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Apprentissage et contrats pro ne préparent pas aux mêmes métiers

Apprentissage et contrats pro ne préparent pas aux mêmes métiers
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Pas les mêmes publics, ni les mêmes entreprises, ni les mêmes métiers. Le Céreq, dans un bulletin de recherche qui vient de paraître, démonte les idées reçues : les contrats d’apprentissage et les contrats de professionnalisation ne sont pas interchangeables.

Comparer contrats pro et contrats d’apprentissage s’apparente au jeu des 5 différences. Au premier regard, les similitudes frappent. Dans les deux cas, ils sont perçus par les étudiants comme un complément à leur formation initiale. De même, ni l’un ni l’autre ne débouchent automatiquement sur un emploi. Enfin, leur durée est  équivalente. Et pourtant, « contrats d’apprentissage et de professionnalisation ne sont pas interchangeables », souligne le Centre d’étude et de recherche sur les qualifications (Céreq). Dans une enquête, Apprentissage contre professionnalisation : un faux débat, qui s’appuie sur un échantillon d’étudiants ayant contracté ce type de formation en 2004, le centre public d’expertise met en exergue les différences.

 

Différence de timing

Première divergence : ces contrats n’attirent pas le même public. Les contrats d’apprentissage sont majoritairement signés par des jeunes sans qualification ou titulaires d’un CAP ou d’un BEP. Par contre, les contrats pro concernent dans 60 % des cas des bacheliers ou des diplômés de l’enseignement supérieur.

Deuxièmement, ces contrats ne préparent pas aux mêmes métiers. L’apprentissage forme à des professions techniques tandis que les contrats pro se concentrent sur les fonctions administratives ou commerciales. « Au niveau bac, 69 % des métiers préparés par le biais du contrat de professionnalisation relèvent de la sphère administrative et commerciale. C’est seulement le cas de 35 % des contrats d’apprentissage », souligne l’étude.

Il y aussi une différence de timing. Un jeune en contrat pro signe en général ce type de contrat juste après ces études. Alors que le jeune en apprentissage a déjà une expérience dans la vie active. Pour les jeunes de la Génération 2004, les 2/3 des contrats de professionnalisation sont ainsi assimilés à des poursuites d’études.

Cinquième et dernière différence : les entreprises d’accueil ne sont pas les mêmes. Les petites entreprises raffolent des apprentis. Les plus grandes et les sociétés de service préfèrent les contrats pro. L’apprentissage tient ainsi le haut du pavé dans les entreprises de moins de 10 salariés du bâtiment, ou dans les sociétés de moins de 50 employés du commerce alimentaire, dans l’agriculture et pour les métiers de cuisiniers dans l’hôtellerie et la restauration. En revanche, les contrats pro dominent dans les entreprises de plus de 50 salariés du commerce alimentaire, dans la plupart des formations administratives ou commerciales du secteur des services.

Lucile Chevalier

 

 

 

 

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