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9/ Des salaires moins généreux pour 2012

9/ Des salaires moins généreux pour 2012
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Crise de 2008, crise de l’été 2011, le doublé n’aura pas fait du bien au secteur de l’Assurance. Les entreprises prudentes sont nettement moins généreuses en termes de salaires … sauf pour quelques métiers stars.

« La fin de l’année 2008 a marqué un tournant sur le marché »  observe le cabinet de recrutement Michael Page. À Walters People, société dédiée à l’intérim, de poursuivre l’historique : « La crise de l’été 2011 a ralenti l’activité. Les candidats, autant juniors que confirmés, ont du accepter des postes moins qualifiés ou faire preuve de souplesse dans leurs prétentions salariales. Les salaires sont restés globalement stables, avec parfois une baisse de 5 % notamment sur les postes de back et middle office ». Et pour 2012 ? Au cabinet Altedia de conclure : « lorsque nous avons interrogé les entreprises en septembre, elles pariaient sur des augmentations de 2,4 %. Depuis, ces prévisions ont été revues légèrement à la baisse, et oscillent autour de 2,3/ 2,2 %. » Ce n’est pas en 2012 que le secteur renouera avec les hausses de salaires de l’ordre de 3 %, la règle avant 2008. Même si le secteur offre des salaires plutôt élevés, la tendance est à la stagnation. Néanmoins certaines fonctions s’en tirent mieux que d’autres.

 

Les fonctions commerciales

« L’Assurance est un secteur qui reste très intéressant pour les fonctions commerciales, avance Sophie Maillot, manager exécutif de la division Assurance chez Michael Page. Surtout pour les commerciaux spécialisés dans les assurances collectives ou de risques auprès des PME et PMI. Les salaires peuvent s’envoler, notamment dans les grandes compagnies d’assurances. Les salaires restent plus modérés chez les mutuelles. » Pour un chargé de clientèle en assurances collectives ayant jusqu’à 10 ans d’expérience, le salaire brut annuel varie entre 23 et 80 000 euros bruts par an, selon qu’il travaille chez un courtier ou pour une mutuelle. Très expérimenté, soit avec plus de 10 ans d’expérience, il peut même atteindre les 125 000 euros bruts par an.  Pour un chargé de clientèle risques entreprises, les montants sont aussi importants : de 27 à 60 000 euros bruts annuels pour un salarié ayant moins de 10 ans d’expérience, et jusqu’à 110 000 euros pour ce même chargé de clientèle travaillant pour un courtier et ayant plus de 10 ans d’expériences. « Un directeur de clientèle chez un courtier gagne mieux sa vie qu’un patron de service », ajoute Sophie Maillot. C’est dire…

 

L’actuariat

L’autre fonction rémunératrice est celle de l’actuariat. La mise en place des normes « Solvabilité » rend ces férus de mathématiques indispensables aux entreprises de l’assurance. « Sur ce profil, il y a toujours une progression constante du salaire. Le marché de l’assurance reste en pénurie d’actuaires. Du coup, les recruteurs n’hésitent pas à faire un effort financier pour les attirer dans leurs filets », observe le groupe Robert Walters. Il faut néanmoins noter, que les envolées de salaires sont moins furieuses qu’elles ne l’étaient avant 2009. « A cette époque, les actuaires, en passant d’une compagnie à une autre, pouvaient bénéficier d’un saut de rémunération de 20 %. Aujourd’hui, le saut tourne plutôt autour des 10/15 % », tempère le cabinet Michael Page. Un actuaire junior dans une compagnie commence à 35 000 euros brut annuels. En prenant de la bouteille, son salaire peut presque tripler, atteignant les 100 000 euros par an.

Enfin, dernier point, dans l’assurance, l’expérience paie. Et mieux que dans les Banques. « D’après notre étude, pour les cadres de 25 à 29 ans, il est plus intéressant de travailler dans les banques, les salaires y sont supérieurs. Mais après, au-delà de 30 ans, cela s’inverse », indique Cécile Ingremeau, consultante en rémunération chez Altedia.

Lucile Chevalier

 

Candie, actuaire, 28 ans : 56 000 euros bruts annuels

Candie* est actuaire. Un job en or à entendre les différents cabinets de recrutements. A 56 000 euros par an pour cette (très) jeune femme qui effectue des horaires « raisonnables ». Candie a un peu moins de 5 ans d’expérience. Elle est actuaire en « ALM » dit-on dans le milieu pour « asset and liability management ». En version française cela donne « gestion actifs-passifs ». « Mon job consiste à modéliser l'actif et le passif de la société pour estimer les produits financiers dont la société a besoin pour tenir ses engagements envers ses assurés » éclaire, un peu, Candie. Pour ce travail, elle touche 56 000 euros brut par an. Cette rémunération comprend à la fois le fixe et les différentes primes, intéressement et participation, liées au chiffre d’affaire de la boîte.

« Dans le secteur bancaire, je gagnerai peut-être plus. Mais au sein de ma boîte, j’ai pas mal d’avantages, sur les congés notamment, les horaires sont raisonnables et aussi mon entreprise investit beaucoup dans la formation », juge-t-elle. Quand, on lui parle de « job en or ». Oui, elle veut bien l’admettre. « Il y a une pénurie d’actuaires. Les entreprises, pour garder ces éléments, sont prêtes à certains gestes côté salaire. La crise bancaire a aussi poussé beaucoup de jeunes à s’orienter vers l’assurance plutôt que vers les banques. Aujourd’hui, pour un jeune diplômé, c’est plus difficile de rentrer dans le secteur bancaire. Ils ne remisent pas pour autant au placard leurs exigences salariales. Du coup, les salaires pour les actuaires ont tendance à augmenter. »

* Le prénom a été changé à la demande de l’interviewé

 

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