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4/ Des salaires élevés et des compléments de rémunération

 | par Gwenole Guiomard

4/ Des salaires élevés et des compléments de rémunération
Des salariés de Sunaéro France.
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L’aéronautique paye traditionnellement bien. La compétition existant dans le secteur permet aux salariés de pouvoir aussi disposer d’intéressement et autres périphériques salariaux comme la voiture ou des comités d’entreprise richement dotés…

34 000 euros bruts par an. Tel est le salaire que peut escompter un jeune ingénieur débutant sa carrière dans le secteur aéronautique. C’est 1 000 euros de plus que le salaire annuel brut moyen (33 030 euros) perçu par les diplômés 2010 de la conférence des grandes écoles. C’est aussi 2 000 euros de plus que les émoluments reçus par des jeunes diplômés en 2009 (32 006 euros). Pour les très grands groupes comme Dassault, le salaire de ces jeunes diplômés ingénieurs peut même dépasser cette moyenne de 34 000 euros brut par an. En effet, la firme française annonce que ces jeunes ingénieurs perçoivent des salaires annuels allant de 34 000 à 40 000 euros selon le cursus suivi. Pour le Gifas (Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales) et Philippe Dujaric, son directeur adjoint des affaires sociales et de la formation, les salaires des ingénieurs/cadres en début de carrière, dans le secteur, varient entre « 30 000 et 40 000 euros brut par an selon les cursus avec 34 000 euros en moyenne ».

 

Des primes pouvant aller jusqu’à 2,5 mois de salaire

Même son de cloche pour la « business unit » aerospace d’Assystem, une société de conseils en ingénierie. Chez eux, le salaire d’embauche d’un jeune ingénieur oscille entre 31 000 et 34 000 euros brut par an. A cela, il faut ajouter une participation et un intéressement. Après cinq ans d’expérience, ce même ingénieur percevra entre 36 000 et 37 000 euros brut par an. Chez Goodrich France, spécialiste en commande de vol, un jeune ingénieur commencera à 33 000-35 000 euros brut par an selon son école et sera rémunéré, après dix ans d’expérience, de 50 00 à 55 000 euros brut par an.

La situation salariale est un peu plus tendue dans les plus petites entreprises. Mais pas de beaucoup. « Nous éprouvons des difficultés à recruter de bons candidats, explique Thierry Regond, vice-président de Sunaero, une PME de la banlieue lyonnaise de 25 personnes spécialisée dans l’optimisation de la réparation des structures d’avion. Pour attirer notre personnel, nous leur proposons une autonomie réelle et un vrai rôle au niveau décisionnel. Nos salariés ont ainsi un accès direct à la direction et la capacité à influer sur les décisions. On propose aussi des salaires corrects. Un jeune diplômé perçoit entre 26 000 et 36 000 euros brut par an avec des primes pouvant aller jusqu’à 2,5 mois de salaire en plus. En plus, nous mettons à disposition de certains salariés une voiture ». Soit un équivalent salaire de l’ordre de 300 à 400 euros par mois en plus.

 

33 000 euros brut par an

Pour les ouvriers, les salaires sont beaucoup moins élevés. Selon le Gifas, le salaire de départ d’un ouvrier diplômé d’un Bac Professionnel est d’environ 21 000 euros brut par an. Celui d’un technicien supérieur diplômé d’un BTS, d’un DUT ou d’une licence professionnelle en structure, maintenance ou avionique tournera autour de 26 000 euros brut par an alors que le syndicat CFE-CGC table plutôt, pour un Bac +2/3, sur 24 000 à 25 000 euros brut par an. Assystem prévoit de payer ses jeunes techniciens supérieurs entre 21 000 et 24 000 euros brut par an avec une rémunération d’environ 25 000 euros après 5 ans d’expérience. Chez Goodrich, un compagnon (ouvrier) percevra comme salaire de départ 26 000 euros brut par an. En dix ans, s’il devient chez d’équipe, il pourra espérer 33 000 euros brut par an. Pour Jean-Luc Jeangeorges, président du syndicat national des mécaniciens et spécialistes de l’aviation civile affiliée à l’UNSA, « les mécaniciens sont payés 1800 euros net par mois sur 13 mois à Air France. Mais il y a aussi les primes ». En 2011, à Airbus,  par exemple, l’avionneur a ainsi prévu une prime de 800 euros cette année pour l’ensemble des salariés.

 

Des périphériques de rémunération très intéressants

« Les salaires du secteur sont donc plutôt correct mais avec des disparités importantes, explique Bernard Valette, président du syndicat CFE-CGC aéronautique, espace, défense. Dassault est, par exemple, l’une des entreprises qui payent le mieux avec des mois de participation ». Car le secteur aéronautique a l’énorme avantage de proposer des périphériques de rémunération très intéressants. « L’aéronautique, poursuit Bernard Valette, propose un intéressement, de la variable et des avantages en nature comme la voiture de fonction. Il faut aussi ajouter que les comités d’entreprise de la filière sont très bien dotés avec 5 % de la masse salariale qui leur est dévolus ». Il n’y a qu’à constater ce que le CE d’Airbus propose aux enfants de salariés comme activités sportives (football, équitation, natation, rugby) ou pour Air France des voyages thématiques aux USA pour les adolescents pour constater que ces avantages en nature sont loin d’être négligeables.

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