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Ingénieur de production

6. Un salaire moyen de 52 000 euros brut par an

6. Un salaire moyen de 52 000 euros brut par an
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Selon l’observatoire des ingénieurs, le salaire médian 2011 de l’ingénieur est de 52 000 euros brut par an. C’est trois fois plus que la rémunération médiane des Français. Et cela peut être plus encore, selon les secteurs, les spécialités ou l’école dont sont originaires les ingénieurs.

François* a 30 ans, 5 ans d’expérience et un bulletin de salaire qui affiche ses 52 000 euros de salaire brut par an. Pas mal ! Non, plutôt, normal en fait, car François est ingénieur. Il s’occupe de la gestion de produits pendant sa durée de vie pour une filiale d’avionneur. Et c’est un fait, les ingénieurs gagnent bien leur vie. Selon l’observatoire des ingénieurs, avec 52 000 euros bruts par an en médiane, ils perçoivent même annuellement trois fois plus que le Français moyen (16 746 €). C’est aussi beaucoup plus que le salaire annuel brut médian des salariés français (18 473 €), beaucoup plus que celui des Françaises (14 930 €), un peu moins du double que celui des cadres (33 037 €), un peu plus du double que celui des professions intermédiaires (21 226 €) et 4 fois plus que celui des employés (13 102 €) ou des ouvriers (14 771 €). Bref, il y a de quoi faire des jaloux.

François * pourrait ainsi envier le bulletin de paie de Carine*, son aîné de 3 ans. Ancienne de l’Insa, ingénieure spécialisée dans les télécoms, elle est responsable d’un département de conseil, data center et bâtiment intelligent. Du haut de ses 33 ans, elle touche 70 000 euros brut par an et dispose d’une voiture de fonction – cela équivaut à 5 000 euros brut par an en plus -, d’un intéressement d’environ 2 000 euros par an et de facilités financières pour acheter des actions de son entreprise. C’est nettement plus que François *, mais au final moins que Marianne *. Cette dernière, ingénieure informatique diplômée de l’UTT (Université de technologie de Troyes) ayant dix ans d’expérience, la jeune femme a eu une carrière stratosphérique au sein d’un groupe d’assistance à la personne. A 34 ans, elle perçoit quelque 80 000 € brut par an et 8 000 € de bonus. Pour résumer, en général, un ingénieur gagne bien, mais il y en a toujours qui gagneront plus. C’est une histoire d’école, de secteur, de fonction, de lieu de travail, et aussi parfois d’un petit coup de pouce de la conjoncture.

 

2 à 3 % d’augmentation pour l’industrie

Pour 2012, il ne faut pas se réjouir trop vite. Les entreprises ne vont pas plus qu’en 2011, sortir leur chéquier, pour garder ou attirer les ingénieurs. « 2012 s’inscrit dans une certaine stabilité en termes de salaires, observe Cyril Lecacheur, Régional manager au sein du cabinet de recrutement Hays. Comme en 2011, les augmentations devraient osciller entre 2 % et 3 %. Les entreprises, compte tenu de la conjoncture incertaine, sont dans une position d’attentisme. Toutefois, pour rester attractives, depuis quelques années, elles ont introduit une part variable lié aux résultats d’entreprise dans les rémunérations. Les grosses jouent aussi sur les avantages fournis par leurs comités d’entreprise (CE), alignent une voiture de fonction, des tickets restaurants alléchants, ou encore mettent en avant leur PERCO. Les PME, elles, non pas ses avantages, mais sont plus souples dans leur politique de rémunération ».

 

