emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Céline, la franchise comme reconversion

 | par Laure Martin

Céline, la franchise comme reconversion
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer

C’est à 45 ans que Céline a décidé d’une reconversion professionnelle. Exit la biologie médicale, elle s’oriente vers le moulage 3D pour créer des souvenirs aux familles. Pour se lancer, elle rejoint une micro-franchise et créé Le comptoir des lutins.

 

« L’année de mes 45 ans, j’ai décidé de me reconvertir », témoigne Céline. Dans sa vie passée, elle était technicienne de laboratoire, en laboratoire de biologie médicale. « Après 20 ans d’expérience professionnelle, je sortais d’un congé parental avec l’envie de changer d’orientation, de vie, explique-t-elle. Je connaissais mon métier par cœur. Je ne me voyais pas rester encore vingt ans dans ce milieu et ne rien voir d’autre. »

 

Céline vit également à cette période une grossesse tardive. « J’avais 42 ans lorsque ma fille est née et j’ai eu l’envie de profiter de cette petite qui serait la dernière », reconnait-elle. Elle réfléchit au type de travail qu’elle peut mettre en place. « J’ai eu l’occasion de rencontrer Claire, qui propose une micro-franchise dans le moulage 3D afin de confectionner des souvenirs impérissables », explique-t-elle. Et d’ajouter : « Je me suis dit que c’était l’occasion de me lancer, de ne pas avoir de regrets. Si ça fonctionne tant mieux, sinon, ce n’est pas grave. »

 

La franchise

Le réseau de micro-franchise Septine&Co propose des ateliers de moulage. « Nous sommes des artistes mouleurs, précise Céline. Nous sommes une dizaine d’ateliers répartis dans toute la France, pour faire de l’emprunte 3D, figer l’instant. » Les clients sont principalement des familles : des parents qui viennent d’avoir un enfant et qui veulent garder un souvenir en faisant un moulage de la main de leur bébé par exemple.

 

« Nous offrons une trace qui représente un marqueur de vie à partir du corps, indique Céline. Nous essayons toujours de proposer à notre clientèle quelque chose que nous avons imaginé. Dans notre réseau, nous avons un sens artistique. Nous mettons en scène des supports et travaillons sur des matériaux comme le plâtre, le bronze, la résine, de la platine. »

 

La formation 

Pour se lancer, Céline a bénéficié d’une formation dispensée par la fondatrice de la franchise. «C’était indispensable pour parvenir à ce souci du détail », précise-t-elle.  Et de poursuivre : « J’ai acquis un savoir-faire qui m’a été transmis par Claire et aujourd’hui, au travers du réseau, nous échangeons les unes avec les autres. Nous organisons des moments de team building pour consolider le lien d’équipe. Cela nous permet de développer notre esprit créatif et d’être notre propre chef d’entreprise tout en nous entraidant. »

 

Elle a aussi acquis des compétences en gestion d’entreprise via la formation proposée par la Chambre de métiers et de l’artisanat, son comptable et les formations dispensées par la fondatrice de la franchise.

 

Avantages / inconvénients

Dans le cadre de son travail, Céline apprécie les moments de partage avec les familles. « Cela fait partie du processus, du projet, et du souvenir qu’ils vont avoir de cet instant », rapporte-t-elle. Autre point positif : « je suis davantage adaptable pour mes enfants, pour une sortie scolaire, pour un rendez-vous médical. Si je ne veux pas travailler pendant une semaine pour profiter de mes enfants, je peux le faire. »

 

En revanche, « la micro-franchise, c’est plus prenant qu’un travail salarié car on n’a pas la tranquillité d’esprit », fait-elle savoir. Mais sa préoccupation principale, « est de pouvoir m’épanouir en tant que femme et participer au bonheur des autres, raconte-t-elle. C’est une reconnaissance en tant que femme entrepreneure. »

 

Un challenge quotidien

Céline va désormais avoir en charge la formation des futurs franchisés pour la région sud « indispensable pour commencer, avancer et se développer, soutient-elle. L’avantage du réseau, c’est que nous sommes toutes dans la bienveillance. » La reconversion sur le tard a été une difficulté car « j’avais une légitimité dans mon ancien emploi, avec mon expérience professionnelle de 20 ans» , reconnaît-elle.

 

Son mari l’a énormément soutenue. « Sans soutien familial et financier, il est difficile d’entreprendre. On peut toujours se dire qu’on va reprendre notre ancien travail si jamais cela ne fonctionne pas. Mais personnellement, il n’en est pas question. Je veux pouvoir y arriver car je cherche une activité professionnelle qui me fasse vibrer. Je pense qu’il vaut mieux avoir un challenge quotidien mais s’éclater que d’être dans une routine. » Il n’y a selon elle pas d’âge pour entreprendre, « c’est juste une question de volonté et de se donner les moyens pour le faire ».

 

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

Les Français inquiets quant à l’avenir de leur pouvoir d’achat

Les Français inquiets quant à l’avenir de leur pouvoir d’achat

L’image-prix et l’image-promo des grandes enseignes à leur plus haut niveau

L’image-prix et l’image-promo des grandes enseignes à leur plus haut niveau

Consommation en avril : plus de jouets et de surgelés, moins de textile

Consommation en avril : plus de jouets et de surgelés, moins de textile

Les Forces Françaises de l'Industrie lancent le premier accélérateur de PME en France

Les Forces Françaises de l'Industrie lancent le premier accélérateur de PME en France

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

4309 offres d’emploi en ligne

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X