emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

6/ L’art et la manière de décrocher son contrat d’alternance

 | par Marie-Madeleine Sève

6/ L’art et la manière de décrocher son contrat d’alternance
Nathalie Carra de la CCI de France.
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Il est toujours délicat d’arriver à convaincre une entreprise d’embaucher un « alternant ». Dès lors, comment s’y prendre ? Les conseils de Nathalie Carra et Hervé Demazure, respectivement chargée de mission et chef de service à la direction formation et compétences au sein de CCI France.

Les CCI (Chambres de commerce et d’industrie) françaises constituent un acteur majeur de l’alternance. Près de 60 % de leurs apprentis suivent un cursus Bac et plus. Nathalie Carra et Hervé Demazure, de CCI France, nous conseillent sur les voies à suivre pour intégrer au mieux une entreprise et un centre de formation.

 

– Quelle est la bonne saison pour chercher un employeur prêt à vous former sous statut de salarié ?

 

Nathalie Carra : En avril-mai. Le candidat a intérêt à profiter des journées portes ouvertes au printemps organisées par les écoles, CFA, universités, lycées professionnels afin de se renseigner sur les métiers et les secteurs en quête d’alternants. Le postulant apprenti a de fait jusqu’à la fin décembre pour trouver une entreprise. Le contrat de professionnalisation lui, souvent plus court, est plus souple. Il dépend des budgets de l’OPCA qui le finance. Les cours peuvent donc ne se dérouler qu'en 2014. Cette formule peut être d’ailleurs une issue de secours pour celui qui n’a pas eu de contrat d’apprentissage à temps. Les CFA mixent les publics.

 

L’établissement a-t-il un rôle si important ?

 

Hervé Demazure : Ce rôle est déterminant. Il faut trouver le CFA (ou organisme de formation) avant de chercher l’entreprise. D’abord parce que c’est l’établissement qui valide le projet et la candidature du candidat. Si d’aventure ce dossier était recalé, parfois faute de place, une fois l’entreprise trouvée la situation deviendrait délicate à gérer. Ensuite, les CFA aident leurs élèves à trouver des PME ou filiales de groupes ouvertes à la formule de l’alternance. S’ils ne les démarchent jamais à la place du jeune – ce ne serait guère pédagogique –, ils lui ouvrent leur carnet d’adresses. .

 

– Où trouver d’autres pistes ?

 

N. C. : Sur notre site Internet, par exemple ( www.cci.fr), en particulier sur le site des « bourses de l’alternance » (www.bourse-apprentissage.com) qui facilite les contacts entre étudiants et entreprise. Mais il y a aussi les salons de l’alternance, les points A des CCI, les contacts de l’Afij ( Association pour Faciliter l'Insertion professionnelle des Jeunes
diplômés), le réseau des parents, amis, etc. Il faut faire feu de tout bois.

 

L’entreprise engage un recrutement. Est-ce une formalité ou une étape sélective ?

 

H. D. : Il y a deux étapes sérieuses. En CFA d’abord, le candidat passe un entretien pour valider si le métier choisi est fait pour lui, s’il a le niveau et les qualités requises. Et il n’est pas rare qu’un patron de PME soit présent, si celui-ci recherche des apprentis. Le jeune doit savoir se vendre. Chez l’employeur ensuite, pour lequel il faut réaliser un CV mentionnant ses expériences, son projet et rédiger une lettre de motivation. La plupart du temps, les formateurs le préparent à cela. Une fois le contact établi avec un RRH (responsable des relations humaines) en entreprise, le postulant passera un entretien de recrutement puisqu’il sera un salarié comme les autres. Ce moment est sélectif. Les grands groupes de distribution, notamment, ont un processus d’embauche bien rodé pour leurs alternants. Rien n’est laissé au hasard. En PME, cela se déroule de façon moins formelle et parfois directement avec le patron. Mieux vaut toutefois bien connaître l’entreprise, montrer son intérêt pour elle. Le jeune considère trop souvent que l’alternance est un moyen de poursuivre ses études alors que c’est déjà un pied dans le monde du travail.

 

– Quels arguments peuvent aider le jeune à bien se vendre ?

 

N. C. : Sa motivation et la bonne connaissance des dispositifs. Beaucoup d’employeurs méconnaissent en effet ce type de contrat. Il est astucieux alors de mettre en avant les avantages qu’ils peuvent en retirer : allégements de charge, aides régionales, crédits d’impôts. Savoir parler des aspects administratifs, c’est s’approprier le sujet. C’est un avantage. Le candidat peut aussi ajouter que, inscrit dans une filière du supérieur, il apportera son savoir tout neuf sur l’état de la recherche et les dernières techniques ou innovations. Autre conseil, mieux vaut vérifier les termes du contrat avant de le signer. Pour l’apprentissage, le texte doit mentionner les noms de l’entreprise, du jeune et du maître de stage, la rémunération, le centre de formation, le diplôme préparé et la durée de travail hebdomadaire. Puis, il faut s’assurer que le contrat est bien enregistré auprès des chambres consulaires. Le professionnalisant sera, quant à lui, vigilant sur les termes de la convention de formation et la réelle disponibilité des financements en temps voulu.

Propos recueillis par Marie-Madeleine Sève

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

12491 offres d’emploi en ligne

Fermer X