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4/ Le niveau des compétences demandées augmente

 | par Gwenole Guiomard

4/ Le niveau des compétences demandées augmente
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Le niveau de recrutement des salariés de l’assurance augmente. Aujourd’hui, le Bac +2 est un minimum. Il faut aussi parler anglais. Les assureurs recrutent en premier lieu des commerciaux. Puis des gestionnaires. Les informaticiens sont aussi très recherchés.

Le niveau demandé aux salariés des assurances augmente. En 2011, selon l'observatoire de l'évolution des métiers de l'assurance, 80 % des recrutements se font à un niveau supérieur ou égal au Bac +2. Dans le secteur, les entreprises recrutent avant tout des commerciaux. En 2009, sur 12 000 recrutements, le monde des assureurs a recruté 4 758 commerciaux et assimilés. C’est la première compétence recherchée par les employeurs. Viennent ensuite les gestionnaires de contrats avec 3 039 personnes embauchés puis les informaticiens (714) et les spécialistes de le gestion et de l’organisation (466).

 

« L’organisation du travail s’est beaucoup durcie »

Pour se faire embaucher par les employeurs de l’assurance, mieux vaudra, alors, disposer au moins d’un Bac +2. Pour les commerciaux, il s’agira d’un BTS Négociation et relation client (NRC) ou Management des unités commerciales (MUC) voire d’une licence professionnelle en assurance. Les gestionnaires de contrat devront, eux, disposer, a minima, d’un BTS assurance ou d’une licence professionnelle de la même spécialité. « Un Bac+2 va commencer en production/gestion sur une plateforme avec gestion de risque simple, précise Dominique Orsal, secrétaire fédéral de la fédération des banques et assurances CFDT. Puis, souvent, il deviendra chef de groupe. Ce dernier encadre de 5 à 20 personnes. Puis, responsable de secteur manageant des chefs de groupe. Ceci précisé, l’organisation du travail s’est beaucoup durcie. L’industrialisation des taches a affaibli la promotion interne. Il y a beaucoup de candidats mais peu d’élus et il est conseillé, pour devenir cadre, d’intégrer le secteur avec un Bac +4/5 ».

Il est aussi de plus en plus important de prendre en compte la dimension internationale du métier. « Avec notre développement à l'étranger, précise le service des ressources humaines de Crédit Agricole Assurances, nous recherchons également des collaborateurs travaillant dans un milieu multiculturel et par conséquent maitrisant des langues étrangères ».

 

« De nouvelles compétences, des potentiels »

Autre intérêt du secteur : son ouverture d’esprit. Le monde de l’assurance est aussi l’un des rares offrant ses chances à quasi tout le monde. Il n’est pas rare d’embaucher un chimiste puis de le former aux techniques des assurances. Pour finir le tableau des compétences académiques recherchés par le secteur, il est à noter que seuls 25 % des emplois pourvus sont des emplois de cadres alors que le taux d’encadrement du secteur est de 48 %. C’est dire que le monde des assurances favorise et même promeut l’ascension sociale de ses salariés. « L’assurance va avoir besoin de recruter de nouvelles compétences, des potentiels, ajoute Sidonie Couture, Senior Manager pour le cabinet de recrutement Robert Half Assurance. Il s’ouvre du fait des départs en retraites. Un jeune titulaire d’un Bac +5 et parlant plusieurs langues sera en position de force dans ce secteur ».

Mais, pour réussir dans ces métiers, la formation ne suffit pas. « Pour monter en grade, il faut être tout d’abord rigoureux, explique l'observatoire de l'évolution des métiers de l'assurance. Ensuite, il faut disposer du sens du service et du client. L’assurance a été très longtemps dans une logique d’offre. On est aujourd’hui dans une logique de la demande. Nos clients doivent être choyés car ils sont volatiles. Il est donc essentiel d’avoir en tête que si on veut garder un client, il faut lui offrir le service qu’il demande… ».

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