emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur
Une marque du réseau Emploipro.fr

Travailler dans l'assurance, la banque et la finance

7- Rares sont les jeunes qui restent sur le carreau

7- Rares sont les jeunes qui restent sur le carreau
Norbert Girard,observatoire des métiers de l’assurance
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Dans le monde de l’assurance, très peu de jeunes restent sur le carreau… A condition qu’ils remplissent le minimum d’exigences requises : un bac + 2 et un vernis assurance à leur formation.

« Si un jeune, diplômé d’un cursus spécialisé en assurances, se retrouve à déambuler dans les couloirs de Pôle emploi, c’est qu’il y a un problème », atteste le cabinet Michael Page. Même son de cloche du côté des compagnies d’assurances : « peu de jeunes dans le secteur des assurance restent sur le carreau ». Ainsi est faite la relation entre le secteur et la jeune génération : la jeunesse boude le secteur alors qu’à l’inverse l’assurance est plutôt enthousiaste à l’idée d’une cure de jouvence. D’après un sondage OpinionWay de l’été dernier, réalisé auprès des 18-30 ans, l’assurance est le secteur le moins attrayant aux yeux de cette génération Y. Ils auraient, pourtant, tout intérêt à revoir quelque peu leurs goûts.

 

« Le secteur seprofessionnalise »

D’ici 2015, 30 % des salariés du secteur auront 60 ans, et parmi eux 42 % de cadres. Il faut les remplacer. Le secteur s’y emploie et recrute, un fait pas banal en temps de crise. Autre phénomène rare, le jeune dans le monde de l’assurance est en position de force. « Il y plus d’offres d’emploi pour des postes juniors que de candidats », observe Louis Gastavino, directeur senior chez Page Personnel. Bref, l’Assurance a tout pour séduire. Le secteur ouvre ses bras aux jeunes, mais pas à n’importe quel jeune, un minimum est requis.

« Le secteur se professionnalise. Il y a plus de cadres, et le niveau de diplôme s’élève. Aujourd’hui 75 % des recrutements se font au minimum à Bac + 2 », analyse Norbert Girard,  secrétaire général de l’observatoire des métiers de l’assurance. Ce n’est pas tout, le fond compte aussi. « L’Assurance est un secteur très spécifique, indique Fanny Jean, chargée de développement RH chez Natixis Assurances. Nous gérons des produits complexes. Cela nécessite une base de connaissances solide. Il est très préférable d’avoir un vernis « assurance » sur son CV. Un ingénieur, par exemple, qui désire s’orienter vers les métiers d’actuariat devra suivre une formation qu’elle soit dispensée par l’entreprise ou par les établissements du supérieur ». Une autre chose à savoir, les compagnies recherche des gestionnaires, des actuaires, et des commerciaux. Partant de là, un panel de formations s’offre aux jeunes. « Un BTS ou Licence Assurance, ou encore une BTS Management des unités commerciales est fortement recommandé pour occuper un poste de gestionnaire, de chargé de clientèle ou de téléconseillers. Ces formations sont d’autant plus appréciées lorsqu’elles sont effectuées en alternance », conseille le cabinet de recrutement Hays. Ensuite, pour prétendre rapidement à des postes de cadres, il y a les masters en management proposées par les écoles Enass et Ena. Les masters en actuariat à l’Institut de science financière et d’assurance (Isfa) à Lyon, ou à l’université de Poitiers. L’université parisienne Assas (Paris 2) propose quant à elle un master spécialisé en droit des assurances, particulièrement reconnu sur le marché.

 

Les écoles prestigieuses

Pour avoir un CV attirant, le mieux reste d’avoir le tampon « Enass », « Esa » ou encore « Isfa ». « Il n’y a qu’à regarder le corps enseignants de ces écoles, beaucoup de professeurs occupent des postes de direction dans de grandes compagnies », pointe Page Personnel. Ensuite, côté entreprise, il suffit de prendre l’exemple de Natixis Assurances. L’entreprise va rechercher ses apprentis du côté de l’Enass ou de l’Isfa pour les futurs actuaires. Thomas Bouchet, ancien de l’Enass et souscripteur chez Axa, en a fait l’expérience. « Lorsque je me rendais avec des camarades à des salons d’emploi, c’est simple, dès que le recruteur voyait le tampon « Enass », il réservait le CV. D’ailleurs, quelques jours après, tous les Enassiens étaient rappelés. Je pense que mon expérience en tant qu’apprenti chez Axa du BTS à mon master a aussi joué. Mais je n’aurai pas pu avoir ce stage sans l’Enass. »

Lucile Chevalier

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

676 offres d’emploi en ligne

Fermer X