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Actuaire : une profession où il n'y a pas de chômage!

 | par Marjorie Corcier

Actuaire : une profession où il n'y a pas de chômage!
David Dubois, président de l’institut des actuaires
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Dans le secteur de l’assurance qui recrute chaque année environ 13 000 personnes en France, c’est l’un des métiers en vue. Les actuaires ou encore chargés d’études actuarielles  sont des fonctions recherchées sur le marché du travail.

Et pourtant, le métier d’actuaire est peu connu du grand public.  Zoom sur ces hauts techniciens de l’assurance et du risque que l’on peut aussi retrouver dans le secteur bancaire, dans les grandes entreprises ou les administrations.

Des missions différentes

Doté d’une solide formation de mathématicien, l’actuaire va réaliser à la fois une évaluation du tarif des produits et surveiller l’évolution des portefeuilles la compagnie d’assurance : politique tarifaire, provisionnement, rentabilité et besoin en capital.

Pour répondre aux besoins du marché, il doit évaluer les risques et anticiper les besoins : nouveaux ciblages, revalorisation tarifaire… et procéder à des analyses du marché.

Un deuxième type de mission réside dans la projection et la modélisation de potentiels sinistres ou des niveaux de rentabilité permettant de garantir la solidité financière des compagnies d’assurances.

Il réalise aussi des études statistiques, financières, économiques pour estimer les provisions financières nécessaires à l’indemnisation des assurés (placements financiers, choix d’investissements.).

Autre action également, apporter son conseil aux commerciaux chargés de la commercialisation des contrats.

On le retrouve donc dans les services de tarification des assureurs mais aussi pour la conception de contrats et le plus souvent au siège d’une compagnie d’assurance.

Ses compétences intéressent aussi les banques et les entreprises du secteur financier.

David Dubois, président de l’institut des actuaires, le confirme, les actuaires sont « une profession en vue, choyée, où il n’y a pas de chômage ». Et de préciser : «Dans un environnement complexe où les risques semblent s’amplifier, l’actuaire n’est pas seulement un calculateur, il va apporter de la matière raisonnée pour une prise de décision éclairée ».

L’institut des actuaires veille d’ailleurs au respect des normes de pratique actuarielle et d’un code de déontologie. « Un bon mathématicien peut faire dire n’importe quoi aux chiffres, nos membres s’engagent à respecter le corpus de nos règles qui sont un gage de qualité des actuaires », poursuit le responsable de l’Institut des actuaires qui compte aujourd’hui 4 400 membres, rejoints chaque année par quelque 300 jeunes diplômés des 10 écoles reconnues.

Une formation pointue

Pour devenir actuaire, il faut compter 5 ans d’études minimum après le bac. Huit filières de formation initiale formations sont reconnues par l’Institut des actuaires (CDI de Paris, Ensae Paris Tech à Palaiseau (91), Essec-Isup à Cergy-Pontoise (95), EurIa à Brest (29), ISFA (Lyon), ISUP de Paris, Université de Strasbourg, Université de Paris-Dauphine. Certaines d’entre elles ont un concours d’entrée commun. En général, les candidats au concours sont passés par 2 ans de classes prépas (maths sup et math spé).

Il est aussi possible d’entrer directement en Master2 sur dossier, notamment à Lyon. En effet, certains actuaires ont parfois un double diplôme, ils cumulent un master d’actuariat avec un master de statistiques ou de maths appliquées à l’économie et à la finance obtenu précédemment. Des profils hyper qualifiés très recherchés aussi.

Enfin, côté formation continue il existe deux cursus reconnus par l’institut : le master actuariat du Cnam et le certificat d’expertise actuarielle (CEA) de l’IRM.

Evolutions

L’actuaire peut évoluer vers des fonctions managériales en prenant des responsabilités dans l’entreprise, telle la direction d’un service actuariat, la direction des risques ou encore la direction financière, voire la direction générale. « Un grand nombre de directeurs généraux de compagnies d’assurance sont actuaires, membres de l’Institut », précise David Dubois.

Les compétences data et algorithmiques font rapidement évoluer le métier vers une nouvelle appréhension de l’évaluation des risques en renforçant la dimension prédictive.

Aussi « Les employeurs ne veulent plus de l’actuaire boîte noire. Le chiffre doit être mis en perspective dans un contexte par un actuaire communicant », ajoute David Dubois.

Salaires

Selon l’Institut des actuaires, les jeunes diplômés sont embauchés autour de 45 000€ bruts par an. Au bout de dix années d’ancienneté, le salaire est situé entre 80 000 et 100 000€ bruts.

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