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Automatisation : pénibilité allégée et avènement de l’IA

 | par Julie Krassovsky

Automatisation : pénibilité allégée et avènement de l’IA
Montage de la Yaris . Montage des optiques arrieres . Toyota Motor Manufacturing France . Onnaing . Toyota Samuel Dhote
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Usines du futur, cobotique… La prise en charge des tâches à forte pénibilité par des systèmes automatisés a révolutionné l’industrie avant la nouvelle étape, le pilotage via l’intelligence artificielle.
 
Dans les années 60, le secteur automobile a été le premier à remplacer ses ouvriers par des machines, plus pour accroître la productivité que pour supprimer la pénibilité. Cette dernière a été encore allégée par l’arrivée de la cobotique qui permet aux travailleurs et travailleuses d’interagir avec les machines par télé-opération dans la réalisation de certaines tâches. 
 
C’est le cas notamment dans l’usine havraise de Safran Nacelles, le champion tricolore des nacelles d’avion. Dans un contexte mondial, les exigences d’Airbus, son principal client, en matière de qualité de produit et de délais de livraisons, ne supportent aucun faux pas. Pour y répondre, l’équipementier a entièrement revisité ses procédés industriels en faisant appel aux dernières technologies numériques et robotiques. 
 

Des robots dans l'aéronautique

 
La manipulation des volumineuses pièces d’avion est aujourd’hui principalement assurée part des robots. Les nacelles d’avion forment le complément indispensable du moteur en gérant aussi bien l’atténuation acoustique, le freinage de l’appareil et le maintien de sa trajectoire en phase d’atterrissage. Par exemple, pour la partie acoustique, une machine d’usinage permet de percer 100 000 trous sur la surface d’une même pièce. Des convoyeurs géants télécommandés la déplacent ensuite à la manière d’un rail de pressing évitant désormais aux techniciens de s’abîmer le dos. 
 
Des robots assurent également, à l’aide de griffes, la dépose de la structure de nids d’abeilles en aluminium (des atténuateurs acoustiques). Un même robot est capable d’assurer le perçage, le fraisurage, le rivetage de 115 fixations en carbone en quatre heures, là où il fallait avant 14 heures pour deux opérateurs. Les inverseurs de poussée, pièces maîtresses des moteurs d’avion, sont aujourd’hui déplacés d’une station de travail à l’autre par une machine. Celle-ci est adaptée aux dimensions de la nacelle (jusqu’à 4 mètres de diamètre).
 
Ce vrai mécano géant monté sur quatre gros pneus et télécommandé par un opérateur est capable de transporter les 1,5 tonnes d’une pièce dans toutes les directions. Un système de guidage optique avec marquage au sol le positionne en permanence au bon endroit. Fini le treuil, le pont roulant et les élingues de levage fixés à plus de 10 mètres de hauteur qui menaçaient la pièce de chocs ou même de chute lors de son déplacement. 
 
Le travail des techniciens d’usine évolue ainsi constamment au rythme des innovations techniques. Il faut savoir désormais intégrer des compétences logiciel et manipuler un joy stick. Les lignes d’assemblage du secteur aéronautique se sont en effet inspirées de celles de l’industrie automobile. 
 

Mooving line

Le système de mooving line est désormais une référence dans de nombreux secteurs. Il s’agit de lignes d’assemblage qui comprennent une dizaine (ou plus) de bâtis mobiles fixés sur un rail. Celui-ci transporte les pièces d’un poste de travail à l’autre. Les techniciens et techniciennes ne se déplacent plus, c’est la pièce qui avance lentement. Une révolution qui permet aux employés d’éviter de tourner autour de la pièce, de s’accroupir ou de se pencher pour assurer leur manipulation. Au lieu de ça, munis d’un joy stick, les techniciens et techniciennes commandent un bras articulé qui oriente, lève ou descend la pièce en fonction de leur besoin. 
 
La réalité virtuelle a aussi fait son entrée dans les usines en permettant de tester de futurs outillages (bras artificiels, ligne de montage, etc.) avant leur installation physique. Un programme qui permet de tenir compte des remarques de terrain des techniciens et d’adapter les futures machines à leur besoin.
 

IA et IoT

 
Plus récemment, l’arrivée de l’intelligence artificielle signe aussi le développement de machines autonomes auto-apprenantes et de systèmes d’aide à la décision. Ces derniers sont déjà utilisés via de la réalité augmentée qui permet aux ouvriers qualifiés d’accéder, via des lunettes intelligentes, à des instructions simplifiées sur les chaînes de production. La reconnaissance vocale offre une aide pour les lignes de production interactive. 
 
Quant à l’internet des objet (IoT), il permet de tracer les mouvements en temps réel de matériels, d’outils ou de pièces.
 
 

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