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86 % des employeurs n’envisagent aucune variation de leurs effectifs

 | par Gwenole Guiomard

86 % des employeurs n’envisagent aucune variation de leurs effectifs
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Dans un climat d’incertitudes économiques, la grande majorité des employeurs choisissent le statu quo. Ni réduction, ni augmentation des effectifs au 1er trimestre 2012.

L’OCDE, l’Insee ou encore la Dares se sont faits cassandres depuis la rentrée. Le chômage est en nette hausse et la spirale infernale devrait continuer. La crise, le manque de confiance, la baisse des investissements, bref, le climat n’est pas bon. Dans ce contexte de fortes turbulences, les employeurs français attendent de voir. Pour les 3 premiers mois de l’année 2012, une grande majorité d’entre eux ne touchent à rien, ni augmentation, ni réduction d’effectifs, révèle le dernier baromètre Manpower, élaboré auprès d’un échantillon de 1 000 recruteurs. 86 % des employeurs interrogés déclarent, en effet, qu’ils n’envisagent aucune variation de leurs effectifs. 6 % anticipent une baisse, et 5 % une hausse. Une ligne suivie, celle du statu quo.

 

6 secteurs sur 10 envisagent une hausse d’effectifs

Lorsque l’on rentre dans le détail et que l’on se penche sur les secteurs d’activités, les lignes bougent. Il y a moins d’indécis. Il y a les optimistes et les pessimistes. Et les premiers l’emportent sur les seconds. « Pour le 1 er trimestre 2012, les employeurs de 6 secteurs sur les 10 étudiés anticipent une progression de leurs effectifs », note l’étude. C’est dans les secteurs de la distribution d’électricité, de gaz et d’eau et dans celui de l’industrie manufacturière que se trouvent les patrons les plus confiants en l’avenir. Ils sont plus nombreux à anticiper une hausse d’effectif. « La prévision nette d’emploi est de + 6 % », formule Manpower.

La prévision nette est le résultat d’une soustraction. L’on mesure en pourcentage le nombre d’entreprises qui envisagent une hausse de leurs effectifs, et l’on fait de même pour les entreprises qui à l’inverse anticipent une baisse. Ensuite on soustrait ce second chiffre au premier. Ainsi par exemple sur le total des employeurs : 86 % des employeurs n’envisagent ni hausse, ni baisse, 6 % une baisse et 5 % une hausse. L’on soustrait donc 6 % au 5 %, on obtient une prévision d’emploi négative : - 1 %.

Pour reprendre l’étude sur les secteurs donc, dans celui de la distribution d’électricité, de gaz et d’eau et celui de l’industrie manufacturière, les employeurs apparaissent sereins. Dans celui de la restauration et de l’hôtellerie, celui des transports et de la logistique, la confiance est également présente, avec des prévisions nette d’emploi de respectivement + 3 % et de + 2 %.

 

Dans le Nord et le Sud, la morosité l’emporte

A l’inverse, les employeurs du bâtiment et des travaux publics sont plus nombreux à prévoir une diminution de leurs effectifs (- 4 %).

Côté régions, les patrons sont plus sereins à l’Est (+ 2 %). En Ile-de-France et dans l’Ouest, on ne se mouille pas trop (0 %). Quant aux recruteurs dans le Nord (- 1 %) et dans le Sud (- 2 %), c’est la morosité qui l’emporte.

Lucile Chevalier

 

 

 

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