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Travailler dans grande distribution

9/ La distribution travaille son image

9/ La distribution travaille son image
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Des petits boulots, des emplois à rabais, et après pour l’intérêt, il faudra repasser. Cela c’était avant. Les enseignes de la distribution ont retravaillé leur image en mettant en avant des parcours très enrichissants et des perspectives d’évolution alléchantes.

« Les candidats de valeur ne se pressent pas pour y rentrer et le turn-over y est important ». Voilà ce que pouvait écrire l’Apec sur le secteur de la distribution. C’était en 1996. Pas folichon. Et même franchement pas terrible quand on poursuit la lecture du rapport. Il citait un sondage réalisé à la fin des années 1980 auprès des étudiants de grandes écoles. Aucun d’entre eux ne citent spontanément une enseigne du secteur dans les 40 premières entreprises dans lesquelles ils envisageraient de faire carrière.

Mais cela, c’était avant. Depuis, jeunes diplômés et enseignes de la distribution se sont rabibochés. Pour le croire, il suffit de jeter un œil au dernier classement Universum qui dresse un palmarès des employeurs idéaux auprès des sortants des grandes écoles de commerce. Ikéa arrive à la 31 e place, H&M à la 35 e, et côté enseignes françaises : Décathlon occupe le 53 e rang, Carrefour le 62 e et Auchan la 77 e place. Ils ne sont pas nécessairement en tête mais ils sont cités. Impensable, il y a une dizaine d’année. Depuis, les enseignes ont su travailler leur image.

 

Un travail sur l’image des groupes

« 10 % des salariés chez Casino sont des handicapés, souligne ainsi Renaud Giraudet, responsable des affaires sociales et de l’emploi au sein de la Fédération du commerce et de la distribution. Et pour les femmes ? « 70 % des salariés sont des salariées. Après, il est vrai que le secteur a encore des progrès à faire pour augmenter le taux des femmes cadres. Ce sont encore souvent ces dernières qui sacrifient leur carrière pour s’occuper des enfants. Et comme dans le secteur, les salariés travaillent le samedi…Mais si l’on regarde les jeunes cadres, on atteint ici la parité dans la plupart des enseignes », ajoute Renaud Giraudet.

« L’image du secteur s’est améliorée depuis le milieu des années 2000, particulièrement auprès des cadres, constate Maryvonne Labeille, fondatrice et directrice du cabinet Labeille spécialisé en recrutement dans le secteur des services. Déjà, c’est un secteur qui embauche et ensuite les opérateurs ont construit une politique RH attractive. »

 

Mieux faire connaître la richesse des métiers

Depuis 5 ou 10 ans, les enseignes ont mené des campagnes pour mieux faire connaître les métiers de la distribution : des métiers très riches, faisant appel à un large panel de compétences dans le management et la gestion. « Les candidats se dirigent vers ces métiers car ils ont rapidement des responsabilités. Et ils ont une large visibilité sur ce qu’ils font. Ils ont une maîtrise de A à Z du centre de profits et des résultats » ajoute Maryvonne Labeille. Et puis, il y a les perspectives de carrière alléchantes, surtout dans les enseignes intégrées.

 

Savoir rebondir

Reste que tout est loin d’être rose. Tous les cabinets interrogés répondent que c’est un secteur de « passionnés ». Mieux vaut l’être, car on n’y chôme pas. Les marges sont faibles et la concurrence féroce. La pression est quotidienne, les comptes sont faits chaque soir, et il faut savoir rebondir. La CGT a déploré mi-janvier le suicide d’un cadre travaillant chez Tati. « Il y a un an, elle est tombé en dépression et s’est mise en arrêt, car elle subissait trop de pression, souligne Djamila Salvatori, délégué à la CGT Services. Avant d’ajouter une crainte que le phénomène se développe car « dans les magasins isolés, il y a peu ou pas de représentativité syndicale. Il faut au moins 10 salariés pour que soit nommé un délégué du personnel. Et dans les petits magasins, ce seuil n’est pas toujours atteint. » Un cas qui selon la FCD reste isolé. Quant au cabinet Labeille, il ne constate pas dans le secteur de la distribution un phénomène de burn-out plus important qu’ailleurs.

Lucile Chevalier

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