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Ingénieur de production

4 ingénieures primées

 | par Christophe Bys

4 ingénieures primées
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Elles sont quatre à avoir été récompensées du prix Excellencia qui promeut les femmes ingénieures. Quatre parcours emblématiques de difficultés propres à la gente féminine

S’il fallait trouver un point commun entre les quatre jeunes femmes récompensées d’un prix Excellencia, ce serait sans nul doute la détermination et l’envie de faire. Ces prix ont été remis lundi 17 novembre à Paris. Première primée : Amina Dejean Bensaïd, 40 ans, prix spécial du jury. Sa vocation, elle la doit en quelque sorte à son frère aîné qui manipulait des circuits composés. « Cela ressemblait à des petites maisons et je voulais comprendre le lien entre ce que je voyais et le fonctionnement des appareils ». Aujourd’hui, elle développe les circuits intégrés pour la téléphonie mobile chez Texas Instruments. Pourtant, elle se souvient qu’au lycée, on lui a conseillé de faire plutôt des études littéraires. Elle devra insister et s’accrocher. Au lycée technologique, elles ne sont que deux filles au sein d’une classe de trente élèves. « Notre professeur de technologie -une femme - nous a beaucoup encouragées. Elle a eu une influence sur mon parcours ». Elle confie aussi une admiration pour Benazir Bhutto, première femme élue à la tête d’un pays musulman. Un symbole : « j’ai très tôt eu la rage de réussir et de démontrer que les choses devaient et pouvaient changer si on le veut ». Diplômée d’un DUT, elle doit arrêter ses études pour des raisons financières. Qu’importe, elle insiste et devient ingénieure grâce à la valorisation des acquis de l’expérience. Aujourd’hui, elle aimerait que l’orientation des jeunes soit plus ouverte : à l’écouter, les choses ont peu changé et on ne dit pas assez aux filles qu’elles peuvent avoir de très belles carrières scientifiques.  Elle a créé une association au sein de Texas Instrument, une entreprise qui compte 20 % de femmes. Un de ses plus beaux succès. Car si, au début, certains ne purent s’empêcher de ricaner devant ce qu’ils considéraient comme un club couture (pensez donc des femmes qui se réunissent), l’association est devenue un lieu d’information prisé des hommes.

 La catégorie « jeune »

Encore étudiante, Virginie Simon, lauréate de la catégorie « jeunes », n’en est pas moins déterminée. Cette doctorante à Paris 4 dégage une force tranquille. Si des obstacles se sont levés sur sa route, elle semble les avoir dépassés d’un revers de la main, tant sa vocation était solide. Ayant grandi dans une famille plutôt littéraire, elle se passionne pour la science, et visite fréquemment les forums  au cours de sa scolarité. C’est là qu’elle décidera de devenir ingénieur avant de se lancer dans la recherche « en Cifre dans une entreprise ». Spécialiste des nanotechnologies, elle travaille à leur application dans la lutte contre le cancer au sein d’une start-up.

 Dominique Altche, la lauréate de la catégorie « en Entreprise », travaille aussi dans le secteur de la santé. Ingénieure logistique, elle a créé une entreprise, une plateforme pour la formation des infirmières (et des infirmiers aussi). Un projet qui lui tient à cœur, car l’idée lui en est venue après un drame personnel. Pour elle, les femmes « ne peuvent pas se contenter du pouvoir ou du profit. Elles ont besoin de sens ».

Ultime primée : Clarisse Dhaenens, dans la catégorie Recherche. Enseignante chercheuse à l’Université de Lille 1. Elle est une spécialiste des problèmes d’optimisation. Directrice de recherche, elle affiche une parité dans les thèses qu’elle encadre : 3 étudiants et 3 étudiantes travaillent sous sa direction. Discrète, elle résume son parcours : « si on veut faire les choses, il faut être efficace ». Une devise qui s’applique aussi bien aux femmes qu’aux hommes.

 

Quand les hommes parlent de l’avenir des femmes

Pas assez de femmes ingénieurs ? En préambule de la remise des trophées Excellencia  qui visent justement à promouvoir des parcours de femmes emblématiques, deux hommes devisaient devant une assemblée quasi exclusivement féminine. Le sujet du débat ? Les moyens de promouvoir l’ingénieure de demain !

Bien intentionnés, Stéphane Milhet, directeur des ressources humaines de Microsoft et Fabrice Bardèche, vice-président de Ionis European Group, ont donc analysé les raisons d’une désaffection. Toutes les causes ont été évoquées :  recul général de l’intérêt des jeunes pour les études scientifiques, mauvaise image, autocensure des femmes… et même les jeux vidéos trop guerriers donc masculins !

Sans volonté des entreprises, rien ne se fera. Stéphane Milhet a ainsi indiqué la détermination de l’éditeur de logiciels à intégrer des femmes et, notamment, « aux postes de manager ».

 

Sur la photo de gauche à droite : Clarisse Dhaenens, Dominique Altche, Virginie Simon et Amina Dejean Bensaïd.

 

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