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Bienveilleur chez Casino pour aider les salariés en difficulté

 | par Laure Martin

Bienveilleur chez Casino pour aider les salariés en difficulté
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Au sein du groupe depuis un peu plus de dix-huit ans, Lydie Fernandes a été nommée bienveilleur en 2015 par sa direction. Son rôle : venir en aide aux salariés. 
 
« J’ai été embauchée par le groupe il y a dix-huit ans, d’abord comme hôtesse de caisse, puis j’ai très vite évoluée pour avoir un poste à la décoration », se souvient Lydie Fernandes. C’est en 2015, dans le cadre de la démarche « Management Bienveillant », que le groupe Casino met en place un réseau de bienveilleurs dont le rôle consiste à venir en aide aux collaborateurs en difficulté, à les écouter et à les orienter vers le bon interlocuteur. Ce réseau contribue à la démarche de prévention des risques psychosociaux (RPS) au sein de l’entreprise.
 
La même année, Lydie Fernandes est choisie par sa direction pour assurer cette fonction « par rapport à mon caractère, reconnait Lydie. Je suis empathique. Je vais naturellement vers les autres, je l’ai toujours fait ». Et d’ajouter : « J’ai accepté d’autant plus que le groupe a un bon esprit, des valeurs qui me correspondent, et a cherché à mettre en place une dynamique pour qu’on se sente bien au travail. »
 

Prise de fonction

 
A l’origine, son rôle reste un peu flou car « on ne parlait pas à l’époque du burn out comme on en parle aujourd’hui. Il n’y avait pas les mots. On parlait de mal-être, de dépression. » Pour comprendre les contours de son rôle, Lydie est aidée par la plateforme en ligne My Campus, dédiée à la communauté des bienveilleurs avec des contenus vidéos de sensibilisation et de formation en ligne, et des échanges entre bienveilleurs sur des situations vécues. Elle a aussi accès à une newsletter dédiée pour retrouver l’essentiel de l’actualité du réseau et des conseils pour aider au quotidien. « J’ai bénéficié de réunions mensuelles avec un interlocuteur du groupe et un médecin, avec lesquels j’ai échangé sur comment aider mes collègues en difficulté », fait-elle savoir.
 
Car les situations qu’elle a à gérer ne sont pas toujours faciles : problèmes financiers, familiaux, problèmes relationnels avec un membre de l’équipe, avec la hiérarchie. « Le bienveilleur, c’est de la perception, du ressenti. On accompagne la personne pour qu’elle se sente soutenue et non jugée. » Et d’ajouter : « Il faut aussi savoir être subtile, ne pas aller voir la personne frontalement lorsqu’on se rend compte qu’elle a peut-être un problème. »
 
La moitié des personnes qu’elle a aidées sont venues la voir, et pour l’autre moitié, elle a fait la démarche d’aller à leur rencontre. « Parfois c’est un salarié qui prend contact avec moi pour me dire que son collègue ne va pas bien, raconte Lydie. Dans ces cas-là, je juge du meilleur moment pour aller le voir. » Lydie peut se tourner vers de nombreuses structures pour bénéficier d’un accompagnement : la médecine du travail, des avocats, des associations, les collectivités des alentours. « En fonction du problème, j’appelle la personne qui me semble la plus à même de pouvoir m’aider, indique Lydie. Et si jamais le salarié me le demande, je peux, en dernier recours, aller voir la direction pour mettre en place un accompagnement. » 
 

La mise en place du poste

 
Lorsqu’elle est devenue bienveilleur, Lydie a pu compter sur la directrice du magasin qui « m’a vraiment laissée libre pour remplir au mieux mes fonctions. Elle m’a prêtée une salle, un téléphone, elle a vraiment joué le jeu. Elle a rendu le poste possible. » Lydie prend aussi beaucoup sur son temps personnel pour remplir son rôle, mais « je ne me force pas ».
 
Pour les salariés, la démarche d’aller voir le bienveilleur est toujours délicate. « Au départ, mon poste n’a pas toujours été bien compris, souligne-t-elle. Mais aujourd’hui, ils savent qu’ils peuvent venir me voir. Je donne facilement mon numéro et je réponds même le dimanche. » Lydie a aussi publié un flyer qu’elle a affiché sur le tableau de l’information des personnels, dans les couloirs du magasin, pour informer sur l’existence de son poste.
 
Dernièrement, sa directrice a décidé de nommer un deuxième bienveilleur au sein du magasin notamment « parce que je travaille depuis les bureaux alors que ma collègue est sur le terrain, rapporte Lydie. Nous n’allons pas voir les mêmes personnes. » En quatre ans, Lydie a accompagné une trentaine de personnes. 
 

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