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A compétences égales, les banquiers gagnent plus

 | par La rédaction d'Emploi-Pro

A compétences égales, les banquiers gagnent plus
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La finance cela rapporte. Dans son dernier rapport, le Conseil des prélèvements obligatoires, en s’appuyant sur différents travaux, montre que les salaires non seulement sont plus élevés dans la finance mais qu’ils ont aussi augmenté plus vite.

En 2007, le salaire annuel brut moyen dans le secteur financier a atteint les 46 823 euros. C’est beaucoup. C’est surtout beaucoup mieux qu’ailleurs. Car, en 2007, toujours, dans le secteur privé hors finance, le salaire annuel brut moyen s’établissait alors à 31 000 euros. Mais ce n’est pas tout. Le dernier rapport du Conseil des prélèvements obligatoires continue, en s’appuyant sur divers travaux d’économistes, notamment ceux de Jean-Paul Nicolaï et de Clément Schaff, vient de divulguer des chiffres à faire pâlir de jalousie et d’envie tous les salariés ne travaillant pas dans la finance. En France, « à qualification, expérience professionnelle, sexe et zone de résidence égaux, un salarié du secteur financier est rémunéré de 11 % (dans les années 1990) à 16 % (2005-2007) de plus qu’un salarié du secteur marchand non agricole », note le rapport.

 

Des salariés plus diplômés

Pourquoi les banquiers sont-ils mieux payés que les autres ? Le Conseil des prélèvements obligatoires avance plusieurs raisons. Premièrement, ces écarts de salaires peuvent s’expliquer par une meilleure productivité dans le secteur financier par rapport aux autres secteurs. Avec moins de salariés, les profits sont plus généreux. Lors de la redistribution, cela se traduit par des salaires plus élevés.

Il y a aussi le fait que ce secteur attirent en ses rangs plus de salariés qualifiés et diplômés qu’ailleurs. « Le taux de diplômés de l’enseignement supérieur s’élevait à 59 % en 2009 dans le secteur financier contre 30 % en moyenne dans le secteur marchand non agricole » indique le Conseil des prélèvements obligatoires. Surtout, la finance attire les étudiants de très grandes écoles, dont les salaires sont encore plus élevés que ceux d’autres écoles de catégories B. Prenez les diplômés d’écoles d’ingénieurs. 10,3 % des jeunes diplômés d’Ecole centrale de Paris, des Ponts et chaussés, de Supélec, des Mines de Paris, de Polytechnique, de l’Ensta, de Telecom Paris choisissent de s’orienter vers le secteur de la finance, contre 1,7 % des diplômés des autres écoles d’ingénieurs.

La localisation des entreprises du secteur, concentrées dans les grandes agglomérations urbaines et en particulier au sein de l’Ile-de-France, joue également.

 

La prime salariale

Mais il n’y a pas que cela, le rapport identifie une certaine « rente du secteur qui se traduit par des profits supérieurs des entreprises du secteur et des salaires supérieurs de leurs employés. Cet écart de salaire ne s’explique pas par des caractéristiques objectives mais bien du simple fait   de l’appartenance ou non au secteur financier. Cet écart de salaire, que l’on peut appeller prime salariale, traduit la rente des salariés du secteur. C’est-à-dire une part de profit captée qui ne s’explique pas par les caractéristiques et mérites intrinsèques des salariés mais par la grande profitabilité des activités financières. Cela a notamment pour origine un avantage d’information ou une situation de faible intensité concurrentielle dont bénéficient les entreprises du secteur financier ». Le rapport estime que cette prime est d’environ 4 % en moyenne sur la période 1994-2007.

 

Lucile Chevalier

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