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Améliorer la formation pour permettre aux jeunes de décrocher un emploi

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Il faut que la moitié d’une génération soit diplômé du supérieur. L’objectif que s’est fixée la France en 2005 est ambitieux. Mais comment y arriver ? Le centre d’analyse stratégique fait 5 propositions pour renforcer les effectifs du supérieur mais aussi pour faciliter l’insertion professionnelle des diplômés.

Passe ton bac d’abord. Et puis ensuite continue tes études. Tel est le conseil avisé que devraient donner à leur progéniture les parents inquiets. Les jeunes, on commence à le savoir, sont particulièrement frappés par la crise. Un jeune sur 5 est au chômage. C’est deux fois plus que le taux de chômage global. Mais il faut le dire, avec un diplôme, ils s’en sortent mieux. Chez les diplômés du supérieur, un sur dix est au chômage. Ils rejoignent ainsi la moyenne nationale. Et les diplômés de formations professionnelles s’en sortent encore mieux. Pour résumer, la solution est là. Pour réduire le chômage des jeunes, c’est simple, il faut qu’ils soient plus nombreux à poursuivre leurs études et que ces études soient professionnalisantes. La France ne s’y est pas trompé, en se fixant en 2005, pour objectif l’obtention d’un diplôme du supérieur pour 50 % d’une génération. Elle fixe l’objectif, mais elle ne dit pas vraiment comment y arriver. Le Centre d’analyse stratégique s’en charge dans sa dernière note. Il se concentre sur les universités et leur donne des conseils. Normal, l’Université accueille la moitié des étudiants en formations professionnelles. Et ils sont nombreux, en 2010, 2/3 des étudiants du supérieur, soit 1,5 million, étaient inscrits dans ces filières.

 

Développer l’offre de formation professionnelle

L’Université a considérablement développé ces cursus. Dans les années 1960, cela a commencé avec la création des IUT. Puis, il y a eu les écoles nationales supérieures d’ingénieurs. Dans les années 1990, l’Université n’a pas chômé avec l’apparition des IUP, des DEUP, du DNTS et enfin au tournant du siècle sont venues les petites dernières la licence et le master professionnels. Mais il reste encore du chemin à parcourir. Cette fois, il s’agit plus d’agir sur l’organisation de ces cursus. Voici la feuille de route du CAS.

Tout d’abord, point n° 1, il faut « développer l’offre de formation professionnelle, notamment à l’Université, et veiller à limiter, voire à réduire dans certains domaines, le nombre de spécialités », incite la note. En d’autres termes, il faut faire attention que les jeunes diplômés bien que spécialisés ne le soient pas trop. Pour rebondir. Le CAS, dans de précédentes études, soulignait que 5 ans après l’obtention de leurs diplômes, la moitié des jeunes n’étaient pas employé dans ce pourquoi ils avaient été initialement formés. Il faut donc pouvoir leur donner le bagage nécessaire pour s’adapter à ces changements de carrière.

 

Professionnaliser les formations généralistes

Ensuite, point n° 2, il faudrait rapprocher les universités des instances de la formation professionnelle. C’est un bon moyen de surveiller les besoins en formation selon le marché, ses demandes. Il faudra, par ailleurs, point n° 3, permettre aux universités de créer, à leur initiative, des diplômes nationaux de formation professionnelle, sous réserve de l’accord du ministère et dans le cadre du contrat Etat-établissement », poursuit la note. Professionnaliser un peu plus les formations généralistes à l’Université, en y développant notamment l’apprentissage constitue le conseil n° 4 du CAS. Le centre propose ainsi de moduler les périodes de formation et celles de travail en entreprise, de permettre aux étudiants durant leur dernière année, d’effectuer la majorité de leur temps en entreprise, tout en étant raisonnable toutefois, pas plus de 80 % du temps. Il propose également d’accorder un label « période d’apprentissage » aux stages inférieurs à 2 mois, si ceux-ci sont rémunérés et les inclure en « équivalent temps plein » dans le calcul du seuil des apprentis. Enfin, le Cas conclut sa série de mesure par la prise en compte des périodes de travail étudiant dans la validation des diplômes. Les inscrire par exemple comme périodes de stage, à condition toutefois que ces jobs d’été ou autres soient compatibles avec les études suivies.

Lucile Chevalier

 

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