils peuvent mieux faire

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Olivier Ponteau.
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Depuis la loi de février 2005 relative aux personnes handicapées, l’enseignement supérieur a pris le problème de l’accueil et de l’intégration des étudiants en situation de handicap à bras le corps. Écoles et universités disposent désormais de leur charte handicap. Les initiatives se multiplient dans tous les domaines. Mais il reste encore beaucoup à faire.

 Réjouissons-nous : le nombre d’étudiants en situation de handicap a doublé depuis dix ans. Toutes les universités sont aujourd’hui en mesure de les accueillir, à des avancées certes différentes. La CGE (Conférence des grandes écoles) a suivi les traces de la CPU (Conférence des présidents d’université) et s’est munie d’une charte handicap. Olivier Pontreau, responsable sociétal de l’Enac (École nationale de l’aviation civile) et pilote du groupe handicap à la CGE, note une grande hétérogénéité en matière d’actions et de niveaux de maturité divers. « Le niveau commun est celui d’une école dotée d’un référent handicap [140 référents handicap actuellement sur les 220 écoles], suffisamment réactive sur une situation pour accueillir un étudiant en situation de handicap. Des écoles sont plus avancées, avec des programmes plus ambitieux que la seule sensibilisation au handicap. Mais elles constituent encore une minorité. » La CGE rédige un guide du référent handicap, en partenariat avec l’association Hanploi, afin que les bonnes pratiques fassent des émules.

À Hanploi, qui forme les futurs managers des écoles et les référents handicap, l’enthousiasme est là : « Notre programme Hanploi & School, qui propose aux écoles, universités et CFA des actions concrètes, se décline dans 85 établissements, contre 20 en 2005, signale Marion Sebih, responsable des partenariats école. Il y a une explosion des actions de sensibilisation au sein des écoles. Les actions sont plus claires et efficaces. Pour notre 6e édition des Trophées Handi-Friends [qui récompensent les meilleures actions menées en faveur de l’intégration des étudiants en situation de handicap par les établissements d’enseignement supérieur], nous avons eu 65 dossiers d’inscription, contre 20 en 2007. »


De nombreuses initiatives

Les établissements ont lancé de nombreuses initiatives dans plusieurs domaines : accès à la formation (le programme Phares des étudiants de l’Essec visant à accompagner les élèves de 3e et les lycéens), accès aux bâtiments (mise aux normes avec création de rampe d’accès et de portes automatiques), accompagnement pendant les études (aménagement des études, logiciels spécifiques, temps supplémentaire et secrétaire pour les examens, formations des professeurs, etc.), réflexion sur l’insertion professionnelle (offres de stages et emplois accessibles aux étudiants handicapés), actions de sensibilisation. Companieros propose, par exemple, des formations labellisantes sur les campus (formations Handimanagement) permettant aux étudiants d’obtenir le label Handimanager. Outre la direction de l’établissement qui s’active, un cursus handi-accueillant se reconnaît également à l’activisme de ses associations étudiantes. Signalons Handizgoud de l’Insa Lyon et Handifférence de HEC.

 

Des progrès à faire en amont

Il reste néanmoins beaucoup à faire, notamment en amont, dans les lycées et collèges. Certaines écoles de l’association Passerelle offrent aux étudiants en situation de handicap et ayant de bons résultats scolaires une voie d’accès privilégiée à leur formation. L’une d’elles, Grenoble école de management, explique l’intérêt de ce programme Post-Bac Handicap, créé en 2008 : « Il ne s’agit plus ici de sensibiliser les lycéens mais de les recruter, précise Laetitia Czapski, référente handicap et chargée du programme Diversité. Ils passent un concours en terminale, et non à Bac +2, puis sont accompagnés dans une formation incubante pendant deux ans avant d’intégrer notre école. » Des initiatives de ce type gagneraient à se développer afin d’enrayer la pénurie d’étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur, et donc en entreprise. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le taux de diplômés Bac +3 est de 10,6 %. Chez les étudiants en situation de handicap, il est de 1,8 % à peine.

Pascale Kroll

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