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Auto-entrepreneur ou l’entrepreneuriat simplifié

Auto-entrepreneur ou l’entrepreneuriat simplifié
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Un accès internet, quelques clics et vous voilà propulsé patron de votre entreprise. La simplicité de la démarche a attiré plus de 520 000 Français, chômeurs, salariés, retraités ou étudiants. Mais attention aux désillusions, rares sont ceux qui en vivent.

« C’est d’une simplicité ! On se connecte sur le site de l’ autoentrepreneur.fr, on répond à 10 questions,   on joint au formulaire un justificatif d’identité. Et voilà, ce n’est pas plus compliqué pour devenir auto-entrepreneur, démontre avec enthousiasme François Hurel, président de l’Union des auto-entrepreneurs mais aussi créateur de ce statut si particulier. Et pour payer et déclarer ses cotisations, pareil, il suffit de quelques clics », poursuit-il dans sa lancée. Que demande le peuple ? Pas grand-chose de plus apparemment. Ce nouveau statut, né le 4 août 2008 avec la loi de modernisation de l’économie et porté par Hervé Novelli, le secrétaire d’Etat chargé du commerce, suscite un engouement digne d’une rock star. A ce jour, 523 900 personnes sont auto-entrepreneurs, d’après les derniers chiffres de l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss). Et tout au long de la très perturbée économiquement année 2009, ce statut a considérablement gonflé les chiffres en matière de création d’entreprise, comme le montre les différentes études de l’Insee sur le sujet.  

Un statut universel

Suffisait-il alors d’introduire un peu de simplicité dans un monde perçu comme atteint d’une « complétite aïgue » pour que la fibre entrepreneuriale des Français se réveille ? François Hurel le croit. Et c’est pour cela qu’il a voulu ouvrir ce statut à tous les Français, retraités, chômeurs, étudiants, salariés.   « L’activité déclarée sous ce régime peut être exercée à titre principal, par exemple, par un chômeur qui veut se lancer à son compte ou à titre complémentaire par un salarié du secteur privé, un fonctionnaire ou un retraité qui souhaite développer une activité annexe ou encore par un étudiant qui souhaite créer sa première activité alors même qu’il poursuit ses études », souligne le document « Le point sur le régime auto-entrepreneur », disponible sur le portail des auto-entrepreneurs. Ouvert à tous donc mais pas pour tout. L’activité de l’auto-entrepreneur doit être commerciale, artisanale ou libérale relevant du régime d’assurance vieillesse du RSI ou de la Cipav. Les activités relevant de la TVA immobilière comme marchands de biens ou lotisseurs sont exclues.  

Un régime micro-social simplifié

François Hurel avait vu juste. La simplicité a créé des émules. Alix Grandel est coach depuis 2003 et à son compte depuis un an. Coacher à sa façon, être maître de ses horaires de travail, ne rendre des comptes qu’à elle-même : « oui, cela faisait un certain temps que je voulais prendre mon envol », précise-t-elle. L’apparition de ce statut l’a aidé à franchir le pas. Outre les   avantages fiscaux dont bénéficie l’auto-entrepreneur comme l’affranchissement de la TVA, elle apprécie avant tout le régime micro-social simplifié. L’auto-entrepreneur calcule et déclare lui-même ses cotisations en appliquant un taux forfaitaire au chiffre d’affaires ou aux recettes réalisées. Et pas de chiffres d’affaires réalisés ou des recettes qui ne décollent pas de zéro, vous ne payez rien et ne remplissez aucune déclaration. « J’ai sauté sur l’occasion, s’anime Alix Grandel. En étant auto-entrepreneur, je peux consacrer 95 % de mon temps à mon activité et 5 % pour la paperasse. Alors que si j’étais passée par une structure classique, j’y consacrerais 40 % de mon temps. »

On n’en vit pas

Avoir le beurre, l’argent du beurre, et la crémière en prime auraient été trop beau. L’auto-entreprenariat a son revers. L’activité se doit d’être petite. Le chiffre d’affaires ne peut pas excéder 80 300 euros par an pour une activité de vente de marchandises, d’objets, d’aliments à emporter ou à consommer sur place, et ne peut franchir la barre des 32 100 euros pour toute autre activité de service ou libérale. Il est donc très difficile d’en vivre. D’après une enquête menée par la Chambre du commerce et de l’industrie de Lille, 79 % des auto-entrepreneurs ont un chiffre d’affaires inférieur à 1 000 euros. « J’ai adhéré à ce statut pour tester mon activité, confie Alix Grandel. Les deux premières années sont souvent les plus dures. Une fois la locomotive lancée, je deviendrais entrepreneur.»

Lucile Chevalier

Et la retraite ?

Si l’activité auto-entrepreneur est l’activité principale,l’auto-entrepreneur bénéficie de la retraite de base et de la retraitecomplémentaire, gérées par le régime social des indépendants (RSI) ou àla Caisse interprofessionnelle de Prévoyance et d’Assurance Vieillesse(Cipav). L’acquisition de droits relatifs à son activitéauto-entrepreneur est fonction de son chiffre d’affaires.

Si l’activité auto-entrepreneur est une activité annexe :l’auto-entrepreneur acquiert également des droits de retraite de base etde retraite complémentaire au RSI ou à la Cipav pour son activité enfonction de son chiffre d’affaires. Attention, la durée d’assuranceprise en compte pour la retraite de base ne peut excéder, tous régimesde base confondus, 4 trimestres par an.

Source : « le point sur le régime auto-entrepreneur » sur le portail autoentrepreneur.fr

 

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