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4 100 VAE par an

 | par Gwenole Guiomard

4 100 VAE par an
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Selon une étude de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, 4 100 VAE (validation des acquis de l’expérience) ont été prononcées en 2009 dans les universités françaises. Le chiffre est stable depuis 2007.

Bon an, mal an, le nombre de validation des acquis de l’expérience (VAE) atteint les 4 100 acceptations dans les universités françaises. Ce chiffre évolue désormais assez peu. Il se scinde entre une VAE totale pour 2 200 dossiers et une validation d’une partie du diplôme pour 1900 personnes. Telles sont les conclusions d’une étude mené par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance rendue public début février via la note d’information « La validation des acquis dans les établissements de l’enseignement supérieur en 2009 ».

La note précise aussi que le « les diplômes les plus recherchés sont la licence professionnelle, en fort développement, talonnée de près par le master ». Alors que les champs disciplinaires les plus demandés sont, dans l’ordre, les sciences économiques, la gestion et l’administration économique et sociale.

La note précise aussi qu’on ne prête qu’aux riches. En effet, les bénéficiaires de ces VAE sont, tout d’abord, à 85,5 % des salariés en emploi. De plus, les cadres sont surreprésentés parmi ces bénéficiaires. En 2009, ils représentaient 43, 2 % des actifs en emploi s’inscrivant dans un parcours de VAE même si leur part tend à diminuer (46,4 % en 2008 et 51,2 % en 2007). Mais l’étude indique précisément que les populations les moins diplômées et les moins rémunérées utilisent peu ces validations. C’est le cas par exemple des ouvriers qui représentent moins de 1 % des validés. Or, ce sont eux qui en auraient le plus besoin et qui pourraient en tirer le plus parti.

En 2009, conclut l’étude, 83 établissements universitaires ont utilisé la VAE pour diplômer des adultes. En moyenne, le nombre de dossiers examinés par université est, comme en 2008, de 48 dossiers par établissement.

 

La VAE, comment ça marche

Pour mémoire, la Validation des acquis de l'expérience permet au salarié de réduire son parcours de formation. L’idée est de transformer une expérience en diplôme. Cela repose sur trois textes de loi. Le premier, élaboré en 1985, permet à un candidat avec expérience professionnelle d'accéder à un diplôme jusqu'ici hors de sa portée en raison de son niveau d'études. De nombreux titulaires de BTS, par exemple, ont ainsi intégré une Maîtrise à l'issue d'une validation. La loi de 1992 simplifie la procédure. Elle permet au candidat, après une validation, d'être dispensé d'une partie des cours conduisant à un diplôme donné. Ces deux dispositifs législatifs peuvent être utilisés conjointement ou séparément. Et, depuis 2002, une nouvelle loi sur la VAE permet désormais d'obtenir un diplôme dans son entier. Autre nouveauté, le champ d'application de la validation se trouve élargi, et peut englober l'activité professionnelle mais aussi d'autres expériences : activités associatives, sportives, politiques, syndicales… Dernière évolution notable : l'abaissement de cinq à trois ans de la durée de l'expérience pouvant être validée.

 

Un congé de vingt-quatre heures

Pour décrocher le diplôme souhaité, un jury indépendant examine le dossier et rend son verdict après avoir entendu le candidat en entretien. La VAE peut être réalisée en tout ou partie en dehors du temps de travail. Tout salarié peut bénéficier d'un congé de vingt-quatre heures, pris sur son temps de travail, de manière consécutive ou non, pour faire valider ses acquis. Il peut effectuer cette démarche pour participer aux épreuves de validation ou pour les périodes d'accompagnement à la préparation de cette dernière. Sa demande d'autorisation d'absence - qui précise notamment la certification visée - doit parvenir à l’employeur soixante jours au plus tard avant le début des actions de validation. Dans les trente jours qui suivent la réception de la demande, la direction informe par écrit le salarié de son accord. Elle ne peut refuser. Mais seulement reporter l'autorisation d'absence - de six mois au maximum -, en avançant des raisons de service. Le salarié adresse les demandes de prise en charge des frais liés à ce congé et de sa rémunération à l'Organisme paritaire agréé au titre du CIF (Opacif) dont relève l'entreprise.

Si elle est acceptée, il conserve son statut de salarié (rémunération, protection sociale, obligations vis-à-vis de l'employeur…) pendant les actions de VAE.

 

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