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Assurance : comment se porte le recrutement ?

 | par Laure Martin

Assurance : comment se porte le recrutement ?
Au 31 décembre 2017, les effectifs ont été consolidés à 146 800 salariés, un chiffre stable depuis plus de 10 ans.
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Comment se positionne le secteur de l’assurance en termes de recrutement et d’emplois ? Le point avec Alexis Meyer, directeur des affaires sociales de la Fédération française de l’assurance (FFA) et Norbert Girard, responsable de l’Observatoire des métiers de l’assurance à la FFA.

Quel est le bilan en termes de recrutements pour 2017 ?

Norbert Girard - Au 31 décembre 2017, les effectifs ont été consolidés à 146 800 salariés, un chiffre stable depuis plus de 10 ans. En 2017, les entreprises de la branche assurance ont recruté 14 386 personnes, soit un taux de renouvellement des effectifs de 9,8 %.


Les entreprises du secteur ont-elles recours à l’alternance ?
Norbert Girard – Oui tout à fait. L’alternance, qui représentait 6 % du recrutement il y a seulement une quinzaine d'années, est aujourd’hui à 26,2 %. Après un léger tassement ces deux dernières années, cette voie mixte d'insertion sur le marché du travail confirme à nouveau sa dynamique. Les deux tiers de l’alternance se font sur des contrats de professionnalisation et le reste sur des contrats d’apprentissage.
Cette hausse s’explique en partie parce que de plus en plus d’écoles, notamment à bac+5, proposent à leurs étudiants d’obtenir leur diplôme via cette modalité. L’avantage pour eux est d’acquérir une première expérience professionnelle à faire valoir sur leur cv et de percevoir une rémunération. Du côté des entreprises, elles disposent d’étudiants-salariés plus rapidement opérationnels dont elles peuvent tester les capacités réelles afin d’anticiper sur les recrutements en CDI.
Alexis Meyer - L’alternance est entrée dans la culture de recrutement des entreprises. Le dispositif est de plus en plus accepté. Nous espérons que la loi « Pénicaud 2 » pour la liberté de choisir son avenir professionnel, qui réforme notamment l’apprentissage, va donner une impulsion supplémentaire et une dynamique nouvelle.

Le secteur est-il attractif pour les jeunes ?
Alexis Meyer – Il est difficile de répondre de manière généralisée car cela dépend de la taille de l’entreprise, de sa localisation, de sa spécialisation, de sa « marque employeur ». Néanmoins, le secteur possède de nombreux atouts et offre des carrières très riches tout en ayant besoin de travailler sur son image et son attractivité. Nous avons des filières bien établies avec des diplômes dédiés pour lesquels nous savons que les étudiants vont s’orienter dans l’assurance. C’est le cas notamment pour les formations d’actuaire ou les Masters spécialisés. Mais certaines formations plus généralistes peuvent conduire les étudiants vers d’autres secteurs.
Pour travailler sur notre image, nous relançons l’Université de l’assurance, un réseau d’universités et de pôles de formation en assurance qui promeuvent l’image du secteur auprès des étudiants, notamment ceux des grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs, qui ne se destinent pas forcément d’emblée à nos professions. Le site Internet de l’Université de l’Assurance dresse la cartographie complète des formations en assurance en France : les six pôles d’excellence avec leur cursus complet, les BTS, Masters, etc. Les étudiants qui se questionnent sur la formation dans le secteur peuvent se rendre sur le site pour obtenir des informations. 

Et au niveau des lycéens ?
Alexis Meyer - Niveau baccalauréat, nous disposons d’un réseau d’ambassadeurs-métiers, généralement des cadres de sociétés d’assurances, qui localement vont se déplacer pour participer à diverses manifestations : forums emplois, fêtes de l’alternance, à des événements organisés par Pôle emploi pour renseigner les lycéens et étudiants. Nous travaillons ainsi, dans les territoires, avec des personnes issues du bassin d’emploi pour la promotion des métiers de l’assurance et du secteur lui-même.
Norbert Girard – Il est important d’informer les étudiants que le secteur de l’assurance offre une variété de parcours professionnels liée à cette diversité des métiers. Les entreprises d'assurances favorisent les parcours transverses et personnalisés. De nombreuses de passerelles existent. D’ailleurs, un salarié sur quatre change de poste chaque année. L’image d’une profession poussiéreuse est en décalage avec la réalité objective.

Comment opérer ce changement d’image ?
Alexis Meyer – Notre secteur est en pointe sur de nombreux facteurs d’attractivité notamment ce qui se rattache au digital.
Norbert Girard – Les métiers de Data scientist ou chief digital officer sont des métiers émergents car la matière est nouvelle. Mais le métier existe déjà depuis de nombreuses années, c’est celui de statisticien. Les métiers de la data sont en tension mais nous pouvons attirer ceux qui les exercent par la matière que nous traitons puisque nous sommes, par essence, un secteur de données.

Dans quels secteurs ont principalement lieu les recrutements ?
Alexis Meyer - Les recrutements ont d’abord lieu dans les familles de métiers les plus nombreuses : tout ce qui relève de la relation client, des relations commerciales et de la gestion de contrat. Les BTS Négociation et relation client (NRC) bénéficient d’ailleurs d’un important taux de recrutement. La vente, la gestion de contrat et l’indemnisation représentent 60 % des recrutements.
Norbert Girard - Les recrutements correspondent au mouvement de rotation et de turn over habituels des entreprises. Les bac+2 représentent 30 % des recrutements, les bac+3 et les bac+5, en hausse constante, respectivement 23,7% et 26,5%. Le différentiel porte sur le niveau bac et inférieur.
Il est possible d’identifier certains secteurs qui recrutent selon les orientations stratégiques des entreprises. Elles font appel à des profils très divers. Par exemple, lorsqu’il s’agit d’assurer des secteurs très spécifiques, elles vont davantage recruter des professionnels de ces secteurs, par exemple des ingénieurs spécialistes du BTP, pour ensuite les former à l’assurance.
Sinon, bien entendu, tous les métiers du chiffre, de la data, des nouvelles technologies, mais aussi de la conformité font face à un fort besoin de recrutement, même s'ils représentent des volumes contenus.
 

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