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Cadre : comment changer de filière ?

 | par Laure Martin

Cadre : comment changer de filière ?
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Est-il possible de changer de secteur d’activité avec les mêmes compétences lorsqu’on est cadre ? Tout à fait, mais avec une préparation précise. Le point avec Cécile Garofoli, consultante en développement professionnel de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). 

Si un cadre souhaite changer de secteur d’activité, par quoi doit-il commencer ? 

Il doit avant tout faire le point sur ses compétences et sur la manière dont il les met en œuvre. Car accomplir des missions au quotidien est une chose mais savoir les exprimer, les mettre en valeur en est une autre. Les compétences regroupent le savoir, le savoir-faire, le savoir-être et pour les cadres, le savoir faire faire. Il est donc impératif de travailler sur les savoirs dont il a besoin et sur ce qui l’alimente dans la réalisation de ses missions. 
 
Le cadre qui souhaite changer de secteur doit également s’interroger sur les compétences attendues dans le secteur visé. Il va ainsi devoir analyser celles qui sont transférables de son secteur à un autre, et comment la compétence va s’exprimer dans le nouveau secteur. A titre d’exemple, affirmer savoir manager est le tout début du travail. Il faut ensuite être en capacité de dérouler le fil : qu’est-ce que veut dire être manager ? Quel type de personne a-t-il encadré jusqu’alors ? Etait-ce des cadres ? Des non-cadres ? Des personnes sans qualification à faire monter en compétences ?
 
Il faut donc être en capacité d’expliquer précisément ce qu’intègre la fonction de management dans son secteur d’activité, puis s’interroger sur cette pratique dans le secteur envisagé. Car le management diffère d’un secteur à un autre et le cadre doit en avoir conscience. C’est indispensable dans la construction d’une équipe à manager. Le changement n’est en aucun cas impossible mais il faut s’être au préalable interrogé sur qui on est, ce qu’on a accompli, la situation dans laquelle on aime travailler et ses performances. 
 

Il faut donc être bien préparé… 

 
C’est indispensable. Il faut avoir effectué une ″recherche carrière″ préalable sur ses compétences, sur celles qui sont transverses et sur sa capacité à les mettre en valeur. L’enquête métier préalable permet également d’adapter son vocabulaire lors de l’entretien. Certains mots sont employés dans un secteur mais pas dans un autre. Utiliser le bon vocabulaire permet de montrer sa capacité d’adaptation.
 
Je conseille également de rencontrer des managers du secteur visé et d’en faire mention lors de l’entretien. Cela montre son intérêt pour le secteur et qu’une démarche a été effectuée de la part du candidat pour se renseigner sur les modes de fonctionnement. C’est une manière d’exprimer sa motivation.
 

Faut-il avouer ses défaillances ?

 
Le candidat doit également montrer avoir conscience que son expérience ne lui a pas permis de mettre en œuvre certaines compétences et qu’il est prêt à pallier ce manque. Par exemple, si demain il est amené à encadrer une équipe de développeurs dans une entreprise numérique, et qu’il n’a jamais exercé dans ce secteur, cela ne le rend pas inapte à le faire. En revanche, il doit chercher les savoir-faire et savoir-être qui lui font défaut pour y parvenir et le mentionner à son recruteur.
 
S’il se trouve dans un process de recrutement avant d’avoir pu monter en compétence ou d’avoir pu travailler sur un champ qu’il ne maîtrise pas correctement, il est toujours opportun d’en faire part au recruteur et d’avoir identifié une formation qu’il compte suivre via un Mooc ou son Compte professionnel de formation (CPF) désormais accessible via la nouvelle application « Mon compte formation » disponible depuis le mois de novembre. Il faut rassurer le recruteur, ne pas avoir peur de lui montrer des failles et ce qu’on met en œuvre pour les pallier. Cela permet au recruteur d’identifier les risques potentiels. 
 

Rien n’empêche la mobilité alors ? 

 
Effectivement, mais c’est aussi une question de posture ou de croyance. Il faut avoir confiance et ne pas se lancer dans un process de recrutement en se disant que cela ne va pas marcher. Ceux qui se font confiance, montrent leur curiosité, peuvent mieux convaincre et rebondir sur des opportunités. Il est toujours intéressant de montrer qu’on a su se mettre en danger, qu’on croit en soi et qu’on sait pouvoir atteindre son objectif notamment en ayant mis en place l’ensemble des éléments nécessaires pour y parvenir. Il faut donc s’y préparer intelligemment et réellement.
 
Aujourd’hui, le marché de l’emploi présente de bonnes opportunités pour les cadres. Mais il arrive que les entreprises ne trouvent pas leur perle rare. En étant bien préparé, le candidat met toutes les chances de son côté. 
 

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