Les banques et le conseil sont plus généreux

Des augmentations mesurées, donc, oscillant autour des 2 à 3 %. Enfin à écouter l’analyse de Nicolas Leroy, cela vaut surtout pour l’industrie. « Les industriels restent raisonnables dans leurs augmentations. Ce n’est pas le cas des entreprises de conseil ou des banques. Dans ces deux derniers secteurs, les augmentations atteignent les 5 ou 6 % par an. » Cette différence a bien sûr joué dans la réorientation de nombreux ingénieurs vers ces secteurs. Un ancien élève des Mines de Paris, avait par ailleurs confié à Nicolas Leroy, que dans sa promotion (2007-2008), ils étaient seulement deux à vouloir tenter l’aventure industrielle. Avec la crise, et les difficultés qu’ont rencontrées les banques, les ingénieurs en sont un peu revenus, l’industrie apparaissant plus stable. Mais pour ceux qui continuent malgré tout de lorgner vers ces secteurs, autre qu’industriels, et qui arrivent à se faire une place, le filon reste très intéressant, sonnant et trébuchant. A l’Ensam (étude de février 2011), les 10 % des jeunes diplômés les mieux payés, touchent, en moyenne annuelle brute, 48 000 euros. Et où exercent-ils leurs talents ? Dans la banque, les assurances, la finance ou le conseil. 

Il ne faut toutefois pas être catégorique, dans l’industrie, cela peut être intéressant aussi. « Dans le secteur de l’énergie (pétrole ou nucléaire), par exemple, on peut s’attendre pour 2012 à des augmentations autour de 7/8 %, poursuit Nicolas Leroy. Il faut aussi noter que dans l’énergie et l’aéronautique, on assiste depuis quelques années à un rééquilibrage dans la rémunération entre les fonctions d’expertise et celles du management. D’ici 5 à 10 ans, une expertise pointue sera très certainement mieux rémunérée que d’autres compétences. » 

 

Les spécialités qui rapportent

Certaines compétences et spécialités rapportent plus que d’autres. A l’INSA de Lyon, autre exemple, le salaire moyen de départ est de 36 000 euros, mais il atteint les 39 500 euros pour les diplômés en génie industriel contre 33 000 euros pour les diplômés en bioscience. L’agronomie aussi paie moins, comme le confirme Grégory Dechamp-Guillaume, directeur de l’INP-Ensat et responsable du bureau d’aides à l’insertion professionnelle de l’INP Toulouse. « En agronomie, nos diplômés 2010 ont perçu, en moyenne, 28 000 euros brut par an en salaire d’embauche. »

Les jeunes ingénieurs ne sont, néanmoins, dans leur globalité, pas à plaindre. En début de carrière, selon l’Apec et son étude jeunes diplômés d’avril 2011, un titulaire d’un titre d’ingénieur ayant de 0 à 2 ans d’expérience percevra, salaire moyen brut, 33 300 € par an. C’est 5 600 € de plus que le salaire moyen de départ d’un Bac +5 (27 700 €) et c’est 2 000 € de plus qu’en 2009.

 

« Grande école » et « très grande école »

Après, et c’est un des autres facteurs jouant sur le bulletin de salaire, il y a « grande école » et « très grande école ». D’après les études de Michael Page, quand un jeune diplômé d’une école commence à travailler, il peut toucher entre 30 000 et 35 000 euros bruts annuels. Quand un jeune diplômé d’une très grande école, cette fois, débute, il peut prétendre à un salaire oscillant entre 36 000 et 38 000 euros. Et s’il lui vient à l’idée de s’orienter en conseil et banque, sa rémunération annuelle pourra même dépasser les 50 000 euros. Mais pour l’ingénieur lambda, il faudra attendre. Après 5 ans d’expérience, il pourra prétendre décrocher de 40 000 à 50 000 € bruts par an pour un poste technique. Après 10 ans, certains resteront à 45 000 € alors que d’autres atteindront les 70 000 €.

Tout cela bien sûr, en salaire fixe. Car, pour grossir sa fiche de paie, il faut compter pour certains postes sur les primes. Jacques *, 27 ans, diplômé de l’Insa Lyon en Science et Génie des Matériaux en octobre 2010, est ingénieur chez un spécialiste du nucléaire. Il est, sans arrêt, en déplacement pour vérifier les centrales de part le monde. « Mon salaire d’embauche a été de 34 000 € brut par an. Mais avec  les primes et les défraiements, j’arrive aux environs de 68 000 €. Il y a des primes pour le nucléaire et pour les grands déplacements. J’ai un an d’expérience et l’on va m’augmenter tous les 6 mois de l’ordre de 1 à 4 % pendant 4 ans ».

Gwenole Guiomard et Lucile Chevalier

* Le nom des personnes interviewées a été modifié à leur demande.

 

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